C’était sous la présidence
du président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, en présence de
nombreux invités. Ces jeunes âgés de 15 à 17 ans, dont Salikéné Kéïta de la Commune de
Sitakily (Kéniéba), avaient participé avec succès à une formation sur la mécanique-auto,
la menuiserie métallique, la soudure, la couture, la coiffure et la teinture.
La première phase de cette formation s’est déroulée du 15 juillet au 18 août
dernier à Sadiola, Sitakily et Kéniéba.
Elle rentre dans le cadre d’un Projet pilote intitulé «Enfants d’avenir»,
une initiative du Bureau international du travail (BIT), en partenariat avec le
Conseil régional de Kayes, l’Atelier-École de l’Agence nationale pour la
promotion de l’emploi (ANPE) et l’Institut de formation professionnelle
industrielle de Kayes (IFPI-K).
Il a permis à 250 enfants des Communes de Sadiola (Cercle de Kayes), de
Sitakily et de Kéniéba (Cercle de Kéniéba) d’acquérir des connaissances et des
compétences en vue de leur insertion socioprofessionnelle. Le Projet œuvre pour
l’identification, la prévention, le retrait des sites d’orpaillage d’enfants en
situation difficile exposés aux risques de travail pénible. Sans oublier
l’appui à leur réinsertion socioprofessionnelle dans la Région de Kayes. Après
la seconde phase, les apprenants bénéficieront de kits et autres aides pour
leur installation afin d’éviter le chômage et la misère.
Lors d’un voyage d’études au
Ghana en 2019, «nous nous sommes inspirés de la longue et riche expérience de
ce pays dans le domaine de la formation d’enfants vivant dans des sites
d’orpaillage pour réaliser un projet similaire au Mali. Nous avons ciblé Kayes
qui est une zone d’orpaillage par excellence. Notre choix a porté sur des
jeunes de 15 ans à 17 ans (âge d’admission à l’emploi)», a précisé Hamidou Cissé
du BIT. Objectifs : leur permettre d’avoir un emploi décent et sécurisé
censé leur apporter la protection sociale et garantir leurs droits fondamentaux.
Le Bureau international du travail a choisi le Conseil régional afin de
donner un caractère institutionnel au Projet. Proche des populations, cette
Collectivité territoriale peut assurer le relais à l’expiration du Projet. «Pour
les collectivités territoriales, le grand défi de la décentralisation est de
mettre en valeur le capital qu’elles renferment. D’où la nécessité de protéger
les enfants», a déclaré Bandiougou Diwara. Annonçant l’installation prochaine
de ces apprenants par le Conseil régional, il a assuré que sa collectivité
suivra les conseils du BIT en vue de la pérennisation du Projet.
L’Atelier-École de l’ANPE de Kayes a été créé le 14 avril 1999. Sa mission est la formation continue, diplômante, qualifiante et par apprentissage.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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