Des producteurs ont évoqué des problèmes, notamment l’apparition de nuisibles sur les cultures, telles que les jacides piqueurs suceurs sur le cotonnier
Pour cette visite de
trois jours (15 au 17 août 2024), ils étaient accompagnés de plusieurs experts
des services du secteur du développement rural. Durant son
séjour, le chef du département en charge de l’Agriculture a rencontré les
exploitants agricoles et suivi la physionomie de la campagne agricole
2024-2025. L’objectif était d’avoir un aperçu général sur la situation de la
campagne et aussi sur les contraintes dans lesquelles, elle a démarré. La
tournée a débuté dans la localité de Touna, située dans le Cercle de Bla, où la
délégation a échangé avec les producteurs sur les difficultés liées au
démarrage des activités de la campagne agricole. La délégation s’est ensuite
rendue à Nèguéna dans la même localité.
Dans ces
différentes zones visitées, les producteurs sont confrontés, notamment à
l’apparition de nuisibles sur les cultures, telles que les jacides piqueurs
suceurs sur le cotonnier. S’y ajoutent un faible traitement des cultures et des
problèmes liés à l’excès de la pluviométrie sur certaines cultures sensibles à
l’eau. Partout où la délégation est passée, elle a assuré les producteurs du
soutien et des encouragements des autorités. Et surtout, elle a prodigué des
conseils utiles aux producteurs sur le calendrier agricole pour la réussite de
cette campagne.
Karim
Samaké détient 2 hectares de coton et plus de 9 hectares de cultures sèches
(mil, sorgho, maïs, etc.). Ce producteur fait le traitement phytosanitaire de
ses cultures chaque 15 jours. Après deux opérations de traitement sur son
cotonnier, il peine toujours à se débarrasser des nuisibles. Cependant, il se
dit inquiet avec l’apparition des insectes sur ses cultures même si pour le
moment, aucun cas d’attaque n’est enregistré. «Aujourd’hui, nous serons très
heureux d’avoir des pesticides de bonne qualité pour se débarrasser des
insectes afin de pouvoir tirer le maximum de profit», a-t-il plaidé. Au-delà du
problème des nuisibles sur le coton, le producteur se plaint également de
l’abondance de l’eau qui cause des dégâts.
À Nèguéna,
lors de la visite du champ de 2 hectares de coton de Yaya Tangara, la
délégation a pu constater la même présence des insectes piqueurs suceurs des
plantes. Bien que l’état végétal des cultures soit très avancé, la présence de
ces nuisibles inquiète le producteur qui craint cette année, «une chute de sa
production».
Pour
apaiser les producteurs, Daniel Siméon Kelema et les experts ont donné des
conseils pratiques sur l’utilisation appropriée des produits phytosanitaires et
le traitement des champs. Par rapport à l’apparition des insectes sur les
cultures, il a dit aux producteurs de suivre le programme de traitement normal
des champs, tout en les rassurant de la disponibilité constante des services en
charge de la protection des végétaux. Il a exhorté l’encadrement à se donner la
main afin de fournir plus de conseils et pratiques appropriés aux producteurs
pour pouvoir atténuer les impacts sur les cultures.
Malgré le
démarrage de la campagne dans ces villages à partir du 15 juin, le ministre a
jugé la physionomie de la campagne rassurante au regard de l’aspect végétatif
des champs et de certaines cultures comme le maïs, le mil et le sorgho. Même si
dans ces endroits, certaines cultures sont plus ou moins inondées, le chef du
département de l’Agriculture a estimé que les paysans ont fait le bon choix
pour emblaver des parcelles avec du sorgho.
Car pour lui, même après le retrait
de l’eau, le sorgho est une culture qui peut reprendre. Après l’étape de Touna
et Nèguéna, Daniel Siméon Kelema et sa délégation ont visité vendredi matin,
deux champs de coton dans les localités de Zankapéla et Nièsoumana. À la
différence des autres localités visitées, les tailles des superficies de ces
zones sont relativement plus grandes. Elles vont de 5 à 15 hectares. Il s’est
trouvé également qu’il y a une grande différence entre les dates des semis.
L’état végétatif des champs dans ces dernières localités est avancé et
meilleur.
La densité très moyenne des parasites est aussi sans impacts sur le développement des plantes. Cependant, les producteurs de ces zones réclament l’approvisionnent en intrants agricoles. Visiblement même si les conseils donnés par l’encadrement sont respectés par les producteurs, le ministre leur a tout de même conseillé de revoir l’agenda des traitements des champs.
Makan SISSOKO
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