Manifestation de solidarité aux
victimes du bateau «Tombouctou» à travers une prestation artistique
Placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux,
Mamoudou Kassogué, en présence de plusieurs membres du gouvernement, cette édition
a été marquée par des dédicaces musicales et poétiques aux vaillantes Forces
armées maliennes (FAMa), des hommages aux martyrs du bateau «Tombouctou» et aux
victimes du terrorisme dans l’ensemble. Il y a eu aussi le colloque
scientifique sur la langue songhay, des soirées culturelles avec prestations
artistiques, des démonstrations de gastronomie ainsi que l’exposition des
produits issus du génie créatif songhay. Les parrains de l’évènement étaient
Mme Haïdara Aïchata Cissé et Mossadek Bally.
À l’issue des présentations et des échanges,
les participants ont recommandé de placer «Ir Ganda» au centre de la résolution
de la problématique de l’instrumentalisation de la langue songhay comme médium
dans l’enseignement et la vie administrative, politique et économique. Il a été
demandé aussi de poursuivre la réflexion sur la problématique de l’utilisation
du songhay dans les systèmes éducatifs, de susciter l’implication des locuteurs
locaux du songhay dans la recherche et la vulgarisation des savoirs, d’engager une
réflexion globale sur l’écriture et la réécriture de l’histoire et de
l’appropriation de la langue songhay, d’élargir l’identification des enjeux
nationaux et internationaux à partir d’une vision stratégique sur l’essor de la
langue songhay.
Les participants ont recommandé aussi la
collaboration avec les universités notamment dans l’encadrement de la recherche
sur la langue et la culture songhay, l’organisation des équipes
pluridisciplinaires associant des chercheurs travaillant en arabe et en français
et la mise en place d’un cadre de collaboration entre les radios et les
télévisions d’expression songhay. Dans ce chapitre, l’on retient également la
poursuite du plaidoyer dans le contexte d’officialisation des langues
nationales.
Le Garde des Sceaux a soutenu que ce festival
est à l’image d’un Mali pluriel et uni par les liens sociaux immémoriaux. Pour
lui, chaque Malien se révèle à lui-même, à travers l’autre. «C’est cela qui a
guidé des populations de l’espace Ir Ganda. Ces populations, songhoy, peulh,
touareg, arabe, bozos, somonos vivant dans votre espace ont toujours été mues,
à l’instar de celles des autres parties du pays, par l’idéal d’un Mali uni et
solidaire», a fait remarquer Mamoudou
Kassogué.
Elles ont bravé, a-t-il relevé, l’adversité de la rébellion et du terrorisme
et elles ont toujours clamé leur appartenance à la patrie Mali. C’est pourquoi,
le ministre chargé de la Justice a reconnu qu’à travers la culture Ir Ganda
renaîtront nos valeurs sociétales et humaines au cœur de la construction de
l’unité, de la cohésion sociale, de la
paix et du vivre-ensemble. Il a promis que les auteurs de l’attaque contre le
bateau «Tombouctou» seront recherchés et traduits devant la justice.
De son côté, le ministre de l’Artisanat, de la
Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a indiqué que ce festival crée
des passerelles entre toutes les communautés de culture songhay. Andogoly
Guindo a ajouté que c’est un cadre de retrouvailles pour fédérer les efforts,
partager les expériences, favoriser le rapprochement et l’intégration des
communautés à travers la culture.
Pour sa part, le président de Ir Ganda a déploré le fait que la parenté soit mise entre parenthèses, la fratrie fracassée, le tissu social effiloché. Selon Ousmane Issoufi Maïga, l’aîné, l’étranger et le voisin ne sont plus sacrés. Il a fallu qu’Ir Ganda existe pour conforter la résilience de cette communauté autour de «l’unité nationale et la cohésion sociale».
Namory KOUYATE
L’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), session 2026, s’est tenue hier au Parc des expositions de Bamako. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en présence du président de.
Dans les murs mêmes qui abritent aujourd’hui l’Agence Malienne de Presse et de Publicité, s’est écrit en mars 1962 une page fondatrice de notre histoire nationale : la clôture du premier stage de journalistes maliens, sous la présidence d’honneur du Président Modibo Kéita. Ce lieu, be.
À la suite des récentes nominations au niveau de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), c’est désormais Demba Coulibaly qui dirige la presse communautaire. Journaliste chevronné, pur produit de la maison depuis 2010, il succède à Amadou Oumar Diallo avec une feuille de route .
Dans la vague de nomination opérée au niveau de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) il y a quelques jours, Abdel Kader Maïga prend les rênes de l’Agence nationale de presse du Mali..
Ces nominations, selon une note de la direction, s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées et traduisent la volonté d’insuffler une nouvelle dynamique au service public de l’information et de la communication pour relever les défis actuels. Le choix des postes et affectations,.
Le processus de l’enrôlement des agents au Système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités (SIGRH) s’est étendu de mai 2022 à septembre 2024. En 2026, il se poursuit encore en vue de réduire considérablement les contestations .