Au regard de ses richesses naturelles, minières et
agro-pastorales, la Région de Kayes offre beaucoup d’opportunités pour la
formation et l’insertion socioprofessionnelle et ressemble à un eldorado,
surtout pour les jeunes en quête d’emplois.
La création de l’Atelier école de
Kayes (AEK) de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de la Maison de la
femme et de l’enfant dans la Cité des rails a des atouts. Beaucoup s’accordent
à dire que Kayes apparaît de plus en plus comme un véritable champ
d’expérimentation pour absorber le chômage, vaincre la pauvreté, assurer la
sécurité alimentaire et le développement local.
Pour Michel Dansoko, vice-président du Conseil régional de
Kayes, l’employabilité des jeunes est une préoccupation majeure pour les
collectivités locales. C’est pourquoi, le Conseil régional accompagne les
initiatives de formation. La création de l’AEK repose sur un partenariat entre
l’ANPE et Immigration développement Sahel (IDS) en vue de promouvoir
l’insertion des migrants de retour. Elle émane de la volonté des deux
partenaires de disposer d’un instrument pouvant prendre en compte les besoins
de formation en mécanique, soudure, électricité et en gestion d’exploitation.
Au même moment, Électricité de France (EDF) et EDM-SA
(Énergie du Mali) tentaient de mettre en place un système de services
décentralisés dans la zone du fleuve Sénégal se rapportant à l’électrification
rurale, à la téléphonie rurale et à d’autres services sous la poussée des
immigrés ressortissants de la zone.
L’ANPE ayant partagé toutes ces préoccupations qui
s’inscrivaient en droite ligne de ses missions classiques d’appui (formation qualifiante
et émergence d’activités sources d’emplois au bénéfice des émigrés de retour),
a souscrit à ces deux actions. C’est ainsi que le cadre de ce partenariat fut
élargi à EDF.
Au niveau de l’AEK, les groupes cibles reçoivent 3 types de
formations modulaires (apprentissage, qualification et formation continue). Une
quinzaine de modules sont dispensés dans les domaines de l’électricité, de
l’agro-pastoralisme et de l’artisanat utilitaire. De sa création à nos jours, cette école a,
selon son directeur Papa Massar Seydou Diallo, formé 839 apprenants dont 221
femmes dans divers domaines.
«Je suis diplômée du Centre de formation professionnelle de Kati. Faute de pratique, on avait perdu certaines notions apprises à l’école. Grâce à la formation de l’AEK, nous avons découvert les postes et fait de la pratique. Cette session offre l’occasion à certains jeunes d’obtenir un parchemin», a estimé Mme Dembélé Fatoumata Kouriba, détentrice d’un Certificat d’aptitude professionnelle en électricité.
La Maison de la femme et de l’enfant forme dans les petits
métiers (coupe et couture, teinture traditionnelle, maquillage). Elle a décerné
le 20 mars dernier des attestations à 43 jeunes auditrices qui avaient
participé avec succès à trois mois de formation sur le henné traditionnel, le
tatouage et le maquillage.
Autre créneau
prometteur, l’agro-business. Il convient à cet effet de souligner la mise en
œuvre de l’Initiative présidentielle brigade verte pour l’emploi et
l’environnement : le «Projet d’aménagement de 3.000 ha dans les Régions de
Kayes et Nioro du Sahel».
Ce projet multidimensionnel est le fruit de la
coopération entre l’Italie à travers l’Agence italienne pour la coopération au
développement (AICS) et le Mali. Il traduit la volonté des deux gouvernements à
relever des défis fondamentaux de régénération des forêts, de création
d’emplois verts pour les jeunes.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.