Des mannequins habillés avec du textile africain
L’événement d’envergure internationale réunira
les créateurs de mode africaine, les mannequins de renom et autres
professionnels de l’art et de la culture. Après le lancement et un premier casting à
Bamako, les initiateurs ont organisé, vendredi dernier dans un hôtel de la
place, une soirée de promotion autour d’un cocktail pour expliquer davantage
l’importance de ce rendez-vous à venir. C’était en présence du directeur
national de l’Artisanat, Daha Niasse, de diplomates, de mannequins et d‘autres
invités de marque ainsi que l’initiatrice principale de la soirée et créatrice
de mode, Marie Kaba.
Celle-ci a expliqué l’importance du textile
dans notre quotidien et sa place dans les relations diplomatiques. Selon elle,
cette activité permettra de booster l’utilisation du textile africain, mais
surtout de lui offrir une place de choix sur le marché de l’art africain. Et de
dire que dans le domaine de la coopération, le textile est un outil qui
renforce les relations culturelles entre les pays et développe les échanges
commerciaux.
La Nuit du textile
africain n’est pas un simple défilé de mode, mais treste une action de
promotion du secteur de l’artisanat qui contribue au développement
socio-économique de notre pays. Et la Haute couture chez Marie Kaba est l’aboutissement d’un long processus de
croissance qui a été parfois semé
d’embûches et de défis. Et la créatrice de mode de soutenir que les ressources
limitées et les défis logistiques au départ n’ont pu entamer sa détermination
dans sa quête d’excellence.
«Dès les
premiers jours, je me suis engagée
avec passion et détermination à investir
mon temps, mon énergie et
à puiser dans
mes propres ressources pour
développer cette entreprise,
consciente de son
potentiel à devenir une véritable vitrine de la mode internationale»,
expliquera Marie Kaba. Aujourd’hui, la Haute couture chez Marie Kaba est une
entreprise de mode respectée et reconnue dans l’industrie de la mode à
l’échelle internationale.
Le thème est
très significatif dans le contexte
actuel de notre pays. En utilisant la
mode comme un langage universel, cela va favoriser la compréhension culturelle
et renforcera les liens diplomatiques
entre les nations africaines et le
reste du monde. Aux dires de Marie Kaba, cette synergie entre la mode et
la diplomatie vise à promouvoir la diversité culturelle tout en créant des
opportunités économiques et artistiques à l’échelle internationale. La mode est bien plus
qu’une simple expression d’esthétique. C’est un
langage universel qui transcende les barrières linguistiques et
culturelles, surtout en cette période où les frontières semblent se fermer.
Elle fera aussi
sienne cette pensée d’Yves-Sain-Laurent :
“la mode n’est
pas quelque chose qui existe seulement dans les vêtements. La mode est
dans l’air porté par le vent, on la devine».
Ainsi, la Nuit du textile africain n’est pas simplement un défilé de
mode, mais c’est aussi un pont entre les nations, un dialogue des cultures, et
une affirmation de l’identité africaine
dans toute sa splendeur, a-t-elle expliqué.
Dans un magazine sur les ambitions de la styliste malienne, le ministre chargé de la Culture, Andogoly Guindo, témoigne de l’engagement et de la qualité du travail de Marie Kaba et rassure aussi sur l’accompagnement des autorités de la Transition dans la quête de souveraineté du textile malien. Le directeur national de l’artisanat a dit ceci : «il fallait cet événement d’envergure pour combler le vide dans la promotion du textile africain après Chris Seydou». La Haute couture de Marie Kaba porte l’image du pays sur les grands podiums de la mode a rappelé le représentant du ministre.
Amadou SOW
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