#Mali : Rencontres de Bamako : 30 artistes triés sur le volet attendus

Les 30 artistes retenus pour l’exposition panafricaine de la 14è édition de la Biennale africaine de la photographie, prévue du 16 novembre 2024 au 16 janvier 2025, sont connus depuis vendredi dernier. L’information a été donnée au Musée national du Mali à la faveur d’une conférence de presse, animée par le commissaire général de la Biennale, Lassana Igo Diarra.

Publié lundi 15 juillet 2024 à 08:10
#Mali : Rencontres de Bamako : 30 artistes triés sur le volet attendus


C’était en présence de la commissaire associée nigériane Mme Oyindamola, du conseiller technique au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Mamadou Cissé, et du directeur général de la Maison africaine de la photographie (Map), Tidiane Sangaré.
 La Biennale africaine de la photographie s’est imposée dans l’agenda des grandes rencontres photographiques à l’échelle africaine. Elle est devenue un événement culturel majeur du continent, bien appréciée par la diaspora africaine au même titre que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) au Burkina Faso et le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa)  en Côte d’Ivoire.


L’événement, qui se tiendra  dans la capitale malienne, soufflera 30 bougies.   D’entrée de jeu, Mme Oyindamola, également conférencière, expliquera les critères de sélection des artistes. «Le travail a été très compliqué, car il y avait énormément de talents. Mais nous avons pu retenir 30 artistes sur plus de 500 candidatures d’artistes africains et de la diaspora», soulignera la conférencière.
 Les critères portaient sur la qualité technique des œuvres, le respect de la thématique «Kouma». Mais aussi d’autres aspects, notamment la répartition géographique de la provenance des candidats.


Sur les 30 artistes retenus figurent quatre photographes maliens dont deux femmes (Kanni Sissoko, John Kalapo, Mariam Niaré et Seyba Keïta). Le conférencier principal, Lassana Igo Diarra, a exprimé sa satisfaction par rapport aux nombres de postulants. «Nous avons reçu plus de 500 candidatures d’Afrique et de la diaspora africaine. L’équipe de la direction artistique a travaillé pendant deux mois sur les dossiers, avant de se retrouver à Bamako pendant une semaine pour finaliser la sélection», a-t-il déclaré. Il est également revenu sur la pertinence du thème «Kouma» qui offre un espace de dialogue pour les artistes, et rappelé que l’ambassadeur de la présente édition est l’artiste Salif Keïta. Celui-là même qui a à son actif un morceau dédié à la parole «Kouma».
«C’est une chance, mais également un défi pour nous, car c’est une édition spéciale», a souligné le commissaire de la rencontre.


Il a surtout rappelé que l’édition de cette année coïncide avec le 30e anniversaire de la Biennale. Le format habituel sera revu parce qu’il est prévu beaucoup d’innovations.
Au menu, il y aura plusieurs autres activités, notamment le studio d’Afrique, les légendes du Mali, les amicales de Cabral, les 100 ans de la famille Niaré et radio Biennale. Le conférencier a aussi évoqué les capitales régionales pour élargir le schéma des expositions et le Maroc qui est le pays invité. Igo Diarra a tenu à remercier l’engagement des équipes éditoriales et de la scénographie pour leur déplacement dans un contexte difficile.


«Plus de 300 professionnels et une centaine d’hommes de médias sont attendus à Bamako», a conclu le patron de la Biennale.
Pour sa part, Dr Mamadou Cissé a témoigné de l’engagement des autorités à réussir la Biennale africaine de la photographie dont l’organisation s’inscrit en droite ligne de la politique de refondation, prônée par les autorités de la Transition. Mais participe aussi de l’édification du Mali Kura et constitue un levier de renforcement du positionnement stratégique de notre pays dans le concert des nations. Elle représente aussi un espace de renforcement de l’identité culturelle. Son objectif global est de renforcer la coopération culturelle et faire de la culture un levier de consolidation de l’identité culturelle africaine et de développement socio-économique de notre pays.

Amadou SOW

Lire aussi : La Foire aux disques : Dialogue entre mémoire et modernité

La première édition de la «Foire aux Disques» s’est déroulée du 24 au 27 septembre dernier au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba (PCAHB) sous le thème : « La Musique : hier, aujourd’hui et demain »..

Lire aussi : Festival culturel Fêrêba : Le balafon au cœur du patrimoine culturel

La 2è édition du Festival culturel Fêrêba s’est déroulée du 25 au 26 septembre dernier à Kalabancoro sous le thème : «Balafon, patrimoine culturel du Mali, facteur de l’éducation et de la cohésion sociale»..

Lire aussi : Mois du tourisme : Le tourisme comme levier de croissance et de cohésion nationale

Le tourisme interne constitue un secteur stratégique et porteur d’espoir dans le contexte de refondation du Mali. Chaque déplacement à l’intérieur du pays contribue à faire fonctionner toute une chaîne de valeurs impliquant notamment les transporteurs, hôteliers, restaurateurs, commerçan.

Lire aussi : Exposition Photos : Hommage au président Modibo Keita

Les photographies exposées ne racontent pas seulement la vie du Président Modibo Keita. Elles parlent aussi d’un peuple en marche, d’une nation en construction et d’un continent qui cherchait à écrire son destin.

Lire aussi : Productions artistiques et culturelles : Quand l’art devient une force pour se relever

Dans les salles de spectacle, les quartiers, les festivals ou les écoles, les artistes transforment les épreuves du quotidien en messages d’espoir. Face aux crises, la culture s’impose comme un espace de résistance, de dialogue et de reconstruction collective.

Lire aussi : Centre Kandioura Coulibaly : La continuité d’une vision

Parfois, le destin freine l’ambition des hommes. C’est le cas de Kandioura Coulibaly, artiste-compositeur et créateur de mode, qui nourrissait l’ambition de construire l’un des plus grands musées d’Afrique consacrés, à l’accoutrement et aux parures..

Les articles de l'auteur

Centre Kandioura Coulibaly : La continuité d’une vision

Parfois, le destin freine l’ambition des hommes. C’est le cas de Kandioura Coulibaly, artiste-compositeur et créateur de mode, qui nourrissait l’ambition de construire l’un des plus grands musées d’Afrique consacrés, à l’accoutrement et aux parures..

Par Amadou SOW


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 16:42

Mine : Cheick Ahamed Théra, meilleur entrepreneur minier

Le PDG de Mali Mining Services (MMS) et de Salmamy Drill a été distingué lors de la 10è édition des Kewalé Pan Africa Awards.

Par Amadou SOW


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 08:26

Rencontres africaines de la photographie : Les grands chantiers se dessinent

Le délégué général de la 15è édition et son équipe curatoriale ont fait l’état des lieux des sites retenus. Ils ont aussi échangé avec les responsables de ces structures sur la faisabilité des différents projets et les stratégies de mobilisation du public.

Par Amadou SOW


Publié mardi 15 septembre 2026 à 08:31

Théâtre : Le projet «éclat de plume» pour initier les jeunes

Le projet consiste à former 10 jeunes sur les 4 phases du théâtre; à savoir l’écriture, l’édition, jeux d’acteurs et création plus diffusion.

Par Amadou SOW


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 09:15

Théâtre : Côté-cour restitue « les racines d’un même arbre »

C’est dans un décor animé par un grand arbre, implanté au beau milieu de la scène que l’Association culturelle Côté-cour a présenté samedi dernier, dans ses installations, « Les racines d’un même arbre »..

Par Amadou SOW


Publié mardi 01 septembre 2026 à 08:56

Taama Denw : Un pont entre les maliens

La tribune des Maliens du monde est une émission mensuelle de 45 minutes réalisée par notre confrère de la radio Altitude FM à Toulouse, Bakara Diallo. Dans cette production télévisuelle, la parole est donnée aux Maliens établis à l’extérieur.

Par Amadou SOW


Publié mardi 01 septembre 2026 à 08:53

La passion chevillée au corps

On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..

Par Amadou SOW


Publié mercredi 19 août 2026 à 09:01

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner