#Mali : Art visuel : Ibrahim Ballo fait son show à la foire 1.54

La série que présente notre compatriote Ibrahim Ballo à la «Foire 1.54» est intitulée : «Comédies des visages, visage de la comédie». Abordant la quête du plaisir des uns et des autres, une vie qui plonge l’être humain dans tout. Cette édition qui a commencé, hier, s’achève ce dimanche.

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Publié vendredi 09 février 2024 à 08:06 , mis à jour mardi 05 mars 2024 à 13:41
#Mali : Art visuel : Ibrahim Ballo fait son show à la foire 1.54

1.54 parle de l’Afrique. Un continent de 54 pays. Qui prend le nom de la Foire. L’une des plus grandes foires d’art contemporain africain qui tourne  dans l’année entre Marrakech (au Maroc), New York (USA), Londres en (Grande Bretagne) et Paris (France). Une foire qui réunit plusieurs galeries sélectionnées par un jury et chacune présente un artiste ou des artistes, soit en duo ou en solo. Ibrahim avait participé à cette Foire, il y a deux ans, en duo avec un autre artiste.

Cela signifie que les œuvres de notre compatriote ont la côte auprès du public et des acheteurs. Le succès des œuvres de Ballo est tel que le célèbre magazine spécialisé Diptyk utilise cette semaine une de ses œuvres en couverture. Selon de nombreux confrères, il y a longtemps qu’un artiste du sud du Sahara n’avait pas autant attiré les regards.

La signature d’Ibrahim Ballo et la pratique unique consistant en la broderie et le tissage en toile ou en textile apportent une atmosphère rafraîchissante, délicate, colorée et pourtant profonde au 1-54 Marrakech. Un spectacle solo avec ses dernières pièces alors que notre artiste a mûri et franchi une nouvelle étape, permettant plus de complexité, de diversité et de polyvalence dans les médias, les techniques ou les sujets développés par Ibrahim.

Après une résidence à la Fondation Montresso durant l’été 2023, le spectacle d’Ibrahim Ballo, créé pour le 1-54 Marrakech 2024, confirmera son statut et son importance pour la scène artistique contemporaine, pour la rédaction continue de l’histoire de l’art textile et renforcera la relation spéciale avec le Maroc et le public marocain qu’Ibrahim a construit.

La technique parfaitement maîtrisée d’Ibrahim Ballo sert sa quête d’exprimer esthétiquement des sensations, des sujets ou des idées, pour apporter des réponses esthétiques aux problèmes. Il pose de nouveaux canons, il est coloré, calme et parfois bizarre. Reines, rois, voisins et personnalités bien identifiées complètent le panthéon des anonymes, des ombres, des animaux, des créatures, des figures allégoriques et anthropomorphes. Cette année, un autre artiste malien Ange Dakuo est présenté à cette foire.

De manière générale, les artistes africains du Sud du Sahara sont particulièrement bien représentés à cette édition de 1.54, constatent les observateurs. «Le fait que la foire ait lieu sur le continent est un facteur important pour nous», note le fondateur Marwan Zakhem de la Foire. Le profil des exposants change et les enseignes africaines représentent pour la première fois plus de la moitié des participants (quatorze galeries).

À quelques mois de la biennale de Dakar, 1-54 fait un focus sur le Sénégal et deux galeries dakaroises entrent dans le bal. Le collectionneur et mécène saint-louisien Amadou Diaw connaît bien la foire pour l’avoir sillonnée lors des éditions précédentes : il revient avec sa galerie M Concept, ouverte il y a un an, pour «contribuer à faire connaître la photographie ouest-africaine. Dans cette visée, 1-54 est une très belle porte d’entrée», note-t-il.

Cette dimension panafricaine impulsée par la 1-54 depuis son lancement à Marrakech en 2018 irradie en dehors de la foire. Ce n’est pas un hasard si le Festival du livre africain se tient en parallèle. Lancé l’an dernier par Mahi Binebine, le Flam réunit, pour sa seconde édition, des penseurs reconnus comme Ali Benmakhlouf, Souleymane Bachir Diagne ou encore Felwine Sarr, créant un momentum africain autour d’une foire qui montre une vraie dimension de mise en réseau à partir et au-delà du marché.

Youssouf DOUMBIA

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