Ce «choc des Aigles» promet d'être un combat tactique où l'erreur ne sera pas permise
En effet, si la sélection nationale est sortie invaincu de sa poule (trois matchs nuls en autant de sorties), la Tunisie, habituée des joutes continentales, a dû batailler jusqu'au bout pour arracher sa qualification. Entre expertise tactique et puissance athlétique, l'enjeu dépasse la simple qualification, c'est une question de suprématie régionale.
En tout cas, la défense malienne est le socle du technicien Tom Saintfiet. Avec un bloc compact et un milieu de terrain travailleur emmené par Yves Bissouma, le Mali est extrêmement difficile à bouger. Sa capacité à confisquer le ballon et à dominer physiquement l'impact est son principal atout. Mais toutefois le manque de réalisme offensif fait défaut.
La preuve, avec trois matchs nuls en poules et une animation offensive jugée «prévisible», les Aigles peinent à conclure leurs occasions. En phase à élimination directe, ce manque de tranchant pourrait s'avérer fatal. Alors que du côté de la Tunisie excelle dans l'art de gérer les temps faibles. Très disciplinés tactiquement, les hommes de l'ombre de la Carthage savent piquer sur coups de pied arrêtés et exploiter la moindre erreur adverse. Leur expérience des matchs à élimination directe est un avantage psychologique majeur. Mais, la Tunisie a une certaine fébrilité défensive face à la vitesse. Les Aigles de Carthage ont parfois du mal contre les équipes qui imposent un rythme physique soutenu et des transitions rapides, ce qui est précisément le profil du des hommes du coach Tom Saintfiet.
L'histoire entre les deux sélections en phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations est riche et tourne souvent à l'avantage du spectacle tactique. On se souvient notamment de la CAN 1994 (Tunisie), où le Mali crée la sensation en battant la Tunisie chez elle (2-0) lors du match d'ouverture, un traumatisme encore présent dans les mémoires tunisiennes. Aussi, lors de la CAN 2019 (Égypte), les deux équipes se quittent sur un match nul (1-1) en phase de poules. Et enfin en 2021 au Cameroun, une rencontre entrée dans la légende pour de mauvaises raisons (l'arbitre ayant sifflé la fin avant le terme), mais qui s'était soldée par une victoire malienne (1-0) grâce à un penalty transformé par Ibrahima Koné.
Ce samedi 3 janvier 2026, pour le Mali, l'objectif est de briser le plafond de verre des huitièmes et de prouver que cette génération peut enfin amener le Mali très loin. Pour la Tunisie, il s'agit de maintenir son rang de top nation africaine et d'effacer une phase de poules laborieuse.
Le stade Mohammed V sera sans doute acquis à la cause des deux sélections, les communautés malienne et tunisienne étant très actives au Maroc. Ce «choc des Aigles» promet d'être un combat tactique où l'erreur ne sera pas permise.
Envoyé spécial
depuis Casablanca
Seibou Sambri KAMISSOKO
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