L'Essor
: On sent une cohésion très forte au sein des Aigles cette année.
Comment décririez-vous l’ambiance dans les vestiaires à quelques jours
de ce choc décisif face au Sénégal ?
Lassine Sinayoko : Une
bonne ambiance se dégage du groupe. Nous sommes tous focalisés sur
cette "finale avant la lettre" contre le Sénégal. Nous savions dès le
départ que ce ne serait pas une mission facile. C'est pourquoi, nous
mettons tout en œuvre pour être prêts. Nous sommes très soudés et
motivés. Nous n'attendons plus que le public. Nous allons jouer sur un
terrain neutre, le Grand stade de Tanger, mais c'est un stade familier
aux Sénégalais qui y ont disputé tous leurs matches. C'est pourquoi,
nous avons besoin d'une forte présence de nos supporters ce vendredi.
L'Essor
: Comment l’équipe abordera-t-elle cette rencontre, tant sur le plan
tactique que mental, face à un adversaire de ce calibre ?
Lassine Sinayoko : Pour
bon nombre d'observateurs, le Sénégal est le grand favori. Nous, les
Aigles, allons aborder ce quart de finale avec beaucoup d’humilité,
comme nous l'avons fait face au Maroc et à la Tunisie. La préparation
mentale sera la clé, car le Sénégal figure parmi les meilleures équipes
du continent. Avec des joueurs talentueux évoluant dans de grands clubs
et affichant une excellente forme, les Lions de la Teranga constituent
un adversaire redoutable. Le Mali en est pleinement conscient. Nous
avons tenu tête aux Marocains dans un stade plein et c'est avec ce même
mental d’acier que nous défierons le Sénégal. Nous sommes prêts à 100 %
pour la victoire.
L'Essor
: Le Mali court toujours après son premier sacre continental. Ce quart
de finale est-il perçu par le groupe comme une "finale avant l'heure" ?
Lassine Sinayoko :
Absolument. C'est une finale avant la lettre. Le match se jouera de la
première à la dernière minute. Notre survie dans la compétition dépend
de cette rencontre. Nous prenons ce défi très au sérieux; nous voulons
voir la joie sur les visages des Maliens, comme après le match contre la
Tunisie. S'il plaît à Dieu, la victoire sera malienne.
L'Essor
: Le Sénégal est réputé pour sa solidité défensive et son expérience.
Quel regard portez-vous sur leur charnière centrale ? Est-ce un défi
particulier pour un attaquant de votre profil ?
Lassine Sinayoko :
Oui, effectivement. Le Sénégal possède une excellente défense : en
quatre matches, ils n'ont encaissé que 2 buts contre 10 marqués. C'est
une statistique solide qui confirme leur supériorité dans cette CAN.
Cependant, je pense que l'adversaire est prenable. Même si nous n'avons
marqué qu'un but dans le jeu (mes deux derniers buts ayant été marqués
sur penalty), cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas trouver la
faille. Nous sommes conscients de l'enjeu et, vu la manière dont nous
préparons ce match, nous signerons, Inch’Allah, notre première victoire
de cette manière. Ce sera un beau défi pour moi. Avec le "12è homme"
derrière nous, nous allons franchir ce rideau défensif.
L'Essor
: Selon vous, où se jouera la décision ? Sur l'impact physique ou sur
la capacité à rester lucide pour exploiter la moindre erreur adverse ?
Lassine Sinayoko : Je
dirais sur la rigueur défensive. Grâce au staff technique, nous avons
visionné les rencontres du Sénégal. Ils jouent de façon très physique et
nous savons désormais comment nous placer. Mais nous devrons surtout
rester lucides jusqu'au coup de sifflet final pour ne pas être surpris
en fin de match, comme cela a pu arriver contre la Zambie ou la Tunisie.
C'est crucial.
L'Essor
: Avec 3 buts en 4 matches, vous réalisez une superbe CAN. Vous comptez
désormais 6 buts en phase finale de CAN et vous n'êtes plus qu'à deux
unités du record de Seydou Keïta (8 réalisations). Est-ce un objectif
qui vous trotte dans la tête ?
Lassine Sinayoko :
C’est forcément un objectif d’égaler le doyen Seydou Keïta. Il est avec
nous, j’ai eu l’occasion de lui dire en face et il m’a encouragé. C’est
un grand Monsieur. "Seydoublen" nous conseille énormément; j'apprécie
sa disponibilité et son sens de l'écoute. Nous avons de la chance de
l'avoir à nos côtés. Tout en restant focalisés sur le collectif et la
solidarité, nous gardons ces ambitions en tête.
L'Essor : Avez-vous un message pour les supporters maliens qui se mobilisent partout pour vous soutenir ?
Lassine Sinayoko : Je leur dis un grand merci pour leur soutien sans faille. Ils sont là à tous les matches et beaucoup viennent même nous voir à l'hôtel, malgré les consignes de restriction. Aux Maliens restés au pays, merci également; nous avons vu les images de liesse sur les réseaux sociaux après la qualification. Merci aussi aux médias maliens de leur présence à nos côtés. Malgré nos débuts poussifs contre les Comores et la Zambie, vous êtes restés patients et unis derrière l'équipe nationale.
Interview réalisée par
Djeneba BAGAYOGO
L'aventure terminée pour le Mali. Ce vendredi pour le compte des quarts de finales le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires se sont inclinés 1-0 face aux Sénégalais dans le grand stade de Tanger. L'unique but de la partie a été marqué par l'attaquant sénégalais, Iliman Cheick B. N'Diay.
À la veille du choc tant attendu entre le Mali et le Sénégal, l’ambiance est à la fois sereine et électrique. En conférence de presse d’avant-match d’hier, au stade Ibn-Batouta de Tanger, le sélectionneur Tom Saintfiet et le milieu de terrain Lassana Coulibaly ont affiché une confiance.
La sélection nationale abordera le choc avec le Sénégal avec un statut d'outsider assumé, mais avec un moral d'acier. Face au rouleau compresseur des Lions de la Teranga, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet comptent bien prouver que si le talent gagne des matches, c'est l'union d.
Interview.
Entre un pays hôte, le Maroc sous pression, des Super Eagles du Nigeria en quête de stabilité interne et un choc de titans entre Pharaons d’Égypte et Éléphants de Côte d’Ivoire, les quarts de finale de cette 35è édition de la CAN 2025 promettent des étincelles sur les pelouses marocain.
À quelques heures du choc ouest-africain entre les Lions de la Teranga et les Aigles du Mali, le sélectionneur sénégalais Papa Thiaw prône l’apaisement et le respect..