Cette rencontre est une occasion de promouvoir le travail décent dans le secteur agricole
La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le conseiller technique au ministère de l’Agriculture, Cheick Traoré. C’était en présence du Président directeur général (PDG) de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, et du directeur régional de Better Cotton, Abdoulaye Aziz Yanoga.
Durant deux jours, les
acteurs de la filière coton vont se pencher sur la dynamique permettant de
poser les bases d’un système de suivi et de remédiation du travail décent
efficace, garantissant le respect des normes sociales et la lutte contre le
travail dangereux des enfants.
Le conseiller technique a rappelé que la filière
coton est au cœur de l’économie rurale et nationale de notre pays. Elle
soutient des millions de familles et constitue un pilier de notre développement
économique. Ce secteur contribue, à lui seul, à 15% de notre Produit intérieur
brut (PIB), représente 22% des recettes d’exportation et 12% des recettes de
l’État. «Il induit directement le développement d’autres secteurs clés tels que
le transport, l’huilerie, le commerce et fait vivre directement ou
indirectement plus de 6 millions de personnes», a ajouté Cheick Traoré.
Malgré les défis auxquels le secteur a été confronté lors de la Campagne 2024, le conseiller technique a révélé que la filière a produit 569.300 tonnes de coton graine, un résultat appréciable compte tenu des circonstances particulières difficiles que traverse le pays.
Ces résultats, à son avis,
témoignent de la résilience des producteurs, du soutien des acteurs de la
filière et de l’engagement des autorités de la Transition à maintenir notre
pays dans sa position de leader en Afrique.
«Au-delà de ces résultats
encourageants, la culture du coton reste confrontée à des défis persistants,
notamment en matière de durabilité et de promotion du travail décent », a-t-il
fait remarquer. Et de préciser que les conditions de travail précaires
demeurent des réalités qui nécessitent une action collective et urgente.
Pour Cheick Traoré, cette
rencontre est donc une occasion précieuse d’identifier les mécanismes existants
et ceux à renforcer pour promouvoir le travail décent dans le secteur agricole.
Elle permettra aussi de partager des expériences et des bonnes pratiques tant
au niveau national qu’à l’international et d’élaborer un plan d’action clair,
réaliste et adapté au contexte du Mali. Il a remercié la CMDT et Better Cotton
pour leur initiative conjointe et leur engagement constant à améliorer les
conditions de vie et de travail des communautés agricoles, en particulier
celles impliquées dans la filière coton.
Pour sa part, le PDG de la
Compagnie malienne pour le développement des textiles a expliqué que Better
Cotton joue un rôle crucial dans l’accompagnement des producteurs pour relever
les défis actuels. Mamadou Moustapha Diarra soulignera que depuis
l’introduction de Better Cotton en 2010 dans notre pays, le projet est devenu
un pilier dans la stratégie de développement de la filière cotonnière en zone
CMDT. C’est ainsi qu’en avril 2014, la CMDT est devenue membre de Better Cotton
comme partenaire de programme. Grâce à cette collaboration, selon le PDG de la
CMDT, plus de 75% de la production de coton de la Compagnie bénéficie d’une
licence Better Cotton.
Cette année, la filière a produit plus de 160.000 tonnes
de fibres certifiées Better Cotton, représentant plus de 60% de ventes de coton
de la CMDT.
Mamadou Moustapha Diarra ajoutera que ce partenariat ouvre les portes d’un marché mondial plus porteur à la CMDT, où la demande pour un coton durable et certifié ne cesse de croitre. C’est pourquoi la Compagnie malienne a décidé d’étendre le programme Better Cotton à l’ensemble de sa zone d’intervention. Cette démarche, a poursuivi le PDG, s’inscrit dans la vision stratégique de sa structure visant à consolider la compétitivité de la filière coton malienne sur les marchés internationaux, tout en renforçant les pratiques agricoles durables au niveau local.
Abdoul Karim COULIBALY
Soixante-et-onze documents, dont 25 rapports de recherche et 46 nouvelles propositions de projets, sont soumis à l’appréciation des chercheurs et partenaires réunis dans le cadre de la 32e session du Comité de programme de l’Institut d’économie rurale (IER). Les travaux de cette session o.
Au cours de la revue annuelle des politiques et projets communautaires de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uemoa), le ministre Sanou a rappelé les progrès enregistrés par notre pays. Le responsable de l’hôtel des Finances a aussi invité à renforcer l'appropriation des réfor.
Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème « Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d'Afrique », ont adopté le samedi 6 juin 2026 l'« Appel de Bamako », un document stratégique plaidant pour une souveraineté narr.
Dans le cadre des travaux de la quatrième journée du Forum panafricain des médias (FOPAME), un panel consacré au thème « Médias et leadership féminin » a réuni, ce samedi 6 juin 2026, les professionnels des médias..
Les acteurs des médias et de la publicité africains ont appelé à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur..
Le développement de nouveaux formats audiovisuels, l’adoption de narratifs centrés sur les réalités africaines et le renforcement des capacités de vérification de l’information constituent des leviers essentiels pour construire une souveraineté informationnelle africaine, a déclaré jeud.