Université d’été des volontaires de l’AES : L’engagement pour une reconstruction réelle

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a lancé, jeudi dernier au Centre d’entrainement pour sportifs d’élite de Kabala (Cesek), la 2è édition de l’université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel (AES).

Publié lundi 15 septembre 2025 à 08:17
Université d’été des volontaires de l’AES : L’engagement pour une reconstruction réelle

Le ministre chargé de la Jeunesse, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba (2è à partir de la g)  a lancé les travaux

 

La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités dont l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Julienne Dembélé Sanon et son homologue du Niger, Abdou Adamou. Cette rencontre était programmée du 9 au 11 septembre sous le thème : «L’impératif engagement des jeunes pour une reconstruction réelle des nations». Elle réunit plus de 300 volontaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils vont mener des réflexions sur comment promouvoir l’action volontaire au sein de l’AES. Plusieurs activités sont prévues au cours de cette rencontre. Il s’agit des travaux thématiques, des ateliers, des panels notamment sur les volontaires au Burkina Faso et une journée citoyenne.

Le porte-parole des directeur généraux des structures en charge du volontariat, Djourmité Nestor Noufé, a indiqué que cette initiative vise à créer un cadre stratégique, inclusif et participatif de formation, de dialogue, d’engagement et de co-construction des alternatives de transformation portée par la jeunesse sahélienne dans le contexte de l’AES. Il a affirmé qu’à la fin de cette importante rencontre, les participants prendront des engagements et assumeront leurs mises en œuvre.

Celui qui est le directeur général du Programme national du volontariat du Burkina Faso s’est réjoui particulièrement du caractère volontaire et engagé de ce forum, qui vise à mobiliser les jeunes pour une communion et de partage d’idées. Mais aussi à les engager en tant qu’acteurs du changement et acteurs du développement de leurs communautés. «Nous devons renforcer les structures de volontariat, les rendre plus inclusives, plus accessibles, plus valorisées», a-t-il plaidé.

En outre, il a annoncé que les structures en charge du volontariat des trois pays ont signé un mémorandum d’entente à l’issue de la première université d’été de l’AES, tenue à Ziniaré au Burkina Faso, les 25, 26 et 27 Septembre 2024. Le plan d’actions, issu de ce mémorandum, va permettre notamment de mettre en place un dispositif commun pour le volontariat dans l’espace AES, de mener des campagnes de sensibilisations et d’informations en y associant les Forces de défense et de sécurité, de promouvoir le volontariat dans tous les secteurs de développement.

Le  ministre chargé de  la Jeunesse a expliqué que le volontaire est celui qui se livre à de bonnes actions au profit de sa communauté. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a souligné la nécessité de reconstruire le volontariat. Cette démarche est en cours. À titre d’exemple, il a cité la relecture de la politique nationale du volontariat pour qu’elle soit conforme aux défis actuels de nos États.

«Nous avons instruit aux directeurs des structures en charge du volontariat de s’assurer que les textes sur le volontariat von
t être en conformité avec les efforts des jeunes sur le terrain», a-t-il poursuivi. Et d’inviter les volontaires à faire montre d’un engagement sincère pour l’édification d’une AES forte, souveraine et prospère.

«Vous avez aujourd’hui une occasion historiq
ue de contribuer activement à la construction d’un modèle de volontariat panafricaine adapté à nos réalités et porteur d’avenir pour nos peuples», a insisté le ministre Fomba. La prochaine édition se tiendra en mars 2026 à Niamey au Niger. Faut-il rappeler que l’université d’été des volontaires de l’AES a été initiée par le Cercle d’actions pour le développement économique et social (Cades-BF), une organisation de la société civile Burkinabè.

Mohamed DIAWARA

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Traite transatlantique des esclaves : Focus sur la résolution adoptée par l'ONU

L'Organisation des Nations unies (ONU) a adopté ce mercredi 25 mars à Genève, la résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l'humanité. 123 pays dont le Mali ont voté en faveur de la résolution. Les États-Unis, Israël et Argentine ont voté contre et 52 pays se sont abstenus..

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 26 mars 2026 à 14:47

Mali : De nouveaux numéros verts disponibles

Le nombre de chiffres des numéros d’appel d’urgence des services de sécurité et de la Protection civile a été réduit de plusieurs chiffres. L'objectif est de permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l'intervention des services de Sécurité et de la Protection civile..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mercredi 25 mars 2026 à 23:56

Dr Aïssata Boubakar Cissé : Une guerrière de la lutte contre la tuberculose

À l'Institut national de santé publique (INSP), sis au quartier Hippodrome en Commune II du District de Bamako, un nom revient quand on évoque la lutte contre la tuberculose. Celui de Mme Traoré Aïssata Boubakar Cissé..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:53

Pr Yacouba Toloba : «Aujourd’hui, on peut guérir la tuberculose au Mali en six mois»

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose célébrée le 24 mars, le Pr Yacouba Toloba, expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la tuberculose multi-résistance, nous a accordé une interview dans laquelle il aborde notamment l’apport des chercheurs maliens dans le combat contre cette épidémie et leur influence sur les politiques de santé publique.

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:52

Bamako : L'effondrement d'un immeuble fait deux morts

Les opérations de secours se poursuivent sur le site de l'immeuble de type R+4 qui s'est effondré le dimanche 22 mars 2026 à Daoudabougou en Commune V du District de Bamako. C'est l'assurance que la Direction générale de la protection civile a donnée le lendemain du drame dans la soirée..

Par Mohamed DIAWARA


Publié mardi 24 mars 2026 à 08:33

Burkina Faso: Le journaliste Abdoul Niang nommé au sein d'une institution panafricaine

Notre compatriote Abdoul Niang a été nommé, ce jeudi 19 mars 2026, membre désigné du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina)..

Par Mohamed DIAWARA


Publié vendredi 20 mars 2026 à 08:14

Mali : L'Office malien des substances précieuses voit le jour

Le secteur minier continue sa mue en faveur de l'économie nationale. Ainsi, l'Office malien des substances précieuses fait son entrée dans l'arsenal visant à renforcer la souveraineté économique de l’État. Créée au Conseil des ministres du 18 mars 2026, la structure aura la mission d'assurer la commercialisation de l'or et des autres substances précieuses..

Par Mohamed DIAWARA


Publié jeudi 19 mars 2026 à 11:25

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner