#Mali : #Cour d’assises de Bamako : Cinq ans de réclusion pour une tentative de meurtre

Sur un coup de tête, la dame tenta d’égorger son mari, puis feint la démence devant la Cour…

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Publié vendredi 09 février 2024 à 08:11 , mis à jour mardi 05 mars 2024 à 15:25
#Mali : #Cour d’assises de Bamako : Cinq ans de  réclusion pour une tentative de meurtre

Suspectée de tentative d’assassinat sur son mari, Saliou Dian Diallo, une jeune fille guinéenne d’une vingtaine d’années a comparu à la Cour d’assises de Bamako pour avoir tenté de mettre fin à  la vie de son conjoint. Par miracle, ce dernier s’en est sorti avec une large blessure au cou. Cette histoire s’est passée à Dicoroni-para, un quartier populaire de la Commune IV du District de Bamako.

Dans la nuit du 11 au 12 octobre 2021, Ali Diallo, époux de Saliou Dian Diallo et tailleur de son état venait de rentrer du travail après une journée de labeur. Après quelques temps de repos, son épouse qui avait un projet funeste le concernant l’a convaincu de l’accompagner chez sa sœur dans le quartier cité plus haut.

Le couple a pris la route sans difficulté pour leur destination. Mais en cours de route, la jeune dame donna l’impression à son époux comme si elle s’était trompée de la direction qui leur mène à destination. Ainsi, elle a voulu  passer par un sentier non éclairé le long du fleuve. Mais son époux l’en dissuada.

Afin d’éviter tout risque dans la nuit noire, il lui proposa de patienter et d’attendre le lendemain pour rendre visite à sa sœur comme elle l’avait dit.  C’est en ce moment que la dame s’est arrêtée, feignant la fatigue. Alors son époux l’a prise de pitié et d’affection et s’approcha d’elle en lui proposant de la transporter à califourchon.

Là également, l’épouse qui avait un projet criminel en tête lui donna l’impression d’accepter cette proposition. En réalité, elle n’attendait qu’une telle occasion pour réaliser son funeste projet. Ainsi, le mari s’apprêta à la porter  à son dos.

C’est ce moment qu’elle choisi pour sortir un couteau qu’elle avait caché, et tenta de trancher la gorge de son époux avec cette arme blanche. Blessé, l’homme parvint à l’empêcher d’arriver au bout de sa logique criminelle. Une course poursuite s’engagea entre mari et femme en pleine nuit. Au bout de quelques temps de course, l’homme finit par laisser tomber et rebrousse chemin pour chercher un centre de santé afin d’y recevoir des soins.

Saliou Dian Diallo est retournée au domicile conjugal où elle a été finalement retrouvée et interpellée par les policiers qui ont diligenté son dossier pour la faire comparaître en Cour d’assises. Tant à l’enquête préliminaire que devant le juge instructeur, l’inculpée a reconnu sans ambages les faits à elle reprochés tels qu’ils ressortent de son dossier. Pis, elle est allée avoué vouloir mettre fin à la vie de son époux.

 Durant toute la procédure, elle a été constante  dans ses propos jusqu’à la barre devant les jurés. Il ne lui reste plus qu’à détailler les raisons de son acte. Histoire d’éclairer la lanterne de la Cour.  Sur ce point, même si elle a exprimé ses profonds regrets, elle n’a pu avancer un motif convainquant. Elle s’est contentée de préciser que son acte n’était pas délibéré.

« Je ne l’ai pas fait exprès. J’ignore e qui m’a poussée à agir de la sorte », jura-t-elle en donnant l’impression comme si elle avait agi avec l’aide d’une force mystérieuse. C’est ainsi qu’elle a accusé le Satan en expliquant que c’était l’œuvre de cette créature invisible. « C’est Satan qui m’a poussée à agir ainsi, sinon j’aime mon mari qui d’ailleurs, ne m’a rien fait pour que je puisse me comporter comme çà vis-à-vis de lui ».

Les juges ont fait appel à l’époux victime pour s’expliquer  sur les faits. À la barre, celui-ci n’a pas caché son étonnement de voir son épouse agir de la sorte, seulement 3 mois après leur union.  « C’est quand je l’ai portée sur mon dos qu’elle a tenté de m’égorger. Je n’y m’attendais pas du tout de sa part », a-t-il déclaré.

Le parquet général a indiqué que tous les éléments constitutifs de l’infraction étaient constitués. C’est pourquoi, il a requis de la maintenir dans les liens de l’accusation. La défense a rappelé que sa cliente est restée constante durant toute la procédure. Selon le conseil, elle était sous l’effet d’un phénomène extérieur.

C’est pourquoi, elle a basé sa plaidoirie sur une possible maladie mentale. Partant de cela, le conseil a plaidé la démence conformément à l’article 28 du code de procédure pénale. Visiblement, ces propos n’ont pas convaincu la Cour qui a reconnu coupable l’inculpée avec des circonstances atténuantes en la condamnant à 5 ans de réclusion criminelle.

 

Tiedié DOUMBIA

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