
Vingt ans de réclusion criminelle. C’est la peine infligée à
un certain Abdoulaye Niaré après son jugement à la Cour d’assises de Bamako.
Cet homme s’est rendu coupable de tentative d’assassinat dont la victime, N.
Diarra, n’était autre que la mère de son enfant avec qui, il entretenait une
relation de concubinage. La sordide histoire s’est passée courant 2019 à Bako,
dans la Commune rurale de Kiban, Cercle de Banamba. Le cas d’assassinat est un
fait répréhensible prévu et puni par le Code pénal dans les dispositions de ses
articles 199, 200 et 3 pouvant donner lieu à l’application de peines
criminelles.
De l’acte d’accusation et de renvoi en Cour assises, il est
ressorti les faits suivants: Abdoulaye vivait en concubinage avec N. Diarra qui lui a
donné un enfant. Le temps passant, la jeune femme a été promise en mariage à un
autre homme à Marca-Coungo. Dans la foulée, le père exigea la concrétisation de
ce lien et il en fût ainsi sans grande difficulté. Cette situation semble avoir
engendré une frustration qui a sérieusement marqué Abdoulaye, chasseur de son état.
Complètement dépité par ce fait, l’homme a surpris la jeune dame et a ouvert le
feu sur elle. Elle aura la vie sauve par miracle. C’est comme cela que le nommé
Abdoulaye a été remis à la justice qui l’a inculpé de tentative
d’assassinat. À l’information judiciaire, l’inculpé n’a pas cherché à se
disculper. Il a, sans ambages reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a néanmoins tenté de justifier son acte
par la traitrise dont il a été victime de la part de la victime.
Aimer à la folie.
à l’audience, pour mieux se défendre, le jeune homme n’a pas
cherché à varier dans ses déclarations. Il est resté fidèle à ses aveux dans
l’intention que cela lui épargnera des soucis pour la suite du procès. « Oui,
j’ai tiré sur lui à bout portant », a-t-il clairement dit au président de la
Cour sur les faits. « Tu as tiré combien de coups ? a demandé le magistrat qui
voulait des détails sur les faits.
« Un seul coup », a répondu Abdoulaye. Toujours dans la même logique d’éclairer la lanterne de la Cour au
détails près, le président lui a posé la question de savoir s’il aimait
vraiment celle sur qui, il avait osé tirer. La réponse de celui-ci a été, on ne
peut plus claire. « Walaye, je l’aime. Je l’aime plus que moi-même », a-répondu
l’accusé, provoquant des éclats de rire et des bourdonnements dans la salle. «
Tu as visé quelle partie de son corps ? a demandé un assesseur. L’inculpé de répondre
sèchement.
« J’ai visé son pied. Elle était
assise et, moi débout ». Et pourquoi, elle a été touchée à la poitrine, a enchaîné
le ministère public ? « Walaye, (traduisez, « je jure ») j’ai touché le pied.
C’est un fusil de chasse, les projectiles peuvent atteindre d’autres parties du
corps sans le vouloir », s’est-il défendu
avant de mettre son acte sur le compte de satan. « Je n’étais pas parti
avec l’intention de lui faire du mal, encore moins de tenter de la tuer »,
s’est-il défendu mordicus. La victime présente à l’audience est passée à la barre pour éclairer
les lanternes de la Cour. De ses
explications, les juges retiendront que le jour des faits, l’accusé s’est
subitement énervé lorsqu’il était question de leur enfant.
Circonstances atténuantes malgré tout
C’est par la suite que l’homme a dégainé son armé artisanale pour faire feu. « Il n’y a pas eu de dispute entre nous. Il s’est énervé en me menaçant de me tuer. Puis, il s’est levé pour tirer sur moi sans viser une partie précise du corps. La victime de poursuivre. « Ce n’était pas sa première fois, il m’a une fois menacé de me tuer avec un couteau à Marka-Coungo si jamais je le quittais », a-t-elle
expliqué.
Où est ce que la balle t’a touché, voulait savoir un juge ?
En réponse, la victime précisera que c’est au niveau de son sein. à la lumière
de ces faits, le ministère public pense que l’accusé a manqué son but. « Il
voulait la tuer avec un fusil en tirant sur elle à bout portant », a indiqué le
magistrat, estimant que la partie visée était une partie vitale et
qu’heureusement, elle en est sortie indemne. Partant de ces faits, le défenseur
des citoyens a requis de retenir le suspect dans les liens de la culpabilité
sans circonstances atténuantes.
« Pas de pardon pour lui, il ne le mérite pas »,
pense le magistrat debout.
L’avocat de la défense
n’était pas de cet avis. Pour lui, une faute avouée est à moitié pardonnée. «
Il n’a pas nié les faits, sauf le fait des menaces qu’il a proférées contre la
jeune fille », s’est défendu le conseil de l’inculpé. L’avocat a centré sa
plaidoirie pour l’obtention de circonstances atténuantes. C’est pourquoi, il
n’a de cesse sollicité le pardon de la Cour.
Visiblement, le conseil l’avocat de la défense semble avoir eu gain de cause. Son client a été reconnu coupable certes, mais la Cour lui a accordé des circonstances atténuantes. Sur la peine, le parquet a requis une bonne application des dispositions de l’article 18. La défense a sollicité la Cour de continuer dans sa logique de clémence afin de permettre à l’accusé de regagner les siens. Après délibération, Abdoulaye a écopé de 20 ans de réclusion criminelle.
ACQUITTÉ POUR RAISON DE MALADIE
Viol, coups et blessures volontaires et vol, ce sont les
infractions pour lesquelles Boubacar Diarra a comparu devant les jurés de la
Cour d’assises. à cause de son instabilité mentale plaidée par son conseil, le
jeune homme a recouvré sa liberté. Les faits dont le quadragénaire était
suspecté se sont passés courant 2019 dans la ville garnison de Kati alors qu’il
avait abusé sexuellement de sa victime sous la menace de bâton. Ces faits dont
il s’est lui-même rendu coupable sont prévus et punis par les dispositions 207,
226, 252 et 257 du Code pénal. Ils peuvent donner lieu à des peines
criminelles.
Des faits, nous retiendrons que ce suspect s’est introduit
nuitamment dans la chambre de la dame A. Fané avec des avances d’entretenir du
sexe avec elle. Face au refus, Boubacar a abusé d’elle de force en l’assommant à
coups de bâton avant d’emporter la somme de 260.000 Fcfa et un téléphone
portable. Alerté par la clameur publique, il prit la fuite et a été aperçu tout
nu avec un bâton en main, par un certain M. Yanogo mari de la dame victime qui
le pourchassa sans succès. à défaut de n’avoir pu l’appréhender, il porta plainte contre lui à la Brigade de
recherches de gendarmerie de Kati où, à la suite d’une enquête ouverte, il fut
interpellé, poursuivi et inculpé devant le magistrat instructeur pour coups et
blessures volontaires, viol et vol.
De nombreuses zones d’ombre
À la barre devant les juges, après de multiples questions,
l’inculpé a reconnu les faits. Une attitude qu’il avait adopté depuis l’enquête
préliminaire et devant le juge instructeur. Le ministère public a indiqué que
son acte résulte d’une opération savamment planifiée et préméditée notamment
par le fait de se munir d’un bâton et attendre la nuit entre 2 heures et 3
heures du matin en l’absence du mari de sa victime, pour agir en l’assommant
avant d’abuser d’elle. Partant de cela, il a demandé aux juges d’assoir sa
culpabilité sans lui accorder la moindre circonstance atténuante. La défense a émis
des doutes par rapport à la personne de son client. Elle a plaidé de revoir
bien le dossier de son client parce que depuis l’enquête préliminaire jusqu’à
l’instruction, ils n’ont pas pris en compte l’absence d’un certificat médical.
Le conseil a qualifié de grave l’acte posé par son client tout en soutenant son état de démence. Il a ainsi sollicité les juges d’acquitter son client car, dit-il, il est sous traitement médical : « Il souffre d’une psychose hallucinatoire chronique » depuis 2015. S’il faut le croire, le temps passé à la prison aurait aggravé sa santé. La Cour dans son arrêt de condamnation a statué sur l’absence de certificat médical depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’instruction. Apparemment cela a facilité son acquittement. Enfin de compte, Boubacar est ressorti libre du tribunal. Et c’est pour suivre son traitement.
Tiedié DOUMBIA
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