Les consommateurs ont beau dénoncé la pratique rien n’y fait, les boulangers restent inflexibles. Ils le disent à qui veut les entendre, c’est à prendre ou à laisser. Suite aux nombreuses plaintes, les services compétents sont rentrés dans la danse et ont organisé plusieurs rencontres avec les acteurs œuvrant dans le domaine.
Malheureusement, toutes ces rencontres ont buté sur un mur de silence puisqu’aucune évolution notable n’est perceptible. Certains boulangers continuaient à céder le pain à 150 francs. Suite à cet entêtement, les services techniques en charge du contrôle des prix ont apposé les cadenas sur toutes les boulangeries de la ville pour cause de non-respect du prix du pain. Toutes les 7 boulangeries sont à l’arrêt depuis un mois maintenant.
Cette situation de crise a permis de valoriser le métier de la boulangère traditionnelle qui propose son pain local. Et la publicité qui accompagne cette activité en langue locale a donné un coup de pouce à ce pain local appelé « kara berber (jaune et gros), kara conno (gros et chaud) ».
Compte tenu de la persistance du problème, le Gouverneur de la région, le Contrôleur principal de police Bakoun Kanté, aussitôt rentré de mission, a rencontré tous les acteurs et services techniques, certains leaders et notables pour juguler cette crise qui n’a que trop duré.
C’est ainsi que le chef de l’exécutif régional a obtenu le consensus qui consiste à céder désormais la baguette de 125 grammes à 125 francs CFA. Ce nouveau tarif du pain a été fixé à la satisfaction de toutes les parties; à savoir consommateurs, boulangers et services techniques.
Moulaye SAYAH /AMAP - Tombouctou
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