Bamako abrite, depuis hier, la 6è rencontre du Réseau international des établissements privés de l’enseignement supérieur de l’espace Cames (Ridepes), organisée dans le cadre de la réunion de l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur du Mali (Aepes).
La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a réuni le secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), Pr Souleymane Konaté, le président du Conseil national du patronat du Mali, Mossadek Bally, des responsables d’établissements privés, des experts académiques et d’autres invités.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts du Ridepes pour relancer les activités du réseau, promouvoir un enseignement supérieur de qualité et consolider la collaboration entre les secteurs public et privé au sein des 19 pays membres du Cames. Dix pays y participent : le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Niger, le Togo, le Tchad, le Sénégal et le Mali.
Dans un contexte où l’enseignement supérieur africain fait face à des défis majeurs, notamment en matière d’employabilité des diplômés, cette rencontre a permis de consolider les acquis des éditions précédentes et de définir une feuille de route ambitieuse pour les années à venir. Les travaux s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques, alignés sur les priorités du Ridepes et du Cames à savoir la qualité de l’enseignement et la performance dans le cadre de la formation.
En matière d’assurance qualité, les échanges porteront sur le renforcement des mécanismes d’auto-évaluation interne et l’utilisation de guides visant à améliorer la qualité des services dans les établissements privés d’enseignement supérieur, afin d’aligner les formations sur les exigences du Cames et les standards internationaux.
Le président élu du Ridepes, Mahamadou Habib Diallo, a mis l’accent sur l’initiative de créer un modèle où la jeunesse africaine est formée pour exceller. Il a souligné l’importance du secteur privé, capable de transformer les défis de l’emploi et de la prospérité en un succès durable. Le président a plaidé pour des incitations fiscales conditionnées à l’employabilité des diplômés, à l’image de certains pays anglophones, qu’il considère comme des opportunités pour accélérer la formation d’un capital humain adapté aux enjeux de l’économie mondialisée.
PARTENAIRE DE CHOIX- Le secrétaire général du Cames a, de son côté, affirmé que le Ridepes constitue un partenaire de choix dans la mise en œuvre des axes prioritaires du plan stratégique de développement du Cames, grâce à sa capacité de structuration, de mutualisation et de plaidoyer. Pr Souleymane Konaté a salué les efforts de l’organisation pour regrouper les établissements des différents pays au sein d’un réseau favorisant une culture de la qualité partagée. Selon lui, le Cames se positionne comme une institution au service de tous les établissements d’enseignement supérieur publics et privés.
Des collaborations avec des institutions internationales, notamment l’Union africaine, l’Unesco et l’Uemoa, sont envisagées pour soutenir l’innovation et l’internationalisation des établissements privés d’enseignement secondaire. Les participants examineront également les mécanismes de validation des diplômes et les critères d’accréditation, indispensables pour faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants au sein de l’espace Cames.
Dans son discours, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a salué le courage et la persévérance du Ridepes. «Malgré les défis, vous avez tenu bon : 19 pays membres, des partenariats solides avec le Cames, l’Unesco et l’AUF. Les arbres ont besoin d’eau pour grandir. Cette 6è rencontre est une pluie bienfaisante pour revigorer votre réseau», a-t-il déclaré.
Pr Bourema Kansaye a réaffirmé l’importance de l’accréditation et de la qualité pour répondre aux exigences du marché du travail. Ainsi, la rencontre de Bamako témoigne, selon lui, de l’engagement résolu du Mali en faveur de la promotion de l’enseignement supérieur.
Amara Ben Yaya TRAORÉ
Rédaction Lessor
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