À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré,
hier, la Journée internationale de la femme sous le thème national : «Rôle
et place de la femme dans la refondation du Mali». Pour la circonstance, les femmes cinéastes et
réalisatrices du Centre national de cinématographie du Mali (CNCM) ne sont pas
restées en marge de cette festivité. Elles ont aussi magnifié la Journée à
travers la projection de films réalisés par les femmes dans la salle de
projection dudit centre.
La cérémonie de cette
projection a été présidée par le chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de
la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, du
directeur général du CNCM, Modibo Souaré et de nombreux invités.
L’objectif de cette projection de films, selon les
organisateurs, est de rappeler que les femmes cinéastes jouent aussi leur
partition dans le développement du pays à travers différents films,
notamment des courts métrages, des documentaires et des fictions de 10 à 14
minutes pour éviter les perversions ou la paresse dans la société. Ainsi, 7
films ont été projetés en salle.
Il s’agit de : «L’Enfant terrible» de
Kadiatou Konaté, «Jeunes talents Mali» de Fatoumata Coulibaly FC (un documentaire),
«Le Rôle et place de la femme dans le développement du Mali» d’Aminata Niambélé
(documentaire), «Ma passion» de Djelika Mama Traoré (documentaire), «Héritage»
de Fatoumata Tioye Coulibaly (fiction), «Kuma» de Awa Aliou N’Diaye (fiction)
et «Le Secret de M’ma» de Pinda Diakité (fiction).
Le directeur du CNCM a expliqué que ces films ont été
exclusivement réalisés par des femmes. Pour lui, la célébration de la Journée
dans son Centre est une première du genre. Et d’ajouter que ces films sont d’actualité
parce qu’ils retracent notre quotidien, l’état de la société. Pour Modibo Souaré,
l’idée générale de la célébration du 8 mars au sein de son établissement entre dans le cadre de la cohésion sociale,
de l’entente et de la bonne collaboration des hommes et des femmes au sein de
son service pour l’unité.
La réalisatrice et écrivaine Fatoumata Coulibaly a souligné
que c’est dans le cadre de la célébration du 8 mars que l’Association des
femmes de l’image, en collaboration avec le CNCM, a organisé cet évènement pour
permettre aux réalisatrices de
participer à cette fête. Pour elle, il s’agit d’une ancienne association qui
vient d’être relancée pour la promotion de la cinématographique au Mali.
La réalisatrice de «Jeunes talents Mali» ajoutera que les
films en question visent à amener les jeunes filles ou femmes à se battre dans
les métiers du cinéma, notamment la réalisation. Pour elle, il est clair que le
rôle du cinéma dans le développement du pays est de sensibiliser, d’éduquer et
informer la population pour éviter les perversions et autres maux.
Pour sa part, le chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a salué les femmes pour leurs productions. Il a rappelé leur rôle combien important au bénéfice de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel et dans le développement du pays. Yamoussa Fané a réitéré le soutien et l’accompagnement de son département aux femmes cinéastes dans leur lutte quotidienne
Amsatou Oumou TRAORE
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