Les festivités ont été ouvertes par des animations culturelles mêlant rythmes et danses du Burkina Faso et du Mali
Les festivités ont été ouvertes par des animations culturelles mêlant rythmes et danses du Burkina Faso et du Mali, plongeant les participants au cœur de la diversité artistique sahélienne. Le ministre Mamou Daffé a salué la forte mobilisation de la présente édition qui s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali. Les délégations venues du Burkina Faso et du Niger, estimées à plus de 180 participants montre la volonté de la Confédération AES un espace de cohésion d’unité et de développement. « C’est un indicateur fort, un message puissant de fraternité et de confiance », a-t-il affirmé. La participation massive de ces pays voisins dans le contexte actuel, est un signe éloquent de solidarité régionale, a-t-il ajouté. « Ce grand rendez-vous culturel, reflète la vitalité de l’Alliance des États du Sahel (AES), un regroupement devenu une réalité vécue au quotidien. L’AES dépasse le cadre institutionnel, elle incarne une dynamique fondée sur la dignité, la prise en charge et la valorisation des potentialités locales, dont l’artisanat est un pilier majeur », a déclaré le ministre Daffé.
Au nom des invités d’honneur, le ministre burkinabè de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a exprimé sa gratitude envers les autorités maliennes pour cette distinction. À la tête d’une délégation comprenant plus de 100 artistes et artisans, Serge Gnaniodem Poda a rappelé l’excellence des relations entre les pays de l’AES avant de saluer la résilience du peuple malien face aux défis multiples. Selon lui, le Siama constitue une plateforme essentielle de promotion de l’artisanat africain. Une vitrine où les savoir-faire se rencontrent, se renforcent et se transmettent, au bénéfice des créateurs et des acteurs économiques. «L’artisanat n’est pas seulement une activité économique, c’est un puissant moteur de cohésion sociale, d’innovation et de préservation des traditions », a déclaré le ministre burkinabè. Il s’est réjoui que le salon consacre une journée entière aux pays invités, une initiative qui, selon lui, témoigne de la valeur accordée aux identités culturelles et aux économies créatives de la sous-région.
Tout au long de cette journée, le public a eu connaissance des produits artisanaux authentiques du Burkina Faso et du Niger, mais aussi des spécialités culinaires telles que le Benga (gâteau de haricots cuits à la vapeur), le Babenda (sauce traditionnelle à base de feuilles d’oseille) ou encore des boissons locales. Les visiteurs ont également apprécié des prestations artistiques de troupes venues des pays du Sahel. Omou Mariko, grande admiratrice de la culture nigérienne, a exprimé sa joie de revenir sur son souvenir d’enfance. Les activités de la journée ont été suivies d’un panel animé par les deux ministres sur le thème : «Artisanat et industrialisation dans l’espace du Sahel : quels défis pour le consommer local». Les ministres Daffé et Poda y ont débattu des enjeux liés à la transformation des produits artisanaux, à la structuration des filières ainsi qu’à l’importance de politiques concertées visant à renforcer la consommation locale.
Les débats ont également porté sur l’intégration économique au sein de l’AES, la valorisation des matières premières locales et la nécessité d’accompagner les artisans dans une montée en gamme pour accéder à des marchés plus compétitifs. La journée a été clôturée par la remise de cadeaux symboliques, suivie de visites guidées des stands mettant en valeur la richesse et la diversité artisanale du Burkina Faso, du Niger et du Mali.
Gaoussou TANGARA
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