Fête traditionnelle des masques et marionnettes de Koulouninko : Pour la paix et la cohésion sociale

«Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines». Les habitants de Koulouninko, un quartier périphérique de la Commune III, ont repris à leur compte cet adage africain.

Publié mercredi 01 juin 2022 à 07:54
Fête traditionnelle des masques et marionnettes de Koulouninko : Pour la paix et la cohésion sociale

Ils n’entendent pas s’écarter de certaines pratiques léguées par leurs ancêtres et qui résistent toujours à l’épreuve du temps comme l’organisation de  fête traditionnelle dans le quartier chaque année. C’était le cas, samedi dernier, à Koulouninko avec cette rencontre culturelle qui vise à reunir autour d’un idéal commun, mais surtout à implorer les génies pour un hivernage propice.

Cette fête, est une tradition qui remonte à avant 1900. Selon les organisateurs, le but de cette rencontre est de renforcer la paix et la cohésion sociale entre les habitants de Koulouninko eux-mêmes, mais aussi avec les villages ou quartiers voisins pour le développement de la cité.

L’événement a enregistré la participation du chef de quartier, Mamadou Coulibaly dit Madoudjan, en présence du président de l’Association des masques et marionnettes de Koulouninko (AMMK), Sékou Coulibaly, du représentant du maire de la Commune III, Mamadou Traoré, et des notabilités.

C’est une tradition qui s’est transformée en festival.


C’est aux environs de 16h30 que les masques et marionnettes sont apparus pour égayer des festivaliers qui avaient pris d’assaut la grande place publique. Le masque (Nama) a ouvert le bal pour chasser les mauvais esprits afin que la fête soit belle.

Les autres masques, notamment N’tomo, Djitoumou Balla, Soumala, N’yeleni et Kônô ont suivi. Chacun d’entre eux a un rôle spécifique à jouer au niveau de la société. Ces figures ésotériques défendent les causes des hommes et des femmes et protègent le village contre tous les maux de la société. Ils favorisent aussi la bonne récolte.

Le président de l’AMMK a expliqué que c’est une fête traditionnelle à laquelle il est particulièrement attaché. Pour lui, la rencontre est un levier de développement du quartier, ajoutant que ce rendez-vous culturel doit être plus que jamais un vecteur de convivialité et de solidarité entre les âmes de Koulouninko. Et de poursuivre que ce moment de partage et de communion permettra d’accentuer le vivre ensemble des habitants.


Par ailleurs, il a rappelé que Koulouninko est un quartier de la Commune III du District de Bamako avec plus de 5.000 habitants, majoritairement constitués de Bambara.

Le représentant du maire de la Commune lll a rappelé que l’objectif de la fête est de se donner la main, de s’unir, mais surtout de s’aimer, sans lesquels, rien ne pourrait marcher dans la cité, selon lui. Pour la circonstance, les habitants ont fait l’union sacrée autour de leurs marionnettes et masques.

Le chef de quartier de Koulouninko a invité les uns et les autres à s’inscrire dans la paix et la cohésion sociale. Pour lui, une trentaine de villages environnants ont pris part à cette rencontre culturelle. Et de mettre l’opportunité à profit pour saluer la marraine de l’événement, Fatoumata Niane Batouly. Elle n’a pas pu effectuer le déplacement, mais n’a ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement.

Amsatou Oumou TRAORE

Lire aussi : #Mali : Bal de costume traditionnels : Un succès total

C’était indéniablement une belle fête. De nombreux invités ont répondu présent au Bal de costumes traditionnels organisé, le week-end dernier sur l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), à l’initiative de la direction générale de l’Office de radio et t.

Lire aussi : #Mali : Campagne nationale de planification familiale : Accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable

Notre pays doit continuer à accomplir de gros efforts dans l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant pour répondre aux défis.

Lire aussi : #Mali : Fistule obstétricale : Le drame social qui détruit les foyers

Le défi de l’élimination de cette maladie est à portée de main. À condition que la prévention soit menée efficacement et que les malades soient prises en charge correctement dans des unités de soins appropriées.

Lire aussi : #Mali : Fistule obstétricale : Onasr s’engage pour l’élimination

En prélude à la Journée internationale pour l’élimination de la fistule qui sera célébrée demain, l’Office national de la santé de la reproduction (Onasr) a organisé, mercredi à son siège à l’ACI 2000, une conférence de presse sur la fistule obstétricale sous le thème : «Intens.

Lire aussi : #Mali : Chaîne autour de la cheville : Un accessoire de mode pour les femmes

L’origine de son port remonte à des siècles dans les sociétés africaines où elle symbolisait notamment la richesse. De nos jours, les femmes habillent leurs chevilles par plaisir et pour l’élégance.

Lire aussi : #Mali : Personnes atteintes d’albinisme : L’Association philanthropie du Mali veut briser les tabous

En marge du Festival de la solidarité qui s’est tenu sous le thème : «Albinisme, brisons les tabous», l’Association philanthropie du Mali, en collaboration avec l’Association pour la promotion et l’insertion sociale des enfants atteints d’albinisme (SOS Albinos), a organisé, il y a qu.

Les articles de l'auteur

#Mali : Bal de costume traditionnels : Un succès total

C’était indéniablement une belle fête. De nombreux invités ont répondu présent au Bal de costumes traditionnels organisé, le week-end dernier sur l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), à l’initiative de la direction générale de l’Office de radio et télévision du Mali (Ortm)..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié lundi 01 juillet 2024 à 17:02

#Mali : Campagne nationale de planification familiale : Accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable

Notre pays doit continuer à accomplir de gros efforts dans l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant pour répondre aux défis.

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié jeudi 30 mai 2024 à 19:54

#Mali : Fistule obstétricale : Le drame social qui détruit les foyers

Le défi de l’élimination de cette maladie est à portée de main. À condition que la prévention soit menée efficacement et que les malades soient prises en charge correctement dans des unités de soins appropriées.

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié jeudi 23 mai 2024 à 19:59

#Mali : Fistule obstétricale : Onasr s’engage pour l’élimination

En prélude à la Journée internationale pour l’élimination de la fistule qui sera célébrée demain, l’Office national de la santé de la reproduction (Onasr) a organisé, mercredi à son siège à l’ACI 2000, une conférence de presse sur la fistule obstétricale sous le thème : «Intensifier la sensibilisation auprès des prestataires et des communautés pour renforcer la prévention et la prise en charge de la fistule obstétricale»..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié mercredi 22 mai 2024 à 19:28

#Mali : Chaîne autour de la cheville : Un accessoire de mode pour les femmes

L’origine de son port remonte à des siècles dans les sociétés africaines où elle symbolisait notamment la richesse. De nos jours, les femmes habillent leurs chevilles par plaisir et pour l’élégance.

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié vendredi 10 mai 2024 à 09:04

#Mali : Personnes atteintes d’albinisme : L’Association philanthropie du Mali veut briser les tabous

En marge du Festival de la solidarité qui s’est tenu sous le thème : «Albinisme, brisons les tabous», l’Association philanthropie du Mali, en collaboration avec l’Association pour la promotion et l’insertion sociale des enfants atteints d’albinisme (SOS Albinos), a organisé, il y a quelques jours au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, une conférence sur les personnes atteintes d’albinisme..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié mardi 07 mai 2024 à 07:32

#Mali : Chata Keïta : Une passionnée d’agriculture

Depuis 4 heures du matin, Chata Keïta emprunte le chemin de son périmètre maraîcher situé à Samanko, dans la Commune rurale du Mandé. Elle y reste jusqu’à 18 heures. Sur une surface de 0,25 hectare, la quinquagénaire cultive plusieurs plantes dont l’oignon, la laitue, le raisin et la menthe..

Par Amsatou Oumou TRAORE


Publié vendredi 12 avril 2024 à 09:51

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner