Taxe sur les services de communication : Les acteurs du monde rural sensibilisés

Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et son collègue de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, étaient, samedi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), face aux acteurs du monde rural pour les informer et surtout les sensibiliser sur les nouvelles mesures de taxation pour alimenter le «Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social».

Publié lundi 17 mars 2025 à 07:48
Taxe sur les services de communication : Les acteurs du monde rural sensibilisés

C’était en présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla.  Le ministre de l’Agriculture a fait savoir que la Transition politique en cours offre à l’ensemble des Maliens l’espoir d’un renouveau en termes de gouvernance et de réformes politiques. Pour répondre aux multiples attentes des populations, le gouvernement a opté pour une approche endogène en matière de développement socio-économique. Cela consiste, a déclaré Daniel Siméon Kelema, à prioriser et à assurer, fondamentalement à travers les ressources internes, le financement des secteurs d’importance stratégique. Et qui correspondent au mieux aux aspirations profondes de la population. Selon lui, le défi à relever est énorme, mais bien que des efforts ont été consentis, beaucoup reste encore à faire pour assurer la souveraineté alimentaire et économique.

«Nous devons d’abord compter sur nos propres moyens pour développer et transformer nos ressources agricoles», a affirmé le ministre de l’Agriculture. De ce fait, dira-t-il, le gouvernement a initié le 7 février dernier ce fonds de soutien pour apporter une contribution financière aux actions socio-économiques dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et autres. Ce fonds sera alimenté par des prélèvements qui s’appliquent aux rechargements de consommations téléphoniques, aux factures relatives aux abonnements et aux opérations de retrait d’argent via le mobile money. Le ministre Kelema a aussi expliqué à ses interlocuteurs que les taux de prélèvements sont fixés comme suit : 10% pour les rechargements avec des crédits, les factures d’abonnements et des consommations d’internet, 1% pour les opérations de retrait sur mobile money.


Pour son collègue chargé de l’Élevage, depuis 2012 le Mali est confronté à une crise multidimensionnelle. Et Youba Ba de marteler qu’après une évaluation approfondie de la crise majeure que traverse le pays, les autorités ont décidé de faire face aux défis de développement. D’où la création du Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. 
Le gouvernement compte sur le patriotisme et la solidarité de tous, en particulier des acteurs du développement rural, pour soutenir et accompagner cette initiative afin de permettre la réalisation des investissements nécessaires et urgents pour le développement socio-économique du pays, a-t-il sollicité. Et de faire savoir que le Fonds est géré par un comité de pilotage de 11 membres des ministères mentionnés dans le décret n° 0077 fixant les modalités de sa gestion.


Après les explications des ministres, les représentants des différentes interprofessions de l’agriculture ont adhéré à l’initiative tout en exprimant leur souhait de voir le secteur agricole se développer à travers ce fonds. Toutefois, certains ont soulevé des préoccupations par rapport à la transparence dans la gestion de ces prélèvements. En réponse, les deux membres du gouvernement ont rassuré. Pour eux, la transparence sera de mise dans la gestion de cette contribution du peuple malien.

«Notre rôle en tant que dirigeant élu du monde rural est de faire la sensibilisation sur le terrain pour que les gens comprennent pourquoi ces prélèvements, dans quel but et à quoi ils vont servir. Nous nous engageons à faire ce travail», a déclaré Sanoussi Bouya Sylla. 
 Le président de l’Apcam a également laissé entendre que le pays est à l’heure de sacrifice. «Lorsqu’on parle de souveraineté, d’indépendance et de développement endogène, on parle surtout de sacrifice. Il n’existe pas de grande Nation au monde qui ne soit pas passé par ce canal», a-t-il dit.

N'Famoro KEITA

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