
La sécurité alimentaire et nutritionnelle demeure l’un des principaux défis à relever
C’est ce qui ressort de la 31è session ordinaire du conseil d’administration, tenue hier dans ses locaux. Les travaux étaient dirigés par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Oumar Tamboura, en présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré. Au cours de la session, les administrateurs ont adopté le procès-verbal de la 30è session ordinaire, l’état d’exécution des recommandations, le rapport d’activités 2024 et l’état d’exécution budgétaire de la même année. Ils ont également examiné et adopté le programme d’activités et le projet de budget 2025.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle demeure l’un des principaux défis à relever dans un contexte marqué par le changement climatique et la réponse aux besoins d’une population de plus en plus croissante. En vue de faire face à ces défis, Oumar Tamboura a expliqué que notre pays a élaboré plusieurs politiques et stratégies, notamment la Loi d’orientation agricole qui prévoit la promotion des résultats de la recherche et des innovations auprès des exploitants en vue de booster la production et la productivité agricole.
«Les activités de recherche de l’IER s’inscrivent parfaitement dans cette logique pour renforcer la résilience des exploitations agricoles par l’adoption de technologies climato-intelligentes et favoriser la modernisation de l’agriculture dans les différentes chaînes de valeur», a reconnu Oumar Tamboura. Il soulignera que la campagne agricole de cette année a connu une forte pluviométrie qui a causé des pertes de production par endroits et des dégâts sur les infrastructures hydro agricoles.
Au niveau de l’IER, la sous-station de Bagoundjé à Gao, la station de Mopti et celle de Finkolo à Sikasso ont perdu des plants dans les parcelles expérimentales de blé, de palmiers dattiers et de riz. Des dispositions sont en cours pour l’évaluation des pertes sur l’ensemble du territoire. Malgré ces dégâts, les chercheurs notent un bon déroulement de la campagne agricole 2024.
Par ailleurs, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a souligné les approches champs-écoles et plateformes d’innovation technologique, utilisées dans divers projets pour la mise à échelle des technologies. Ces technologies portent, entre autres, sur les aspects variétaux, phytosanitaires, agronomiques, forestiers, de productivité animale, de conservation des eaux et des sols, de restauration des sols et de la biodiversité, d’agroécologie. En outre, Oumar Tamboura a fait le constat de la bonne exécution des activités planifiées.
Il a cependant relevé quelques contraintes majeures, notamment le faible financement de la recherche agricole, le vieillissement du personnel de la recherche, l’insuffisance de ressources financières et les difficultés liées à la prise en charge des contractuels, la sécurisation des terres de la recherche agricole. Au regard du faible financement de la recherche agricole, le secrétaire général a invité l’Institut à renforcer la collaboration avec le secteur privé et diversifier ses sources de financement.
Quant au directeur général de l’IER, il dira que la difficulté de financement est liée à des considérations géopolitiques. «Auparavant, nous avions des partenaires techniques et financiers qui ont préféré quitter le Mali par rapport à notre orientation. On ne peut pas arrêter la recherche pour suivre des considérations qui ne vont pas dans l’intérêt du peuple malien», a déclaré Dr Kalifa Traoré.
Makan SISSOKO
Les habitants de la ville de Manantali (Cercle de Bafoulabé) vivent pratiquement coupés du reste du pays, à cause de la dégradation avancée de la route Manantali-Tambaga. Transformant parfois un trajet de quelques heures en un calvaire de deux jours pour les passagers des transports en commun..
Le Mali s’illustre une fois de plus sur la scène scientifique internationale. Ce vendredi 22 août 2025, le Professeur Abdoulaye Djimdé a reçu le Prix international Hideyo Noguchi, une distinction qui récompense ses contributions exceptionnelles dans le domaine de la recherche médicale..
L’artiste et influenceur burkinabè Alino Faso, de son vrai nom Alain Christophe Traoré, a été inhumé ce samedi 23 août 2025 au cimetière municipal de Gounghin, à Ouagadougou..
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 2è édition du Camp de la brigade citoyenne du Mali, un rendez-vous initié par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne..
La dépouille de Alino Traoré, plus connu sous le nom de Alino Faso, est arrivée ce lundi à Ouagadougou. Selon le site d’information Lefaso.net, c’est aux environs de 14h40 que le cercueil a été sorti du hall d’attente de la gendarmerie jouxtant l’aéroport international..
Du 19 au 22 août 2025, le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, sera en visite au Mali à l’invitation de son homologue, le Général de division Abdoulaye Maïga..