La rencontre a permis aux membres d’évaluer les rapports d’activités et d’examiner les comptes audités de l’exercice écoulé
L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Mali (APSFD-Mali) a tenu, jeudi dernier, sa 24è assemblée générale ordinaire dans un hôtel à Bamako. Les travaux ont été lancés par le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, Souahibou Diaby, en présence du président de l’APSFD-Mali, Modibo Coulibaly. En plus du renouvellement des instances de l’association, la rencontre a permis aux membres d’évaluer les rapports d’activités, d’examiner les comptes audités de l’exercice écoulé et de se projeter sur l’avenir.
À ce jour, la microfinance est bien plus qu’un instrument financier. Elle constitue, selon le conseiller technique au ministère des Finances, un véritable levier d’inclusion sociale et économique. «Parce qu’elle offre aux populations vulnérables composées majoritairement de femmes, de jeunes, des ruraux ainsi que des micros, petites et moyennes entreprises, la possibilité de participer activement à la vie économique», a soutenu Souahibou Diaby. Et de poursuivre que c’est dans cette optique que les États membres de l’Uemoa ont, sous l’impulsion de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), adopté une stratégie régionale d’inclusion financière visant à garantir un accès durable et abordable à une gamme diversifiée de services financiers.
Notre pays s’est inscrit dans cette dynamique sous régionale avec l’adoption de sa stratégie nationale d’inclusion financière et son plan d’actions 2022-2026, qui visent, entre autres, à élargir l’accès aux services financiers pour nos populations. Actuellement, afin de redynamiser le secteur de la microfiance, une nouvelle loi uniforme encadrant le secteur de la microfinance est en cours d’insertion dans l’ordonnancement juridique de notre pays, a révélé le représentant de l’hôtel des Finances.
Sur la base des données arrêtées à la fin de décembre dernier, la situation du secteur de la microfinance au Mali fait état de 116 SFD, 1.586.814 membres/clients, 158 milliards de Fcfa d’encours de dépôts et 191 milliards de Fcfa d’encours de crédits. Des chiffres qui traduisent une croissance, fruit des efforts conjoints des acteurs du secteur, mais qui soulignent aussi des défis majeurs à relever, a reconnu Souahibou Diaby. Parmi ces efforts, il a cité notamment le renforcement du financement et de la viabilité du secteur, le développement des capacités des SFD ainsi que l’amélioration du processus de digitalisation en cours.
Le président de l’APSFD-Mali laissera entendre que malgré ces résultats obtenus, le secteur de la microfinance au Mali reste confronté à un certain nombre de défis. Il a évoqué la mobilisation des ressources à «effet levier», la digitalisation des opérations, la mise en conformité avec les indicateurs de performance. Modibo Coulibaly a également énuméré quelques faits marquant de l’association dont il préside, pour l’exercice 2024, la tenue des ateliers de renforcement de capacités des employés des SFD, la participation à l’atelier régional de concertation portant sur la révision de la stratégie régionale d’inclusion financière, qui a abouti à l’élaboration d’une nouvelle stratégie à Dakar. S’y ajoute la tenue de la 23è assemblée générale ordinaire ayant eu comme temps fort le renouvellement au 1/3 des membres de chaque organe de l’association.
Fadi CISSE
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