Ce plan est-il suffisant ? Comment
le mettre en œuvre concrètement ? Quels moyens et acteurs mobiliser ? Quelles
sont les conditions d’une relance économique durable au Mali ? Sur de
nombreuses interrogations, le président du CNPM, Mossadeck Bally, a partagé sa
vision du secteur privé.
Issa Bengaly de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Siriman
Sacko secrétaire général du Conseil national de la société civile et Madou
Cissé, maître de conférence à la Faculté des sciences économiques et de gestion
(FSEG), ont apporté leurs contributions respectives, en enrichissant le débat
par des perspectives divergentes et complémentaires.
Sous la modération de Sidiki Dembélé et la présentation de Nianian Aliou
Traoré, tous deux journalistes à l’ORTM, les invités ont exploré les pistes
prometteuses pour une relance économique inclusive et durable du pays.
Avant les débats, les participants ont tout d’abord visionné deux vidéos
présentant le plan quinquennal du CNPM articulé autour de cinq axes : énergie,
transport et infrastructures, ressources humaines, financement et fiscalité. Au
cours des débats, le président du CNPM a largement évoqué la vision du secteur
privé.
«Nous avons travaillé sur cinq facteurs de compétitivité parce que toute
entreprise a besoin d’énergie, de ressources humaines de qualité,
d’infrastructures, de financement. Et il faut qu’il n’y ait pas d’injustice
fiscale dans l’environnement dans lequel l’entreprise évolue», a introduit
Mossadeck Bally.
Il a plaidé pour l’adoption de cet agenda par le gouvernement, soulignant
l’importance d’un environnement incitatif à la création d’emplois. «Ce que nous
constatons malheureusement, c’est que même les Maliens investissent davantage à
l’extérieur que dans leur pays», a-t-il révélé. Le patron des patrons a
justifié cela par le manque d’énergie dans notre pays, la fiscalité
confiscatoire et la formation inadaptée au marché de l’emploi.
Pour lui, il
faut laisser au secteur privé ce qu’il peut faire mieux que l’État, tout en
reconnaissant que certains secteurs stratégiques doivent rester sous le
contrôle de l’état. Il a appelé à la révision de la loi sur le Partenariat
public-privé (PPP) et à la mise en place d’un guichet unique pour faciliter les
investissements.
Le représentant de la plus grande centrale syndicale du pays a soutenu que
les cinq secteurs choisis dans le plan d’actions du CNPM sont déjà suffisants
pour pouvoir relancer l’économie du Mali. Issa Bengaly a souligné l’importance
de la collaboration entre le patronat et les travailleurs pour son succès, car
tout ce qui concerne le patronat à un impact sur les travailleurs. «Nous allons
accompagner le CNPM dans cela et ensemble, nous allons influencer les décideurs
pour qu’ils puissent prendre en considération ce que nous pensons être une
bonne chose pour l’État», a-t-il déclaré.
Quant au secrétaire général du Conseil national de la société civile, il a
déploré le faible taux de transformation des produits du secteur primaire, tels
que le coton, le riz, le bétail, l’anacarde, la gomme arabique et les mangues.
Siriman Sacko aussi soulignera l’importance de l’investissement pour créer des
emplois, générer de la richesse et augmenter la valeur ajoutée, offrant ainsi
une solution efficace pour réduire la pauvreté.
Pour sa part, le maître de conférences de la FSEG a estimé que les cinq axes sont bien posés. Selon Madou Cissé, pour relancer notre économie, il faut résoudre le problème de l’énergie. à cet égard, l’universitaire a proposé le démantèlement de trois segments de la chaîne (production, transport et distribution) et d’ouvrir le dernier segment à la concurrence.
Amadou GUEGUERE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.