Les administrateurs lors de l’ouverture de la réunion du Comité de pilotage
La 2è réunion du Comité de pilotage du Projet GIZ Donko ni Maaya s’est tenue, jeudi dernier au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. L’ouverture des travaux a été présidée par le chef de ce département, Andogoly Guindo, en présence de la représentante de l’ambassade d’Allemagne dans notre pays, Agnès Borchers, de la directrice du Programme Donko ni Maaya, Mme Magali Moussa et des administrateurs.
Les
acquis, perspectives et recommandations étaient au cœur de cette 2è rencontre
du comité de pilotage.
Lancé en 2018, le Projet GIZ Donko ni Maaya est financé
par le ministère fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne et mis en œuvre
par la GIZ (Agence de coopération internationale allemande pour le
développement), dans le cadre du projet «Prévention de crise et renforcement de
la cohésion sociale à travers la promotion du secteur de la culture au Mali»,
pour une durée de 5 ans avec une enveloppe budgétaire d’un peu plus de 6
milliards de Fcfa.
Le
ministre Guindo a salué l’excellence de la collaboration culturelle entre le
Mali et l’Allemagne. Il a remercié la directrice du Projet, Mme Magali Moussa,
pour la mise en œuvre de ce programme. Cette réunion est la manifestation
vivante des bonnes relations entre les deux pays. «Le secteur de la culture est
essentiel à la paix et au développement de notre pays. Les acteurs culturels
jouent un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la tolérance et de la
compréhension mutuelle», a dit le ministre Guindo. Et de dire que le Projet
Donko ni Maaya en est un témoin éloquent. Il a salué tous les partenaires et
associations faîtières pour leur engagement dans la mise en ouvre de cette initiative salutaire.
Mme
Agnès Borchers a expliqué l’objectif du Projet qui consiste à renforcer la
cohésion sociale à travers la promotion du secteur de la culture au Mali. Elle
a félicité le gouvernement pour l’inscription de «Sigui» sur la liste du
patrimoine national. Financé par les moyens de stabilisation du gouvernement
allemand, le Projet offre aux jeunes une alternative dans la lutte contre
l’extrémiste violent et la consolidation de la cohésion sociale. Il intervient
au niveau de 3 champs d’action; à savoir les centres culturels pour les jeunes,
initiative culturelle et l’appui institutionnel.
Durant
les 5 ans, le Projet a soutenu les acteurs culturels, les jeunes et les
collectivités. On peut noter, entre autres, 14 centres culturels, 24 micros
projets et 62 initiatives culturelles. Plus de 3.800 personnes ont été formées,
soit 134 formations en plus des appuis
institutionnels à travers les ateliers et la création de la plateforme
Fuga.gouv.ml qui a déjà touché plus de 1.400 professionnels. Aussi, des défis
et difficultés liés au Projet ont été évoqués. Il s’agit de la difficulté
d’adaptation aux procédures administratives, de la lenteur ou lourdeur administrative, mais aussi de pérennisation
après le soutien. Les appuis supplémentaires dans les nouvelles régions ont été
largement discutés et la question d’autres sources de financement a été aussi
évoquée.
La réunion a été marquée par le témoignage des partenaires qui ont tous jugé pertinent de poursuivre le Projet. Une projection sur les acquis a été faite. Après présentation du Projet, les défis et les recommandations ont été énumérés. La mise à disposition des résultats des études, la question d’appui aux nouvelles régions, la diversité des fonds, la création d’un fonds appui et la continuité du Projet figurent parmi les recommandations.
Amadou SOW
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