Mali, ESJSC : C’est parti pour l’année universitaire 2023-2024

La particularité de cette rentrée académique, c’est que l’établissement accueille sa première cohorte d’étudiants dans la filière communication. Il y a aussi l’octroi de dix bourses d’études aux cinq premiers des filières au concours d’entrée

Publié mardi 21 novembre 2023 à 11:36
Mali, ESJSC : C’est parti pour l’année universitaire 2023-2024

Enseignants et étudiants suivent la présentation de la leçon inaugurale marquant le lancement des activités pédagogiques 

 

C’est parti pour la rentrée universitaire 2023-2024 de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). Les activités pédagogiques ont été lancées à la faveur d’une leçon inaugurale sous le thème : «L’utilisation des téléphones portables dans l’espace universitaire». Le thème était exposé par Dr Bréma Ely Dicko, sociologue et maître de conférence à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB). C’était en présence de plusieurs personnalités dont l’ancien directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Souleymane Drabo.

Cette année, les cinq premiers des deux filières (journalisme et communication) ont bénéficié des bourses d’études du conseil d’administration de la structure à la suite du concours d’entrée à l’ESJSC. Les récipiendaires suivront gratuitement les cours de la première année à la licence III. Une autre particularité de l’année en cours porte sur le nombre croissant des étudiants dans les filières et le fait que la spécialité communication accueille ses premiers étudiants. L’école accueille trente auditeurs dans chaque filière contre vingt-cinq pour les années précédentes.

Le directeur général de l’ESJSC a souligné l’importance du thème qui avait été retenu au niveau de l’enseignement fondamental et du secondaire. Une raison qui justifie, selon lui, sa reconduction par son établissement. «Nous rencontrons beaucoup de difficultés dans l’exécution de nos activités pédagogiques avec les étudiants. Beaucoup d’entre eux utilisent les téléphones pendant les cours», a déploré Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, avant d’expliquer que la pratique déstabilise le déroulement normal des cours et crée des moments de tension entre étudiants et enseignants.

L’universitaire a précisé que le règlement intérieur de son établissement interdit l’utilisation du téléphone portable dans la salle de classe. Et d’avertir que le conseil de discipline peut sanctionner les fautifs, voire renvoyer les récidivistes. Il a invité les étudiants à utiliser les téléphones à des fins de recherches. Selon lui, la récréation et les pauses sont les moments appropriés pour l’usage des téléphones vu que l’établissement offre gratuitement la connexion wifi aux apprenants.

Le directeur général de l’ESJSC a déploré les conditions d’études marquées par l’exiguïté des lieux et le bruit des véhicules qui perturbent le cadre de formation. «Les autorités y pensent. Les dossiers sont en bonne voie. J’espère que dans les années à venir, nous allons obtenir un espace qui cadre avec la réputation que nous avons à travers le monde», a souhaité Aboubacar Abdoulwahidou Maïga.

Parlant du téléphone portable, le sociologue Dr Bréma Ely Dicko dira que c’est un couteau à double tranchant. En milieu scolaire, a-t-il expliqué, cet outil permet de renforcer les liens de sociabilité entre les apprenants et le maintien des échanges avec les enseignants à travers des forums de discussion. Selon lui, l’instrument permet d’accéder à l’ensemble de la documentation dont l’étudiant a besoin.

L’universitaire a regretté les impacts négatifs sur les apprenants. Parmi lesquels, il a cité la faible assiduité en classe, le cyber-harcèlement et la cybercriminalité et la fraude lors des examens. Y compris le déficit de niveau et une dégradation de l’éducation des enfants. Dr Bréma Ely Dicko a invité les étudiants à la prise de conscience et à la protection de leurs données personnelles.

Au cours des échanges, les élèves ont salué le choix du thème et abordé des préoccupations liées à l’existence au niveau national et international des textes législatifs sur la mauvaise utilisation des téléphones et des précisions sur l’âge requis pour utiliser cet instrument de communication.  Notons que l’ESJSC a ouvert ses portes en 2017.

Mohamed DIAWARA

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