Une classe de l’école Sainte Thérèse du quartier du Fleuve
Mais la réalité a administré une baffe à ces prophètes de malheur pour leur vision funeste de la chose. On peut donc pousser un ouf de soulagement avec la reprise effective des cours dans les établissements catholiques sur de nouvelles bases. C’était la récréation à l’école Sainte Thérèse du quartier du Fleuve, hier au passage de notre équipe de reportage. Dans la cour, les élèves (exclusivement des filles), vêtues de tricots bleus et de jupes de couleur kaki, étaient au rendez-vous.
Certaines prennent de petites collations constituées de sandwich et de confiserie, d’autres devisent. À 10 heures 15, la sirène alerte sur la fin de la recréation, les filles par petits groupes regagnent les classes. Au secrétariat de la direction, les parents d’élèves attendent de rencontrer la directrice, Mme Guindo Justine Dougnon.
Une dame, sous anonymat, explique à qui veut l’entendre que cette école catholique ne doit pas fermer. Elle déclare avoir payé les mensualités pour toute l’année scolaire. Fonctionnaire de son état, elle reconnaît que les parents payent cher maintenant pour la scolarisation de leur progéniture. Celle qui a inscrit trois enfants dans cette école craint que les responsables de cet établissement ne tombent dans le piège des classes pléthoriques au détriment de la qualité de l’enseignement.
Dans son bureau, la première responsable de l’établissement explique que la rentrée est bel et bien effective depuis avant hier comme fixée par les autorités du pays. Mme Guindo Justine Dougnon témoigne que les enseignants ont repris après avoir signé des contrats avec le directeur diocésain de Bamako. Elle signale que des parents d’élèves qui avaient transféré leurs enfants ailleurs sont revenus les réinscrire.
La pédagogue précise que les frais de scolarité ont augmenté de presque 100%. Elle invite les parents à davantage faire confiance à son école. «Nous allons faire tout pour que l’école catholique reste dans la même dynamique d’offrir un enseignement de qualité», assure-t-elle, avant de préciser qu’à la date d’hier, son école comptait plus de 400 élèves contre environ 750 l’an dernier.
Au lycée Notre Dame du Niger (NDN), une opération de réinscription et d’inscription dirigée par la proviseure est en cours sous un hangar. Vers 9 heures, des fiches portant les photos des élèves sont déposées sur une table en face de la patronne de l’établissement. Celle-ci n’a pas daigné verser le moindre avis dans le débat, prétextant de multiples occupations.
Ici, Sala Séline Berthé est avec un groupe de camarades. Cette élève affirme avoir reçu le programme de l’année. Mercredi dernier, ses camarades de la Terminale langue littérature (TLL2) et elle ont suivi les cours d’allemand et de mathématique. La lycéenne dit s’être réinscrite à 20.000 Fcfa contre 10.000 pour l’année scolaire 2024-2025. Sa camarade Ouleymatou Diarra dit n’avoir pris au sérieux la menace de fermeture de son établissement.
Aux environs de midi à l’école de la Cathédrale, des parents d’élèves étaient venus récupérer leurs enfants. Une dame à bord d’une voiture Toyota indique que les frais de scolarité de cet établissement aussi ont augmenté. Un enseignant du Lycée Prosper Camara, joint au téléphone, explique que les inscriptions des élèves sont en cours dans son établissement dont les responsables ne se sont pas prononcés sur une probable fermeture des lieux. En outre, il signale que la reprise des cours est affectée par l’arrêt de travail des Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 du District de Bamako.
Mohamed DIAWARA
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.