Grâce aux nombreuses vitamines qu’il renferme, l’avocat contribue au bon équilibre nutritionnel
Au Mali, la diététique est le bien le moins partagé. En témoignent les nombreuses maladies liées à la mauvaise alimentation (diabète, hypertension artérielle, anémie, etc.) Les nutritionnistes conseillent de consommer, en moyenne, cinq fruits et légumes par jour. Parmi ces fruits, l’avocat figure en bonne place.
Produit par l’avocatier «persea americana», un arbre de la famille du laurier et du cannelier, il est originaire du Mexique, en Amérique centrale. Sa couleur varie entre le vert et le noir. À la différence d’autres fruits, l’avocat ne mûrit qu’une fois cueilli, explique Amidou Doumbia. Inutile de regarder la couleur de la peau pour savoir s’il est mûr. Il suffit de presser légèrement la peau afin d’évaluer sa texture et sa maturation, souligne le grossiste au marché de Sougouni-Coura.
Le fruit contient les vitamines C et E, du magnésium et du potassium essentiels pour notre équilibre alimentaire, selon les spécialistes. Un seul fruit d’avocat contient par exemple 1,8g de protides, 0,8g de glucides, 14,2g de lipides 138 kcals de calories. L’avocat est aussi utilisé dans la fabrication de produits cosmétiques, notamment pour ces effets régénérateurs qu’il distille sur le cuir chevelu ou la peau. À ce titre, à croire les experts, il pourrait aider les fidèles musulmans à compenser les pertes d’énergie engendrées par le jeûne.
Importé de la Côte d’Ivoire, le fruit de l’avocat constitue un mets de choix dans certaines régions du Mali. Il est consommé à Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou et Bamako. À cet égard, ce fruit saisonnier est devenu une source de revenus pour plusieurs femmes comme Aminata Diallo, vendeuse au Sougouni-Coura de Bamako. Cette quinquagénaire le vend depuis une vingtaine d’années et y gagne son pain. Elle s’approvisionne à partir de la Côte d’Ivoire, où la campagne de ce fruit bat son plein, généralement, en janvier.
La durée de la campagne dépend de la bonne pluviométrie et de la disponibilité de l’avocats. Le fruit circule pendant une période bien connue notamment de janvier à mi-mars. Cette année, il y a eu un léger décalage. Selon certains producteurs, cela serait dû à la mauvaise pluviométrie. Certains fruits n’ont même pas pu avoir la taille normale», explique la vendeuse grossiste au marché de Sougouni-Coura de Bamako.
Au marché de Djicoroni Para en Commune IV du District de Bamako, Oumou Camara vend ce fruit. «Venez, venez, j’ai les meilleurs avocats de la place», lance-t-elle en s’adressant aux passants. Oumou Camara précise que la saison de l’avocat bat son plein en Côte d’Ivoire, où la fin de la campagne coïncide avec le début de l’hivernage. Période à partir de laquelle commence les récoles de l’avocat en Guinée, explique-t-elle.
Précisant que ces derniers sont plus délicieux et contiennent plus d’eau que ceux provenant de la Côte d’Ivoire, la vendeuse ajoute que l’avocat produit en Guinée est également plus facile à conserver et coûte moins cher. Les fruits sont cédés par tas ou vendus par unité. Le prix d’un tas varie entre 200 Fcfa, 300 Fcfa, 500 Fcfa et 1.000 Fcfa, selon le volume. Le prix unitaire qui dépend de la taille du fruit, varie entre 75 Fcfa, 100 Fcfa, 150 Fcfa, 200 Fcfa voire, 300 Fcfa, selon le choix du client.
Yacouba TRAORE
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