C’est dans une ambiance festive, sous les sonorisations de l’Ensemble instrumental du Mali, que le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Forum international de la diaspora (FID), sous le thème : «enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national». La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence des membres du gouvernement dont le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, des représentants du corps diplomatique accrédité dans notre pays ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a, de prime abord, indiqué que ce forum n’est pas un banal espace de débats. «Nous en avons fait une plateforme stratégique de dialogue, de co-construction et de proposition d’actions concrètes, mettant en synergie l’État, les collectivités, le secteur privé, les institutions financières et les acteurs de la diaspora», a souligné Mossa Ag Attaher, tout en appelant à poser les fondations solides d’un partenariat gagnant-gagnant, au service du développement économique de notre pays.
Pour lui, cette 1ère édition s’inscrit pleinement dans une dynamique nationale et internationale de valorisation stratégique des apports multiformes de la diaspora, tant en matière de développement que de transformation sociétale. D’après le ministre, cet évènement répond à une volonté politique affirmée de faire de la diaspora un acteur central du Mali Kura, en l’intégrant de manière structurelle dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques de développement. Mossa Ag Attaher a déclaré que ce Forum doit accoucher de projets concrets, d’une feuille de route ambitieuse et d’un mécanisme permanent de dialogue.
Pour sa part, la directrice régionale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre dira que le Mali fait figure de modèle en matière de migration et développement, notamment à travers la mobilisation de sa diaspora. Mme Sylvia Ekra a salué les initiatives telles que la Politique nationale de migration (Ponam), le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (Credd), le Cadre de concertation des Maliens de l’extérieur (CCMEX), ainsi que l’adhésion au Pacte mondial pour les migrations. Mais aussi les efforts du gouvernement pour créer un cadre propice à l’investissement productif, à l’entrepreneuriat et au transfert de compétences.
De son côté, le Chef du gouvernement a salué avec fierté et reconnaissance, «la diaspora malienne composée d’hommes et de femmes de valeur, de citoyens engagés, dotés de compétences intellectuelles solides, d’expertises techniques avérées et d’un amour profond pour leur patrie, le Mali». Pour le Général de division Abdoulaye Maïga, il est de leur responsabilité, en tant que dirigeants, de créer les conditions favorables à la pleine participation de la diaspora au chantier national. «Nous devons mettre en place des mécanismes d’accompagnement solides pour les porteurs de projets issus de la diaspora.
Nous devons également lever les obstacles, simplifier les démarches, instaurer un climat de confiance et de collaboration durable», a-t-il insisté. Car, pour le Premier ministre, il ne suffit pas de reconnaître leur mérite, mais de leur offrir les moyens d’agir. Le Chef du gouvernement est convaincu que les travaux de ce Forum aboutiront à des recommandations pertinentes, capables de guider efficacement la prise de décision politique en faveur d’une mobilisation inclusive et dynamique de notre diaspora. La cérémonie d’ouverture a été suivie par une visite guidée des stands d’exposition par le Premier ministre et sa délégation.
Durant les trois jours du Forum, plusieurs panels sont prévus tels que : «Regards croisés sur le rôle de la diaspora dans le développement des pays d’origine» ; «Diaspora et entreprenariat : défis et opportunités pour un investissement productif» ; «Mobilisation des compétences et talents de la diaspora pour le développement national» ; «Offre de produits financiers et non financiers pour la promotion de l’investissement productif de la diaspora» ; «Digitalisation des services en faveur de la diaspora».
Ces panels seront animés par des membres du gouvernement, d’éminents experts du Mali et d’ailleurs ainsi que des partenaires techniques et financiers. Les différents panels et les tables rondes proposés offrent une exploration complexe et multidimensionnelle des possibilités pour la diaspora de contribuer au développement national. Il est prévu aussi des interventions en ligne pour une large participation de la diaspora, des expositions, des présentations de projets d’investissement et des rencontres tout au long du forum.
Souleymane SIDIBE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.