Projet Dji’i tiaman : Sikasso, Koutiala et Kati atteignent un rendement de 5% en 3 ans

La cérémonie de clôture de la phase I du Projet «Dji’i tiaman» de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA) s’est déroulé, le jeudi dernier, dans un hôtel de la place.

Publié mardi 23 septembre 2025 à 07:50
Projet Dji’i tiaman : Sikasso, Koutiala et Kati atteignent un rendement de 5% en 3 ans

Ce projet avait pour objectif de faire baisser le taux de l’eau non facturée de 5% dans chacune des villes bénéficiaires

 

Elle a été présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, en présence de la directrice de la Somagep-SA, Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré et le représentant de la Délégation de l’Union européenne (UE), Michel De Knoop. Ce projet, financé par l’UE, avait pour objectif de faire baisser le taux de l’eau non facturée de 5% dans chacune des villes de Kati, Sikasso et Koutiala sur une durée de 3 ans, améliorant ainsi le volume d’eau distribué pour atteindre plus de consommateurs. Il visait également à améliorer l’accès au service d’eau potable dans ces villes.


L’ambition d’assurer la disponibilité de l’eau (en quantité et qualité) pour tous est au cœur de la politique sectorielle du ministère de l’Énergie et de l’Eau. L’accès à l’eau potable est, en effet, essentiel au maintien de la santé publique, d’où la place de choix qu’occupe cette question dans les Objectifs de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations unies (ONU). En la matière, le Mali présente une situation assez satisfaisante avec un taux d’accès au service de l’eau potable estimé, en 2024, à 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, pour une moyenne nationale de 72%.

Cependant, des efforts restent encore à déployer pour assurer la couverture du pays en eau potable, selon le ministre Boubacar Diané qui a souligné que notre pays dispose d’un arsenal juridique et réglementaire riche sur la gestion de l’eau dont le Code de l’eau, la Politique nationale de l’eau. Pour le ministre chargé de l’Eau, la chute du rendement observée de 2016 à 2025, de 76% à 60%, plombe lourdement les performances techniques, commerciales, financières de la Somagep-SA. D’où l’importance du projet «Dji’i tiaman» qui est une amorce de retour vers un cercle vertueux de performance et d’amélioration du rendement.


«L’objectif d’amélioration du rende
ment de 5% dans chacune des trois villes du projet (Sikasso, Koutiala et Kati), sur 3 ans, a été atteint», s’est-il félicité, avant de noter que les volumes d’eau récupérés ont permis à la Société d’améliorer la qualité de sa distribution et d’accroître la disponibilité de l’eau pour plus de demandeurs, conformément au concept «Dji’i tiaman».

La directrice générale de la Somagep-SA a précisé que le projet comprenait, entre autres, le renforcement des capacités du personnel en matière de gestion de l’eau non facturée, l’élaboration des bilans hydrauliques des 3 villes, la fiabilisation des bases de données clientèles des 3 villes.

Il y avait aussi la sectorisation des réseaux, la modélisation hydraulique des réseaux et l’élaboration d’une stratégie pour la ré
duction des pertes d’eau. Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a ajouté que le projet «Dj’ii tiaman», qui bénéficie d’une subvention de l’UE et d’une contribution du budget propre de sa société, s’est appuyé sur les retours d’expériences acquis de projets pilotes antérieurs, exécutés à Faso Kanu et à Missabougou à Bamako, en matière de réduction de l’eau non facturée. Elle a expliqué que la réduction de l’eau non facturée est une problématique assez complexe, car elle inclut non seulement les pertes physiques (fuites, raccordements illégaux, eau des bouches d’incendies), mais également les pertes non physiques dites administratives ou commerciales. La patronne  de la Somagep-SA a réitéré son engagement à relever le défi de l’amélioration du rendement de réseau.

Quant au représentant de l’Union européen, il a rappelé que depuis 2022, ce projet a été un bel exemple de coopération internationale entre la Somagep-SA, World Waternet et les partenaires de l’Alliance mondiale des opérateurs de l’eau. Michel De Knoop a fait savoir que les réalisations faites traduisent la valeur d’un partenariat basé sur la confiance et la recherche de solutions durables pour un meilleur accès à l’eau potable. Pour lui, la réussite du projet «Dji’i tiaman» démontre qu’ensemble, il est possible de relever les défis liés à l’accès aux services essentiels et d’apporter une contribution concrète au développement et au bien-être des citoyens.

Fatoumata Mory SIDIBE

Lire aussi : 35 ans de démocratie au Mali : Du sacrifice de 1991 à l’exigence de Refondation

Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..

Lire aussi : Célébration du 26 mars: La nécessité de consolider les acquis de la démocratie

26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..

Lire aussi : France : Le rappeur Maître Gims placé en garde à vue

L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.

Lire aussi : Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ : L’espoir est permis en 2026

Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.

Lire aussi : Start-up au Mali : L’accompagnement des incubateurs, un levier pour les jeunes

Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.

Lire aussi : ONDD : 75 % des activités réalisées en 2025

Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.

Les articles de l'auteur

Chambre des mines : Vers un nouveau cadre organisationnel

Le gouvernement de la Transition a dissous en janvier 2025 les organes de la Chambre des Mines du Mali marquant ainsi une volonté claire de refondation et de dynamisation de cette institution vitale pour l’économie nationale..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 18 mars 2026 à 08:21

Uemoa : Ouverture de la 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires

La 11ème session de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Mali se tient depuis hier dans un hôtel de Bamako..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié jeudi 26 février 2026 à 08:42

Pafeem : Des formateurs formés aux nouvelles techniques

La session de formation des formateurs consacrée aux techniques de facilitation de l’apprentissage organisée par le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (Pafeem), sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances et en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), a été clôturée, lundi dernier, dans les locaux du projet..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié vendredi 20 février 2026 à 08:38

Information géospatiale : Les acteurs se concertent sur le plan d’actions

Le Forum national d’appropriation du plan d’actions national pour une gestion intégrée de l’information géospatiale (Plan GIIG) se tient, depuis hier, dans un hôtel de Bamako. Objectif : renforcer l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes (administration, secteur privé et société civile) au document..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 11 février 2026 à 08:48

Vocation d’enseigner : À l’épreuve des défis

Pour transmettre le goût d’enseigner, il est nécessaire de s’appesantir sur la formation rigoureuse des pédagogues et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais la reprise en main par l’État de la souveraineté éducative est aussi une exigence.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:44

Billets de banque neufs : Un marché au rythme des cérémonies

Dans ce business, les cambistes n’ont pas d’état d’âme. Les commissions prélevées dans les échanges de vieux billets en précieux «craquants» peuvent aller de 10 à 20 %. Par exemple pour échanger 100.000 Fcfa, le client peut perdre jusqu’à 20.000 Fcfa.

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:52

Secteur semencier : L’Assema lance un plan pour fédérer les énergies

L’Association semencière du Mali (Assema) a officiellement lancé, hier à la Maison de la femme (rive droite), son Plan stratégique de plaidoyer 2026-2030. L’événement a rassemblé les parties prenantes pour favoriser le réseautage et les informer sur cette stratégie afin qu’elles s’en approprient..

Par Fatoumata Mory SIDIBE


Publié mardi 23 décembre 2025 à 08:20

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner