«Sira dala kôloni», prosaïquement puits
providentiel en bordure de chemin pour les voyageurs qui empruntent la voie
(ceux-ci en ont forcément besoin pour étancher leur soif).
Cet air entonné par
une cantatrice malienne sur l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et qui a
bercé les administrateurs avant l’ouverture des travaux en dit long sur
l’importance de ce régime qui reste une composante essentielle de la Politique
de protection sociale dans notre pays. L’Amo est dans le dispositif, ce qu’est
l’huile dans le fonctionnement d’un moteur.
La Caisse nationale d’assurance maladie
(Canam) en charge de la mise en œuvre de ce régime de prise en charge du risque
maladie chez les fonctionnaires et autres travailleurs régis par le Code du
travail se trouve à une période charnière parce que le régime doit basculer en
principe cette année vers le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu).
L’établissement a tenu, hier dans les locaux
du Conseil national du patronat, la 24è session de son conseil d’administration.
La réunion était dirigée par le président du conseil d’administration, Pr
Mamady Kané, en présence du directeur général de la Canam, le général de
brigade Boubacar Dembélé et de son adjoint Abdou Touré.
Les administrateurs ont discuté des procès-verbaux
des deux sessions précédentes, de l’état de mise en œuvre des recommandations
de la 23è session, du rapport d’activités 2020 et de l’exécution du budget de
la même période. Ils ont aussi versé leurs avis dans le débat sur le compte de
gestion de l’année 2020, les états financiers et le rapport du commissaire aux
comptes sur le même document.
Globalement, l’administration de la Caisse a
expliqué aux administrateurs les progrès accomplis en termes d’immatriculation
des assurés, d’innovation dans la gestion, notamment avec la mise en place d’un
nouveau logiciel et les projections. Il est toujours bon de rappeler que dans
la lettre et dans l’esprit, l’Amo a apporté un véritable bol d’air à nos
compatriotes dans la prise en charge du risque maladie.
Le président du conseil d’administration a
rappelé le contexte de cette année, marqué par la pandémie de la Covid-19 au
plan mondial et par la crise sociopolitique et sécuritaire au plan national.
«Le rapport d’activités de la Canam au 31 décembre 2021 a été élaboré sur la
base du programme d’activités de la 11è année de mise en œuvre de l’Amo», a
expliqué Mamady Kané.
Il a aussi énuméré dans les détails quelques efforts
accomplis. à ce titre, 285.000 feuilles de soins maladie, 61.000 carnets de
feuilles d’examen et 150 cachets secs pour prestataires ont été acquis. En
outre, il y a eu une dizaine de rencontres avec les structures conventionnées,
notamment avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), celui des
médecins (CNOM) et l’état-major des armées. Le total d’assurés Amo à la date du
31 décembre 2020 est estimé à 1.718.521 de personnes.
Le président du conseil d’administration a
également révélé que le montant total des recettes mobilisées en 2020, toutes
sources confondues, s’élève à un peu plus de 67,3 milliards de Fcfa contre une
prévision d’un peu plus de 67,1 milliards.
Il a aussi souligné qu’à la même
période, les cotisations reversées par les Organismes gestionnaires délégués
(OGD), c’est-à-dire l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et la
Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), se chiffrent à un peu plus de 65,7
milliards de Fcfa contre une prévision de 65 milliards de Fcfa. Et d’expliquer
que le total bilan en 2020 se chiffre à un peu plus de 88 milliards de Fcfa contre un peu plus de 85 milliards de Fcfa en
2019.
Le directeur général de la Canam a relevé les
actions réalisées par sa structure. Il a souligné la mise en place du logiciel
activ premium qui permettra de lutter efficacement contre la fraude, l’augmentation
des recettes de l’Amo cette année.
«Nous sommes en train de travailler pour
atteindre nos objectifs et renforcer les acquis», a-t-il dit, avant de laisser
entendre les efforts qui sont en train d’être faits sur instruction des plus
hautes autorités pour aller vers la couverture universelle. En termes clairs,
la Caisse ambitionne de toujours satisfaire.
Brehima DOUMBIA
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