Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude : 1.035 dossiers de candidature à examiner

Au cours de la session, le travail ne portera pas sur l’évaluation des communications ou publications scientifiques. Il s’agira de vérifier la conformité des pièces et documents administratifs fournis par les candidats avec les dispositions légales

Publié mercredi 30 août 2023 à 05:44
Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude : 1.035 dossiers de candidature à examiner

Les dossiers de candidature de 177 enseignants-chercheurs et 858 chercheurs seront examinés

 

La session spéciale de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA) s’est ouverte, hier à la direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (DGESRS) sur la colline de Badalabougou. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Amadou Ouane et du directeur général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, non moins président de la CNELA, Pr Bakary Camara. Y étaient aussi de nombreux enseignants et chercheurs.

Cette session spéciale est la mise en application de l’article 17-1 de l’Ordonnance n°2022-018/PT-RM du 20 septembre 2022 portant modification de l’Ordonnance n°2017-36/P-RM du 27 septembre 2017 portant statut des enseignants-chercheurs.


Cette disposition stipule que «les assistants ou attachés de recherche et les maitres-assistants pour être chargés de recherche sont nommés par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique parmi les fonctionnaires de l’État, exerçant dans les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche et inscrits sur la liste d’aptitude, respectivement aux fonctions d’assistants ou attachés de recherche et de maitres-assistants chargés de recherche».

Au cours de cette session spéciale de 4 jours, 1.035 dossiers de candidature de 177 enseignants-chercheurs et 858 chercheurs seront examinés.

À l’entame de ses propos, le directeur général de l’Enseignement supérieur a rappelé que ce sont les agents administratifs qui travaillent dans les Institutions d’enseignement supérieur et qui souhaitent changer de corps. Selon lui, l’ordonnance relative au statut de l’enseignement supérieur a été relue, il y a de cela quelques années. C’est sur la base de cette relecture que la session a été organisée pour intégrer ces personnes.


Ajoutant que la spécificité principale de cette session est que les dossiers à examiner ne sont pas techniques, en ce sens qu’il n’y a pas de publications et de communications à évaluer. Il s’agit principalement d’examiner les pièces et documents administratifs fournis par les candidats et vérifier leur conformité avec les dispositions de l’ordonnance susmentionnée, de l’avis d’appel à candidatures et des règlements intérieurs.


Tout en tenant compte de la spécificité de certains documents. Pour Bakary Camara, c’est justement l’absence des communications et des publications qui explique le nombre élevé de dossiers de candidature. En terme clair, il y a 1.035  dossiers à examiner dans un délai d’évaluation de 4 jours, soit une moyenne de 206 dossiers au quotidien.

Quant au représentant du ministre en charge de l’Enseignement supérieur, il a déclaré que cette session spéciale est la première étape d’une série d’activités liées à la CNELA. Suivront, a-t-il-expliqué, les sessions ordinaires pour l’inscription des maitres de conférence et des professeurs, ainsi que des directeurs de recherche.


Il ajoutera que les recommandations issues de ces assises seront prises en compte lors de l’atelier d’élaboration des textes de la CNELA pour les enseignants-chercheurs, prévu avant 2024. Ce qui consacrera l’unification des conditions d’inscription sur les listes d’aptitude des enseignants-chercheurs et des chercheurs. Enfin, Dr Amadou Ouane a rassuré sur l’accompagnement de son département pour l’amélioration des conditions de travail des acteurs du sous-système.


Amsatou Oumou TRAORE

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