Amadou Aly Niangadou, président du CESC, lors de l'IED en 1996
L’histoire du Mali retiendra parmi ces Hommes l’enfant de Saraféré. Bien que disparu un 21 janvier 2011, l’homme reste présent dans les esprits et à travers ses œuvres. Il reste présent dans le cœur de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Parmi les témoins de sa vie active, il y en a qui se souviennent de sa silhouette, de sa dextérité de son engagement patriotique, de son dévouement, de sa compétence j’allais dire de sa rigueur, de son sens élevé du devoir. J’en suis de ceux-là. Pour l’avoir approché, côtoyé et accompagné sur plusieurs fronts, j’ai eu le temps de voir et de connaître l’homme à l’œuvre. Il a le sens de la responsabilité.
Travailleur assidu, méthodique, cultivé, humains, l’homme était d’une probité remarquable. Ordonné, il a toujours réussi à vaincre les obstacles. Il a tenu, toujours tenu face aux défis de l’époque et n’a jamais cédé au découragement. Cet homme, je l’ai nommé Amadou Ali N’Gari Niangadou. Paix à son âme ! Arraché à notre affection le 21 janvier 2011. J’avoue qu’il est difficile, très difficile alors de parler de l’Homme dont le nom et les faits sont connus de tous. Il est originaire de Saraféré, Cercle de Niafounké, dans la région de Mopti. J’ai eu l’occasion de séjourner avec lui dans ce village merveilleux, plein d’histoires et de symboles !
En ce jour triste du 21 janvier 2011, notre Papa, notre patriarche, celui qui a marqué la vie de l’Office du Niger et celle de la prestigieuse Institution de la République dont il à jeter les bases, (je parle du Conseil économique, social et culturel-CESC), nous quittait, nous rendant ainsi orphelins. Je parle bien du CESC, de l’après mars 1991, sinon, feu Amadou Baba Diarra, paix à son âme, fut Président du Conseil économique et social avant mars 1991 !J’ai eu l’honneur et le privilège d’être l’un de ses plus proches collaborateurs pour avoir été son Attaché de presse, puis son conseiller en communication de 1994 à 1999. J’ai effectué plusieurs missions avec lui tant dans le Mali profond qu’à l’étranger. J’ai découvert le pays réel, la diaspora malienne et le Mali réel !
Je retiens de lui un Homme pétri d’expérience, de valeurs morales, intellectuelles, sociales et humaines. Il était un très bon chef de famille. Il était profondément attaché à sa famille et à ses enfants.
Niangadou, tout le monde le sait, appartient à la vieille école, donc très attaché aux principes et à l’éthique administratifs. C’était un Homme de rigueur qui n’admettait pas du tout la médiocrité dans le travail. Il était très cultivé, il était une mine de savoir permettez-moi le terme, une encyclopédie vivante. Pour la petite histoire, il n’a pas hésité à remercier une de ses secrétaires pour : «mauvaise manière de servir» !
Je me souviens, étant un jour au standard, avoir décroché le téléphone pendant que c’est lui qui était en ligne, je ne le savais pas, il m’a rappelé à l’ordre en me disant que ce n’était pas mon travail et que je n’étais pas standardiste.
Pour la rédaction de ses discours et certains correspondances administratives (Mme Camara Hadja Aya Diallo, son ancienne secrétaire particulière encore en vie, peut témoigner), Niangadou ne faisait jamais de brouillon ! Il avait une culture générale et une maîtrise de la rédaction administrative au-dessus de tout soupçon. Il avait une très belle plume et une mémoire d’éléphant. J’ai beaucoup appris auprès de lui !
La mort de Niangadou, a
constitué une grande perte non seulement pour ses amis, sa famille, ses
collaborateurs, les ressortissants de la quatrième et cinquième région, mais
aussi pour les opérateurs économiques maliens et la nation malienne tout
entière.
Dors en paix cher président !
Moussa SY journaliste
Ambassadeur du Mali à Tunis
Ancien Attaché de presse et Conseiller en
Communication
de Monsieur NIANGADOU
Rédaction Lessor
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