Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a participé, mardi 9 avril dans la salle des banquets du Palais de Koulouba, à la prière collective à l’occasion de la fête de l’Aid el Fitr. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et du corps diplomatique y ont également pris part.
Cette prière qui a
été dirigée par l’imam du palais de Koulouba, Abdrahamane Touré, marquait la
fin d’un mois de jeûne et de prières de la communauté musulmane de notre pays.
Dans son sermon, l’imam Abdrahamane Touré a prêché la foi et demandé d’avoir la
crainte divine. Il a formulé des bénédictions pour le Mali et les autorités de
la Transition, afin de leur permettre de relever les défis qui assaillent le
pays. L’érudit a terminé, en formulant des vœux pour le retour définitif de la
paix au Mali et souhaité longévité, santé et bonheur au chef de l’État.
À l’issue de la
prière, le président de la Transition a accordé à la presse une brève interview
dans laquelle il a souhaité une bonne fête de Ramadan à tous les fidèles
musulmans du Mali. Le colonel Assimi Goïta a également prié pour le repos
éternel de nos disparus civils et militaires et pour la paix et la stabilité au
Mali. À ce propos, il a salué le démarrage du Dialogue inter-Maliens pour la
paix et la réconciliation nationale, prévu le 13 avril prochain. Le chef de
l’État s’est dit convaincu que cette initiative permettra de réconcilier les
Maliens.
Le président de la Transition a, par ailleurs, félicité l’engagement
des Forces de défense et de sécurité qui, de jour comme de nuit, livrent une lutte
sans merci contre les ennemis de la paix en vue d’assurer la défense de la
patrie. Le colonel Assimi Goïta a aussi salué la résilience des Maliennes et
des Maliens face à la crise énergétique sans précédent que connaît le pays. Il
a assuré que le gouvernement est à pied d’œuvre pour apporter la solution à
court, moyen et long terme à cette situation.
Pour mémoire, c’est
en décembre dernier lors de son adresse à la Nation à l’occasion du nouvel An,
que le chef de l’État avait annoncé, la création du Dialogue inter-Maliens pour
permettre aux filles et aux fils de notre pays de dialoguer directement entre
eux, en vue de restaurer la paix, consolider l’unité nationale et raviver le
vivre-ensemble.
Le président de la Transition avait alors invité à puiser dans
notre histoire pour construire une mémoire collective à la fois pour les
générations actuelle et future. Cela, afin que le pays ne retombe plus jamais
dans des situations de déchirements. «Toutes les voix doivent être écoutées et
tous les avis doivent pouvoir s’exprimer. Il s’agit donc, comme le dit
l’expression populaire, de laver le linge sale en famille», a dit le colonel
Assimi Goïta.
À l’issue de ce dialogue, décidé et conduit par les Maliens eux-mêmes, sans ingérence extérieure, c’est un peuple réconcilié et rassuré qui devra pouvoir exprimer à l’unisson sa confiance en l’avenir. Ce faisant, le pays aura prouvé sa capacité à régler lui-même ses propres problèmes et à renforcer chaque jour sa souveraineté. Cependant, a précisé le président Goïta, il n’y aura aucune place dans ce grand forum national pour les ennemis de notre peuple qui veulent remettre en cause l’unicité et la laïcité de l’État, ainsi que l’intégrité de notre territoire.
Bembablin DOUMBIA
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