Dans l’attente d’une opportunité, bon nombre d’entre eux font preuve d’initiative et de résilience. En traçant leur voie, les jeunes de la Cité des Balanzans enchainant des petits boulots pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Titulaire d’une licence en aménagement du territoire obtenue à l’Université de Ségou, Tiémoko Mariko (25 ans) a entrepris plusieurs démarches de recherche d’emploi à l’issue de son cursus universitaire qui se sont révélées infructueuses.
Depuis, il exerce dans un cybercafé situé au quartier Bougoufiè en attendant de renouer un jour avec sa vocation première. Le jeune Mariko assure au quotidien la photocopie, la plastification de documents et l’impression sur bâches, autocollants et T-shirts. «Je n’ai pas encore trouvé un emploi correspondant à ma formation et cela m’encourage à persévérer dans l’activité que je mène actuellement», confie-t-il.
Abdrahamane Dicko, lui, rêvait d’une carrière dans une entreprise. Malgré plusieurs candidatures envoyées aux employeurs et des stages effectués dans des agences de communication, il est toujours en quête d’un emploi. Une situation frustrante, mais qui ne l’a pas fait renoncer. Abdrahamane Dicko travaille comme conducteur de moto-taxi pour s’en sortir, un métier qu’il avait commencé pendant ses études.
Quant à Fatoumata Coulibaly, elle s’est tournée dans la vente d’accessoires pour femmes. «À chaque fois que je vais à un entretien d’embauche pour un recrutement dans le domaine du marketing communication, on me dit qu’on va me rappeler, mais au final rien. J’ai décidé de vendre les accessoires car c’est ce que je maîtrise le mieux depuis mon plus jeune âge», révèle notre interlocutrice.
Selon le directeur régional de l’emploi et de la formation professionnelle de Ségou, les principales causes du chômage des jeunes sont l’insuffisance de compétences, la mauvaise orientation des étudiants et les stéréotypes liés aux métiers (le fait de refuser des emplois considérés comme dégradants). À ce propos, Brahima Djiré indique que cette pensée est dominante dans notre société. «Parmi ceux qui font des formations diplômantes, beaucoup ont en tête de terminer leurs études et travailler dans un bureau. Très peu pensent à créer leur propre entreprise», déplore-t-il.
Brahima Djiré estime qu’il est essentiel de compléter ses acquis durant sa formation par l’apprentissage d’un métier afin de favoriser son insertion professionnelle. Malheureusement, note-t-il, très peu de jeunes saisissent cette opportunité. «Plus le niveau de compétences augmente, plus la chance d’avoir un emploi augmente», souligne le directeur régional de l’emploi et de la formation professionnelle, avant d’exhorter les jeunes à développer davantage leurs compétences et à saisir des opportunités.
Djénèba MARIKO
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.