La photo de famille du parrain de la promotion (boubou) avec les récipiendaires en toges
Mohamed Hamad El Ansari est le
major de la deuxième promotion, baptisée du nom de Dr Zeïni Moulaye Haïdara,
non moins ministre-conseiller spécial du président de la Transition. Il est
utile de préciser que le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de
l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim
Fomba, faisait aussi partie des auditeurs. Durant deux ans, les auditeurs ont
acquis des compétences et des connaissances qui leur permettent de comprendre
les dynamiques complexes des conflits, les processus de paix et les défis de la
reconstruction. Ils ont été formés à naviguer dans des contextes politiques
délicats, à collaborer avec des partenaires internationaux et à mettre en œuvre
des stratégies qui visent à établir une paix durable.
Cette cérémonie de remise de
diplômes se tient à un moment où le monde en général et l’Afrique en
particulier connaît des défis sécuritaires en constante évolution et où la paix
est devenue chose rare. Pour le directeur général de l’EMP-ABB, les domaines
d’études à savoir le maintien de la paix et la reconstruction de l’État
post-conflit qui ont été largement développés durant le cursus constituent des
éléments essentiels pour la paix et la stabilité. Le colonel Souleymane Sangaré
dira que le maintien de la paix et la reconstruction de l’État post-conflit ne
sont pas simplement des disciplines académiques. Mais, elles sont des appels à
l’action des engagements à restaurer la dignité humaine, à bâtir des sociétés
résilientes et à promouvoir une paix durable.
Dans la même dynamique, le
ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale ajoutera
que ces programmes ne sont pas seulement des cursus académiques. Ils sont des
incubateurs de leaders visionnaires et d’agents de changement. Pour le
colonel-major Ismaël Wagué, ils préparent nos jeunes à affronter les défis
complexes des opérations de soutien à la paix et de la reconstruction
post-conflit. Cela, en leur fournissant des connaissances et les compétences
nécessaires pour œuvrer efficacement dans des environnements souvent
difficiles.
Pour sa part, le ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé que le rôle
de son département est fondamental dans la construction d’une société
organisée, où le savoir et la connaissance sont des leviers de progrès et de
transformation positive. «À travers nos stratégies politiques, nous soutenons
des programmes novateurs comme celui de l’EMP-ABB, qui, à mon avis, joue un
rôle majeur dans la formation de compétences capables d’œuvrer pour la paix et
la sécurité tant au niveau national qu’international», a fait remarquer
Pr Bouréma Kansaye. Il s’est dit convaincu que ces programmes contribuent
non seulement à l’épanouissement individuel des auditeurs, mais aussi au
renforcement des capacités institutionnelles nécessaires à la construction
d’une paix durable pour tous.
Dans un message vidéo retransmis,
le major de la promotion a, au nom de ses collègues, proposé la création d’un
corps de conseiller paix et sécurité pour permettre aux diplômés de mettre
leurs expertises au service de la Nation. Mohamed Hamad El Ansari a également
demandé aux décideurs de poursuivre leurs efforts en matière de formation et
d’accompagnement. Cela, afin de faciliter l’accès aux bourses d’études pour
ceux qui souhaitent continuer leur recherche.
Dr Zeïni Moulaye Haïdara a, de son côté, exprimé sa profonde gratitude au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour l’avoir autorisé à accepter de parrainer cette deuxième promotion. Le parrain de la promotion a, par la suite, prodigué des conseils aux auditeurs, avant de s’engager, solennellement, à être à leurs côtés tout au long de leur parcours. Pour rappel, ce Master est le fruit d’un partenariat fécond entre trois institutions : l’EMP-ABB, l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) et l’Institut des études politiques de Grenoble (IEP).
Souleymane SIDIBE
Les acteurs des médias et de la publicité africains ont appelé à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur..
Le développement de nouveaux formats audiovisuels, l’adoption de narratifs centrés sur les réalités africaines et le renforcement des capacités de vérification de l’information constituent des leviers essentiels pour construire une souveraineté informationnelle africaine, a déclaré jeud.
La formation des journalistes africains doit être renforcée et adaptée aux nouveaux défis de la guerre informationnelle afin de permettre au continent de produire ses propres récits et de réduire sa dépendance aux narratifs extérieurs, a déclaré jeudi Dr Fatoumata Fofana, Maître de confé.
Le journaliste Martin Faye, a appelé mercredi dans sa leçon inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique..
Amadou Oumar Kida s’est rendu dans les Camps 1 et 2. Il a aussi eu un entretien avec l’escadron et la brigade de la Gendarmerie, la Police, la Garde républicaine, le service de la Protection civile et d’autres services techniques.
Le chef de village de Maza, localité située dans le Cercle de Bourem, Hamma Ibrahim, a été intronisé, vendredi dernier, en présence de plusieurs personnalités, dont le 1er adjoint au maire de Bourem, Abdoul Wahib Youssouf Maïga..