Le Contrôleur général de Police Cheick Keïta
Le directeur général de la Police des frontières, le Contrôleur général de Police Cheick Keïta donne des détails sur ce nouveau document de voyage dont se serviront désormais les citoyens du Mali, du Burkina Faso et du Niger dans un entretien qu’il nous a accordé.
Pour le Directeur général de la Police des frontières, le choix fait par les trois Présidents de la Confédération est sincèrement celui des peuples de l’AES. «Nous nous sommes mis à la tâche pour satisfaire les citoyens afin de mettre en valeur cette souveraineté retrouvée», a fait savoir le Contrôleur général de Police Cheick Keïta. À la question de savoir si ceux qui possèdent déjà le passeport Cedeao actuellement sont obligés de venir changer ce document ou peuvent continuer à voyager avec jusqu’à son expiration, il dira que le communiqué fait par le gouvernement clarifie cela déjà.
Selon lui, ceux qui détiennent le passeport Cedeao peuvent continuer avec ce document, car les deux circulent concomitamment. «Les deux sont valables. Maintenant à l’expiration, quand ils viennent à la Direction générale de la Police des frontières, on leur donne un nouveau passeport AES», a-t-il précisé. Il dira que le mardi 28 janvier, les citoyens sont venus pour changer leurs passeports alors que ceux-ci n’étaient pas expirés.
Le Directeurgénéral de la Police des frontières dit être à la disposition des peuples de l’AES pour l’exécution des instructions données par nos trois Chefs d’État de la Confédération et satisfaire les citoyens dans leur besoin de recouvrement de notre souveraineté. Il a rassuré ceux qui ne sont pas convaincus que le passeport nouvellement mis en circulation sera considéré comme un document valable. «Ce document est bel et bien valable comme celui du Burkina Faso et du Niger», a-t-il fait comprendre.
Pour les autres pays, le Directeur général de la Police des frontières
dira que toutes les dispositions possibles ont été prises pour l’acceptation de
ce changement survenu sur le passeport dans la mesure où chaque pays est
souverain pour confectionner son passeport. Pour le Contrôleur général de
Police Cheick Keïta, cela entre dans la catégorie des acquis de la souveraineté.
D’après lui, les partenaires, que ce soit l’Organisation de l’aviation
civile internationale (OACI), les représentations consulaires ou les
ambassades, ont été informés par le biais des correspondances envoyées par nos
trois Chefs d’État. C’est pourquoi, il rassure qu’il n’y aura pas de problème
avec ce nouveau passeport AES.
Souleymane SIDIBE
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