Projet Coton-sols : Vers une nouvelle ère pour le coton malien

La 2è réunion du comité de pilotage du Projet maintien du potentiel productif des sols en zones cotonnières du Mali (Projet coton-sols) s’est achevée, vendredi dernier dans les locaux de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT).

Publié mardi 26 novembre 2024 à 19:55
Projet Coton-sols : Vers une nouvelle ère pour le coton malien

Isabel Cristina de A. Heyvaert, chargée d’affaires à l’ambassade du Brésil et Moro Diakité, Président-directeur général de la CMDT

 

C’était sous la présidence du représentant du Président-directeur général de la CMDT, Moro Diakité, en présence de la chargée d’affaires à l’ambassade de la République fédérale du Brésil au Mali, Isabel Cristina de A. Heyvaert. 


Pendant quatre jours, les participants ont évalué les avancées du Projet, examiné les activités réalisées et planifié celles prévues pour l’exercice 2025. Les discussions ont notamment porté sur des thématiques clés telles que la fertilité des sols et des eaux, la gestion phytosanitaire du coton au Mali, ainsi que la santé, le bien-être, les infrastructures et l’assainissement. L’exécution financière du Projet et la validation du plan de travail annuel pour 2025 figuraient également à l’ordre du jour.


Selon la chargée d’affaires à l’ambassade du Brésil dans notre pays, malgré les retards dans la tenue des réunions, l’équipe n’a jamais cessé de travailler et de suivre le Projet. Isabel Cristina de A. Heyvaert s’est dite ravie des ajustements nécessaires ayant permis au Projet d’atteindre ses objectifs, non seulement pour le coton, mais aussi pour d’autres cultures associées comme les céréales. «J’ai constaté une satisfaction, un sentiment de contentement des deux côtés, ainsi qu’un nouvel élan de travail qui me rend très optimiste», a-t-elle affirmé, avant d’exprimer son ambition de voir la coopération entre le Brésil et le Mali se transformer en un exemple de partenariat réussi dans la Région du Sahel et d’Afrique. 

Pour sa part, le représentant de la CMDT a souligné que l’avenir du coton et du Mali repose sur une agriculture durable. Pour Moro Diakité, parler d’agriculture durable aujourd’hui revient à parler de la conservation des sols et de l’innovation. Il a également affirmé que ce Projet, bien que modeste en termes de financement, constitue un élément crucial pour la CMDT et le Mali. 

Au nom de sa structure, il a remercié l’ensemble des acteurs pour leur engagement et leurs efforts en faveur de cette vision commune. Moro Diakité a aussi assuré que la CMDT s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires pour poursuivre l’accompagnement de ce Projet et tirer pleinement parti des résultats pertinents qui en découleront. «Nous avons déjà entamé des réflexions pour une 2é phase. Ce Projet est si important pour le Mali et la CMDT qu’il mérite d’être pérennisé, non seulement dans les zones CMDT, mais également au-delà», a-t-il déclaré.

 Il a invité la diplomate brésilienne à intégrer l’équipe de réflexion pour concrétiser cette seconde phase, visant à amplifier les acquis de la première phase au bénéfice de la population malienne, de la souveraineté alimentaire et de l’amélioration des revenus des producteurs. «Nous avons identifié les points faibles et proposé des pistes de solutions. Rassurez-vous, les recommandations ne resteront pas dans les tiroirs.

Nous allons essayer d’agir sur les résolutions de cet atelier afin d’obtenir de meilleurs résultats au cours des deux prochaines années», a-t-il conclu. Rappelons que ce Projet, qui a démarré en juillet 2019, a été interrompu par la pandémie de Covid-19 avant de reprendre en mars 2022. Il doit prendre fin en 2026 et avec comme objectif global de contribuer au renforcement de la filière coton grâce aux transferts de connaissances et de technologies innovantes, validées au Brésil. Mais aussi à l’échange d’expériences réussies, ainsi qu’à la mise à disposition d’équipements et de biens.

Amadou GUEGUERE

Lire aussi : Deuxième trimestre 2026 : L'économie de l’UEMOA résiliente malgré les incertitudes internationales

L’économie de l’Union économique et monétaire ouest africaine UEMOA est demeurée globalement résiliente, au deuxième trimestre 2026 malgré un environnement international encore marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la remontée des prix de l’énergie et le maintien de.

Lire aussi : Kolondièba : Diagnostic sur les entraves au développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture

Les autorités administratives, les collectivités territoriales, les services techniques et les acteurs de la société civile ont tenu, les 2 et 3 octobre 2026 à Kolondièba, une concertation locale dans le cadre des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (EGEPA)..

Lire aussi : Dioïla : Le gouverneur rend visite aux parents de quadruplés

Le gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a rendu visite, lundi dernier, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville, au couple Fousseyni Sidibé et Safiatou Konaté, qui a donné naissance à des quadruplés, une fille et trois garçons..

Lire aussi : Sikasso : Une plateforme pour renforcer la lutte contre la malnutrition

La prévalence du retard de croissance est passée de 22,5% à 34,1% entre 2023 et 2024. Durant la même période, la prévalence de la malnutrition aiguë est passée de 8,2% à 9,4% dont 1,1% sous sa forme sévère.

Lire aussi : Kangaba : le sous-préfet engage la lutte contre l’usage illégal d’engins mécaniques dans l’orpaillage

Le sous-préfet de l’arrondissement central de Kangaba, Lacina Diarra, a présidé, lundi 5 octobre, une réunion de sensibilisation sur l’installation et l’utilisation illégales d’engins mécaniques lourds dans l’exploitation minière artisanale dans les villages de son ressort..

Lire aussi : «Souveraineté et refondation étatique au Mali : Vers l’Alliance des États du Sahel» : Le Nouvel ouvrage de Dr Ahmadou Touré

Dr Ahmadou Touré est enseignant-chercheur en gouvernance publique, et directeur du Centre de recherche en gouvernance, médiation et sécurité au Sahel. Il vient d’enrichir le monde de la littérature de notre pays en signant un nouvel ouvrage désormais disponible dans les librairies de la plac.

Les articles de l'auteur

Cours des comptes de l’UEMOA : Les acteurs en conclave à Bamako

La 27e réunion statutaire des juridictions financières de l’UEMOA se tient dans notre capitale autour du contrôle et de la bonne gestion des finances publiques.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 06 octobre 2026 à 13:50

Octobre urbain : L’urgence du logement

Face à l’urbanisation rapide et au déficit de logements, le Mali veut accélérer la construction tout en améliorant les quartiers existants.

Par Amadou GUEGUERE


Publié lundi 05 octobre 2026 à 09:58

EGEPA : La phase régionale lancée à Koulikoro

Ces concertations doivent faire remonter les réalités des acteurs et dégager des solutions concrètes pour moderniser les filières concernées.

Par Amadou GUEGUERE


Publié vendredi 02 octobre 2026 à 09:30

Ordre des conseils fiscaux du Mali : Youssouf Keïta aux commandes

L’Ordre des conseils fiscaux du Mali (OCFM) a un nouveau président en la personne de Youssouf Keïta. Il a été élu à l’issue de la 11e Assemblée générale élective tenue, samedi dernier, au Centre du secteur privé. Il dirigera un bureau de cinq membres pour un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois..

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 29 septembre 2026 à 08:16

Infrastructures : La commune iii modernise ses services

La Commune III du District de Bamako renforce ses capacités opérationnelles. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a inauguré, vendredi dernier, dans la cour de la mairie, un nouveau bâtiment annexe et lancé le projet d’e-mobilité électrique..

Par Amadou GUEGUERE


Publié mercredi 23 septembre 2026 à 10:49

Entreprises maliennes : La bataille de la résilience

Face aux crises à répétition, les entreprises maliennes doivent constamment se réinventer pour préserver leur activité et leur compétitivité. Maîtrise des charges, diversification, innovation et accès au financement deviennent ainsi les clés de leur résilience.

Par Amadou GUEGUERE


Publié vendredi 18 septembre 2026 à 11:39

BAD-CNPM : Ouvrir le financement aux entreprises

La BAD et le CNPM veulent rapprocher les instruments de financement aux besoins du secteur privé.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mercredi 16 septembre 2026 à 09:34

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner