Politique migratoire : Le ministère de tutelle et l’OIM signent des conventions

Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont signé, hier dans un hôtel de la place, deux conventions de partenariat sur les principaux axes de leur collaboration.

Publié vendredi 31 janvier 2025 à 07:30
Politique migratoire : Le ministère de tutelle et l’OIM signent des conventions

Le ministre Mossa Ag Attaher (g) et le chef de mission de l’OIM, Boubacar Seybou échangent les conventions paraphées


Mais aussi sur l’appui de l’OIM à la relecture du document de la Politique nationale de migration (Ponam) et son plan d’actions. Le ministre Mossa Ag Attaher et le chef de mission de l’OIM, Boubacar Seybou ont paraphé ces conventions. Nos compatriotes établis à l’Extérieur sont estimés à des millions et représentent une composante importante du capital humain national, un potentiel inestimable, en termes d’expertises diverses.

«C’est également une source d’épargne mobilisable pour le financement du développement», a fait savoir Mossa Ag Attaher. Selon lui, la diaspora constitue la vitrine de nos pays à l’étranger, elle a également les capacités à dresser des ponts entre les pays d’origine et de résidence pour faciliter à la fois les échanges économiques et les transferts sociaux. Mais la migration irrégulière constitue un véritable fléau pour le Mali.

Ces enjeux migratoires qui s’expriment en termes d’opportunités pour le développement et de défis interpellent nécessairement la conscience universelle et appelle à l’action pour donner de l’espoir aux migrants qui se trouvent en situation de détresse. Aussi pour apporter l’aide humanitaire à ces personnes qui ne sont ni terroristes ni criminelles, mais en quête de sécurité, à la recherche d’un monde meilleur.

Encore à l’action pour promouvoir le rôle de la diaspora dans le processus du développement national et à l’action pour promouvoir la coopération internationale autour des enjeux migratoires et pour combattre ensemble les discours de haine et les préjugés contre les émigrants, a expliqué le ministre des Maliens établis à l’Extérieur. Il dira que l’engagement du Mali pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières des Nations-unies, prouve à suffisance la volonté inébranlable des  autorités à s’inscrire dans une meilleure gestion des migrations.

Cette volonté a été, selon lui, réaffirmée par le Président de la Transition dans sa lettre de cadrage adressée au gouvernement, lors du conseil des ministres du 27 novembre 2024, relatif au renforcement de la protection des Maliens établis à l’extérieur. Et de se réjouir des résultats atteints dans la gouvernance migratoire au Mali. Qui sont le renforcement de la protection des migrants aussi bien dans les pays d’accueil que de transit. Ce qui a permis d’assister plus de 60.000 migrants en situation de détresse, le renforcement de la coopération internationale autour des enjeux migratoires, et une meilleure coordination des actions dans le domaine de la migration, etc.

Quant au chef de mission de l’OIM, il a rappelé les avancées enregistrées pour une gestion migratoire régulière, ordonnée, durable et humaine au Mali et dans la région. Boubacar Seybou a aussi réitéré l’engagement indéfectible de son organisation à collaborer avec le ministère et le gouvernement afin de relever les défis liés à la mobilité humaine, tout en maximisant les opportunités offertes par la migration. Et de dire : «La migration lorsqu’elle est bien gérée peut-être un véritable levier de développement et c’est dans cette perspective que mon organisation aux côtés du ministère s’engage pleinement à renforcer toutes les initiatives de réintégration durable en offrant un appui adapté aux besoins des migrants de retour».

Pour rappel depuis 2017, l’OIM sous le leadership du ministère des Maliens établis à l’Extérieur a facilité le retour de plus de 44.000 ressortissants Maliens et dont plus de 33.000 ont achevé leur processus de réintégration.

N'Famoro KEITA

Lire aussi : Binta Moussa Diallo : Première miss du Soudan français

Il y a 72 ans de cela que Binta Moussa Diallo a été désignée miss de Kita Sébougouni à l’âge de 13 ans. Agée aujourd’hui de 85 ans, la native de Kita se porte visiblement bien avec son teint clair et son tatouage noir sur la bouche..

Lire aussi : Kermesse : Une journée de joie, de rire et d’apprentissage pour les enfants

Donner de la joie et semer des graines d’espoir dans les cœurs des enfants, c’est cette idée qui sous-tend l’initiative de Right To Play qui, en partenariat avec la Fondation Orange, a organisé, samedi dernier à la Cité des enfants, une journée de station de jeux kermesse et de distribut.

Lire aussi : Bafoulabé : Attaque D’hommes Armés Contre Plusieurs Unités Industrielles

Le dimanche 11 janvier 2026, vers 2 heures du matin, environ 160 terroristes lourdement armés, circulant sur une centaine de motos, ont attaqué simultanément plusieurs unités industrielles du cercle de Bafoulabé situées le long de la Route nationale (RN 22)..

Lire aussi : Universités de Sikasso et Ségou : Une réelle bouffée d’oxygène

À l’intérieur du pays, ces institutions publiques enlèvent une véritable épine du pied des populations locales en termes d’offres de formation. L’Université de Sikasso dont un seul institut est opérationnel pour l’instant, est en chantier et coûtera environ 53 milliards de Fcfa sur .

Lire aussi : Parsep-NM : La dernière année de mise en œuvre

Le Projet d’appui à la réinsertion socio-économique des populations du Nord du Mali (Parsep-NM) a réalisé des infrastructures sociales de base dans ses 7 régions d’intervention, à savoir Ségou, Mopti, Tombouctou, Taoudéni, Gao, Menaka et kidal..

Lire aussi : Entreprenariat et emploi féminin : Des équipements offerts à l’Unafem

La ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, accompagnée de son collègue des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mahamadou Koné, a remis, vendredi dernier au siège de l’Union nationale des associations des femmes.

Les articles de l'auteur

Langues nationales : L’exigence de leur apprentissage

Certains souhaitent que les autorités imposent les langues nationales à l’université. Les pédagogues expliquent que par principe, l’enfant apprend vite et mieux dans les langues maternelles. D’autres poussent l’analyse plus loin pour dire que la promotion de celles-ci peut être un levier de développement.

Par N'Famoro KEITA


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:46

Recensement général agricole : L’opération se poursuit normalement

Les résultats provisoires du recensement général agricole (RGA) donnent des chiffres probants d’environ 22,49 millions de bovins, plus de 23,60 millions d'ovins et 22,20 millions de caprins recensés..

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:54

Sécurité routière : L’anaser enregistre des résultats probants

Le budget de 2026 de l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser) connaît une réduction de 8%. Il est chiffré à environ 2,7 milliards de Fcfa, contre 2,9 milliards de Fcfa en 2026..

Par N'Famoro KEITA


Publié lundi 29 décembre 2025 à 08:59

Onef : Le budget 2026 en hausse de 0,11%

Le directeur général de l’Onef, Boubacar Diallo et la représentante de la ministre chargée de l’Emploi, Mme Dicko Fatoumata Abdourhamane.

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 24 décembre 2025 à 08:53

Projet «Aminata» : Les acteurs font le point des expériences

Le projet Amélioration d’accès aux innovations agricoles pour la transition agroécologique (Aminata) organise, depuis hier à l’Institut des sciences humaines, un atelier de capitalisation et de partage d’expériences de deux jours avec des organisations de producteurs (OP)..

Par N'Famoro KEITA


Publié vendredi 19 décembre 2025 à 08:58

Aéroports du Mali : Le nombre de passagers en hausse de 28,02%

981.553 voyageurs ont choisi la destination Mali, contre 766.687 l’année passée.

Par N'Famoro KEITA


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:14

Développement des secteurs avicole et aquacole : Les ambitions du Pdiraam phase 2 dévoilées

Le budget prévisionnel 2026 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali (Pdiraam-phase 2) est estimé à environ 5,64 milliards de Fcfa..

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 17 décembre 2025 à 10:56

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner