
Après l’Angola, battu 2-1 lors de la
première journée de la phase de poules, les Aiglonnets maliens ont rendez-vous
aujourd'hui avec la Centrafrique pour un match qui pourrait marquer une étape
importante dans la carrière de chacun d’eux. Et pour cause, si les nôtres
l’emportent contre les cadets centrafricains, ils se qualifieront directement
pour la phase finale de la prochaine Coupe du monde de la catégorie. En effet,
le nombre de places octroyées à l'Afrique pour le Mondial est passé de quatre à
dix et toutes les équipes qui seront présentes en quarts de finale de la CAN,
obtiendront leur billet pour la grande messe du football mondial.
L’enjeu de cette confrontation avec la
sélection centrafricaine est donc de taille pour les protégés du sélectionneur
Adama Djéfla Diallo et le seul nom du Mondial devrait suffire pour pousser l’équipe
à se surpasser et donner tout sur la pelouse afin de décrocher le précieux sésame.
Se battre pour faire honneur au Drapeau national, tel doit être le mot d’ordre
de l’équipe, en sachant également que sur le plan individuel, ce match de la 2è
journée de la phase de poules de la CAN, doit permettre à chacun de marquer des
points pour la suite des événements, avec en ligne de mire, le Mondial qatari.
Les Aiglonnets lors d’une
séance d’entraînement
Et le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers
ont d'autant de raisons d'y croire, qu'ils auront en face une sélection
centrafricaine, étrillée 6-1 par la Côte d’Ivoire lors de la première journée
et qui apparaît comme le petit poucet du groupe D de cette CAN, Maroc 2025. En
tout cas, il est difficile d’imaginer les Aiglonnets se louper dans la double
conquête des tickets des quarts de finale de la CAN et de la phase finale de la
Coupe du monde, mais attention cependant au match piège et au sursaut d’orgueil
des Centrafricains qui ont le couteau sous la gorge et qui vont tout donner
pour éviter une nouvelle défaite.
Maliens et Centrafricains ont donc des
objectifs différents. Alors que les Aiglonnets visent une qualification pour
les quarts et le Mondial, la sélection centrafricaine cherche à se relancer,
après la débâcle face à la Côte d’Ivoire. Quel message peut-on transmettre aux
joueurs du technicien Adama Djéfla Diallo à l’occasion de cette deuxième journée
de la phase de poules ? Primo qu’ils restent humbles et concentrés sur le
sujet, secundo qu’ils jouent en équipe et tertio qu’ils soient à la hauteur de
l’événement, tout en évitant de se mettre une pression inutile.
On peut penser que malgré leur âge, les
Aiglonnets savent déjà tout ça et qu’ils respecteront à la lettre les consignes
du technicien Adama Djéfla Diallo. Comme ses joueurs, ce dernier participe à sa
première CAN-en tant que sélectionneur-mais le technicien a déjà un vécu
international parce qu'il était préparateur physique de la sélection nationale
cadette, victorieuse de la CAN 2015 au Niger.
Aujourd'hui, il rêve, comme ses joueurs, d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football malien, en soulevant le trophée de cette CAN U17. En cas de consécration dans le Royaume chérifien, Adama Djéfla Diallo deviendra le 4è technicien à remporter un trophée continental avec une sélection nationale, après Baye Ba (2015 au Niger), Jonas Komla (2017 au Gabon) et Mamoutou Kané «Mourlé» (2019 au Niger avec la sélection nationale junior).
LE MALI PARMI LES FAVORIS- Mais ne brûlons
pas les étapes, non seulement cinq matches séparent encore le Mali du sacre
continental, mais les Aiglonnets devraient également savoir que les candidats à
la victoire finale sont nombreux et vont tous se battre jusqu’au bout pour réaliser
leur rêve. Parmi ces prétendants au sacre, on peut citer l’hôte de la CAN, le
Maroc qui a fait forte impression lors de sa première sortie contre l’Ouganda
(5-0), la Côte d’Ivoire qui a explosé la Centrafrique (6-1), la Zambie qui a
infligé un cinglant 4-1 à la Tanzanie ou encore la Tunisie, victorieuse 3-0 de
la Somalie. Sans compter le Sénégal, champion d’Afrique en titre, l’Afrique du
Sud et le Burkina Faso.
Pour les chiffres, depuis le lancement
de la CAN en 1995 (l’honneur est revenu au Mali d’organiser l’édition
inaugurale), seulement cinq pays ont été sacrés deux fois : le Ghana (1995,
1999), le Nigeria (2001, 2007), le Cameroun (2003, 2019), la Gambie (2005,
2009) et le Mali (2015, 2017). Les autres vainqueurs sont : l’égypte (1997), le
Burkina Faso (2011), la Côte d’Ivoire (2013) et le Sénégal (2023). L’édition de
2021 a été annulée pour cause de Covid-19.
C’est la deuxième fois que le Maroc accueille le tournoi après 2013, une
édition remportée 5-4 aux tirs au but par la Côte d’Ivoire face au Nigeria (1-1
à l’issue du temps réglementaire et des prolongations).
Pour la petite anecdote, les cadets marocains sont tombés en demi-finale contre les Ivoiriens, avant d’être privés de la médaille de bronze par la Tunisie (défaite 11-10 aux tirs au but dans le match de classement, 1-1 au terme des 90 minutes). Inutile de rappeler donc que les Marocains sont revanchards et vont tout mettre en œuvre pour faire oublier la grosse désillusion d’il y a douze ans. Reste à savoir si les autres favoris de la CAN, dont le Mali l’entendront de cette oreille.
Souleymane Bobo TOUNKARA
Aujourd'hui au stade municipal de Berrechid
20h: Mali-Centrafrique
Soulemane Bobo TOUNKARA
Il y a un peu plus d'un an (novembre 2023), les Fauves du Bas-Oubangui avaient créé l'une des sensations de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, en accrochant les Aigles 1-1 au stade du 26 Mars..
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Que peut-on ressentir quand on travaille avec quelqu’un qui ne présente aucun signe de maladie et qu’on vous annonce, moins de 24h plus tard, que cette personne est décédée ? Forcément, vous êtes surpris et vous vous posez des questions sur ce qui a bien pu arriver à la personne..
Le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré dit Bavieux n’est plus membre de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF). L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même, via un com.
Plus que l’élimination prématurée du Djoliba en Ligue des champions d’Afrique et du Stade malien en Coupe de la Confédération, c’est le visage montré par les deux équipes qui suscite des interrogations, voire des inquiétudes. Décryptage.