Ces
assurances ont été données, jeudi dernier, par le chargé d’affaires de
l’ambassade de Belgique au Mali, Patrick
Deboeck, à la résidence sise à la Cité du Niger, à l’occasion de la fête du roi
Philippe. C’était en présence du directeur Europe du ministère des Affaires
étrangères et de la Coopération internationale, Gaoussou Cissé et des membres
du corps diplomatique.
Chaque 15 novembre est
consacré à la fête du Roi. L’évènement offre l’occasion de célébrer la
monarchie et de renforcer les liens entre le souverain et les citoyens belges.
La rencontre du jeudi a donné l’opportunité de souligner les liens d’amitié
entre les deux pays. Appréciant l’ouverture du Mali à des partenariats
sincères, le chargé d’affaires de l’Ambassade de la Belgique a affirmé
qu’aucune relation n’est totalement «désintéressée». D’après Patrick Deboeck,
son pays n’a pas d’agenda caché dans sa coopération avec le nôtre. Il a ensuite
ajouté que la Belgique a intérêt à ce que le Mali et tout le Sahel soient
stables, prospères et en paix. «Parce que le Sahel pour nous, Belges et
Européens, c’est l’étranger proche, et nos destins sont en quelque sorte liés»,
a-t-il déclaré.
Revenant sur l’engagement
de son pays au Mali pendant les 12 derniers mois, le diplomate belge a indiqué
que leurs efforts se sont poursuivis par l’intermédiaire de l’Agence belge de
développement (Enable). Il a signalé à ce niveau que de nouveaux projets en
matière de lutte contre le changement climatique ont été lancés dans la Région
de Koulikoro dans le cadre d’un portefeuille thématique doté de 7,5 milliards
de Fcfa. «Cela témoigne de la poursuite de notre engagement sur le plan de
l’environnement, de l’assainissement et du développement durable», a souligné
le chargé d’affaires. Ce pays reste le chef de file des partenaires techniques
et financiers au sein du groupe de dialogue «élevage et pêche».
Il assure
également la coprésidence du groupe des bailleurs humanitaires dans notre pays.
«Notre coopération au développement et notre assistance humanitaire se
déclinent en outre à travers une série d’ONG belges et d’agences des Nations
unies», a expliqué Patrick Deboeck. En effet, le Programme des Nations unies
pour le développement, le Programme alimentaire mondial et l’Organisation
internationale pour les migrations se sont vu allouer ensemble, cette année,
près de 8 milliards de Fcfa pour leurs programmes au Mali, a-t-il rappelé.
L’octroi des bourses aux étudiants maliens, en 2024, fait également partie des
efforts de ce pays. Le chargé d’affaires a indiqué que le monde a plus que
jamais besoin de paix et de réconciliation. Il a émis une pensée pour les
victimes de la Palestine.
Pour sa part, le
directeur Europe du ministère en charge des Affaires étrangères s’est réjoui du
fait que les liens d’amitié et de coopération entre le Mali et la Belgique
affichent une solidité à l’épreuve du temps et des circonstances. «Notre
relation bilatérale se consolide chaque année davantage dans une dynamique
mutuellement bénéfique», s’est félicité Gaoussou Cissé. Selon lui, cette
relation se manifeste, en ce qui concerne le bien-être des populations
maliennes, à travers des programmes et des projets couvrant des secteurs
prioritaires notamment le développement rural et la sécurité alimentaire, la
décentralisation et la déconcentration.
Le directeur Europe a ensuite réaffirmé la volonté des autorités maliennes à poursuivre le dialogue et la coopération avec l’ensemble des partenaires, conformément au respect de la souveraineté du Mali, au respect des choix de partenariat stratégique de notre pays et à la défense des intérêts du peuple malien.
Bembablin DOUMBIA
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