À Ké-Macina, première étape de son périple, la délégation a rencontré les producteurs dans la salle de conférence de la direction de zone située à Kokry. C’était en présence des autorités locales, des chefs de village, du délégué général des producteurs, des délégués de zones, des membres des comités paritaires et des représentants des syndicats. Venus massivement pour la circonstance, les producteurs ont tour à tour pris la parole pour évoquer les difficultés majeures auxquelles leur secteur est confronté. Ces difficultés portent notamment sur l’insécurité dans certaines zones de production, le démarrage tardif des travaux d’entretien périodique et le sous équipement des exploitants agricoles. S’y ajoutent des problèmes de drainage pendant la crue du fleuve Niger et le retard d’approvisionnement en engrais subventionnés.
Concernant le retard dans l’exécution des travaux d’entretien des réseaux hydrauliques, le PDG de l’Office du Niger a expliqué aux producteurs qu’il est dû à l’expiration du contrat-plan 2019/2023, signé entre l’État, l’Office du Niger et les exploitants agricoles. Cette situation a impacté la mobilisation des fonds nécessaires à l’entretien des réseaux par l’État. Il a fallu faire un avenant au contrat-plan pour pouvoir mobiliser les fonds de 2024 et planifier ceux de 2025, a expliqué le patron de l’Office du Niger. Ce ralentissement est non seulement lié aux difficultés de mobilisation du compte É tat, mais également au paiement de la redevance-eau qui est passé de 70% au 31 mars à 85% actuellement. Tata Coulibaly, productrice dans la zone de Ké-Macina se réjouit également de la visite du PDG.
Le fait qu’il soit en terrain connu est un motif de soulagement, selon elle. S’exprimant sur les travaux de la campagne agricole 2024-2025, notre interlocutrice dira qu’ils progressent doucement. «Nous avons eu quelques averses de pluie et heureusement, elles n’ont pas encore endommagé nos champs», a-t-elle témoigné. D’après Tata Coulibaly, il est nécessaire que les exploitants agricoles soient autonomes. Cela passe par la production de leurs propres engrais. Comme besoin, elle a évoqué l’appui des producteurs en matériels agricoles pour améliorer la productivité agricole.
La zone de production de Ké-Macina compte 3 casiers (le casier de Kokry B et C ainsi que celui de Ké-Macina). À en croire, Mamadou Sininta, délégué de cette zone de production, les deux premiers casiers fonctionnent correctement, mais le problème concerne le dernier casier. «Nous comptons sur l’intervention du PDG pour résoudre cette difficulté», a-t-il affirmé.
Selon Youssouf Coulibaly, directeur de la zone de production de Ké-Macina, les objectifs en superficie de la campagne agricole 2024-2025, sont de 10.600 ha en casier et 250 ha en hors casier pour une production attendue de 70.384 et 1.375 tonnes de riz paddy. «La campagne agricole se déroule dans des conditions acceptables. Les activités s’articulent autour du labour, le semis à la volée et en ligne, le repiquage et la fertilisation», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que la superficie mise en culture est de 8.225 ha soit un taux de 77%. Après Ké-Macina, le PDG de l’Office du Niger et sa délégation se sont rendus à Kolongo pour poursuivre les échanges avec les producteurs. D’après Dramane Ouédraogo, délégué de la zone, l’accès à l’eau est un défi majeur pour bon nombre de producteurs. Comme solution, il préconise l’aménagement des terres agricoles pour améliorer l’irrigation.
La zone de M’Béwani a constitué la dernière étape de cette mission de prise de contact. Le délégué général adjoint des exploitants agricoles de l’Office du Niger, Badian Traoré a saisi l’occasion pour témoigner leur soutien sans faille au patron de l’Office du Niger. «Les paysans des 7 zones de production ont apprécié ces échanges avec le PDG qui a répondu aux inquiétudes des producteurs et promis de s’attaquer aux nombreux défis. Il est essentiel pour nous aujourd’hui de travailler main dans la main pour atteindre l’autosuffisance alimentaire», a indiqué Badian Traoré.
Pour sa part, le PDG de l’Office du Niger a, au terme, de cette mission exprimé sa satisfaction. Selon Badara Aliou Traoré, cette tournée visait à s’imprégner des réalités du terrain et recenser les difficultés rencontrées par les exploitants agricoles. Concernant la campagne agricole 2024-2025, le PDG de l’Office du Niger a indiqué qu’il s’inscrit dans une dynamique de souveraineté alimentaire et nutritionnelle prônée par les autorités du pays. Sa structure table cette année sur une production de 915.102 tonnes de riz paddy, 422.785 tonnes de produits maraîchers et 202.138 tonnes de produits de diversification. La réalisation de ces objectifs nécessite l’implication de tous les acteurs, a souligné Badara Aliou Traoré.
Badara Aliou Traoré a salué les producteurs pour leur résilience malgré le contexte difficile. Il a lancé un vibrant appel aux Maliens de la diaspora afin qu’ils puissent venir investir à l’Office du Niger et contribuer au développement de notre pays. «Nous avons du potentiel, de la terre et de l’eau», a-t-il fait remarquer.
Mamadou SY
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