Après
avoir obtenu son diplôme en comptabilité, la jeune dame a dû créer sa marque
nommée «Fini Fashion». Fille du célèbre musicien Idrissa Soumaoro, elle crée
une infinité de modèles dont des pièces uniques et certains en série. Elle travaille avec un tisserand qui
confectionne des motifs qu’elle propose. Son ambition est de contribuer d’abord
à la création d’un label made in Mali en matière de pagne tissé, car les
différentes ethnies de notre pays possèdent chacune leurs modèles propres. La
jeune créatrice ne désespère pas de pouvoir remettre au goût du jour le port
des pagnes à ses concitoyens.
Fini Fashion (FF) offre des produits et services pour presque toutes les bourses. Rendre chaque client unique est son leitmotiv. Cela passe par la création de pièces uniques, donc un vrai travail de créativité et de recherche. La jeune promotrice de Fini Fashion aspire à révéler la personnalité, mais surtout la beauté de chaque client.
Le
Festival culturel Ogobagna a été marqué par la participation de Fini Fashion.
Dans son stand, on pouvait voir plusieurs modèles, notamment «cornol», «arkila»
«kerka», «kour-kour», «boundou boundou». Tous ces modèles sont inspirés du Ludo
(un jeu). Elle confectionne également des boucles d’oreilles et d’autres
articles customisés, notamment des chaussures, des registres à mains, des
vêtements, des boîtes à mouchoirs.
Malgré la diversité de l’offre, Fatoumata Soumaoro estime que le manque de promotion des produits confectionnés par les tisserands rend difficile l’accès aux espaces internationaux d’exposition. Elle souhaite l’implication des autorités pour que le pagne tissé au Mali puisse scintiller de mille feux au-delà des frontières. Il y va du rayonnement culturel de notre pays, réitère-t-elle. Outre le métier de tissage artisanal en voie d’extinction ou presque, il s’agira de préserver des emplois autant qu’un pan de l’identité culturelle du Mali.
Youssouf DOUMBIA
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