L’Essor :
Selon vous, quelle équipe est favorite de cette finale de la CAN ?
Eugène
Beugré Yago : En football, pour une finale, il n’y a pas de favori. Une
finale se gagne. Ce sera la finale de la fraîcheur physique. Nous sommes au 7è
match de la CAN, les joueurs ont laissé beaucoup. L’équipe qui sera bien
organisée, qui aura la fraîcheur physique, l’envie, la détermination, l’état
d’esprit, peut gagner cette finale. Pour moi, c’est du 50-50. La force du Nigeria,
c’est son attaque. Il y a Moses Simon, Ademola Lookman et Victor Osimhen.
C’est la meilleure attaque d’Afrique, voire du monde. Mais la Côte d’Ivoire a
un véritable bloc d’équipe. Depuis le match face à la Guinée équatoriale, elle
sait défendre. Il y a cette fraîcheur physique, il y a un banc qui apporte plus
à l’équipe, il y a toujours un coaching gagnant à chaque match. La fraîcheur
physique du banc ivoirien peut faire la différence. Contre l’Afrique du Sud,
j’ai vu une équipe nigériane avec des joueurs blessés qui jouent depuis 6
matches. Le match peut se jouer sur la fraîcheur physique et aussi sur le
talent des joueurs des deux équipes.
L’Essor :
Comment expliquez-vous les gros coups réalisés lors de cette CAN par certaines
qui étaient jusque-là considérées comme des petits poucets ?
Eugène
Beugré Yago : C’est le renouveau du football africain. Aujourd’hui,
beaucoup de nations ont des joueurs professionnels et beaucoup de nations
travaillent pour s’améliorer. Un exemple, la Mauritanie, ça travaille, la
Namibie ça travaille. Quand vous avez 5 à 6 joueurs professionnels à
l’extérieur, ils amènent l’intelligence, l’organisation, la tactique, le
professionnalisme dans votre équipe. Mais il y a certains pays qui stagnent,
notamment l’Égypte qui ne parvient pas à rajeunir son effectif, le Cameroun qui
n’avance pas. Je pense que le nivellement se fait par le bas. Les équipes
africaines commencent à croire qu’on peut gagner en football, si on a deux ou
plusieurs joueurs professionnels, si on a envie et si on a la détermination.
Il
y a dix ans, on ne connaissait pas la Mauritanie, ils travaillent
tranquillement, en faisant des académies et aujourd’hui ça paie. Il y a aussi
le travail de la préparation et de la formation non seulement des joueurs mais
aussi des cadres. Je pense qu’il y aura bientôt beaucoup d’entraîneurs
africains qui seront à la tête des sélections, quand on voit ce que propose
Emerse Faé avec la Côte d’Ivoire. Il faut leur faire confiance, à mon avis,
tout cela compte.
L’Essor :
Quelles sont les équipes qui vous ont séduit ?
Eugène
Beugré Yago : Je n’avais aucune lecture de la Namibie, elle m’a surpris.
J’ai aimé le Mozambique qui a mis en difficulté l’Égypte. Il y a l’Angola qui a
produit pour moi le meilleur football de cette CAN, mais qui n’est pas une
équipe rigoureuse. Il y a beaucoup d’équipes qui m’ont surpris. Quand on voit
la RD Congo, l’un des plus gros potentiels du football africain, revenir en
demi-finale, pour moi c’est une surprise quelque part, même si c’est une grande
nation de football.
L’Essor :
Quelle appréciation faites-vous du niveau de la compétition ?
Eugène
Beugré Yago : Il faut reconnaître que c’est un très bon niveau. Nous
sommes Africains, souvent on regarde la Ligue des chamoisons d’Europe, mais ce
sont les meilleurs joueurs africains qui jouent en Europe. Cette CAN a été
prolifique, c’est la meilleure CAN de l’histoire. Depuis trois semaines, on ne
sait pas s’il y a le championnat de France ou le championnat d’Angleterre. Tout
le monde est tiré vers la CAN. J’aimerais remercier le président de la
Confédération africaine de football.
C’est un exemple type. Quand on regarde les Mamelodi Sundouws (l’équipe dirigée
par l’actuel président de la CAF, ndlr), on comprend comment la CAF est devenue
professionnelle. C’est vrai qu’il y a eu Issa Hayatou qui a permis au football
africain de s’installer dans le quota du football mondial, mais le vrai
développement du football africain, c’est avec Patrice Motsepe. Pour moi, avec
lui, le football africain a pris une autre envergure.
Envoyés spéciaux
Ladji M. DIABY
Habibou KOUYATÉ
Ladji Madiheri DIABY
En vue de la Coupe du monde des moins de 17 ans prévue au Qatar, la sélection nationale cadets a repris intensément le chemin des entraînements à Kabala. Récemment sacrés lors de la 2è édition des Jeux de l'AES à Ouagadougou, les protégés de Soumaïla Coulibaly s’activent pour peaufine.
En déplacement à Lomé pour affronter le Bénin dans le cadre du 2è tour aller des éliminatoires des JO 2028, l’équipe nationale féminine affiche complet. Sous la houlette de Bintou Camara, les 23 Aigles Dames sélectionnées s'entraînent dans une ambiance sereine et déterminée avec un ob.
L’ambassade de l’Inde au Mali a organisé, vendredi dernier, un marathon de l’amitié Inde-Mali. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la non-violence, célébrée chaque 2 octobre, une date qui coïncide avec l’anniversaire de la naissance de Mahatma Gand.
Dans la perspective de la nouvelle saison qui démarre ce week-end, le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) initie une série de formations sur les lois du jeu, destinées aux arbitres et aux journalistes..
Les quatre heureux élus sont le Centre Mamoutou Kané (CMK) de Koulikoro, le Centre Ladji Daby Camara (CLDC) de Ségou sur le tableau féminin; l'Association sportive Ousmane N'Diaye de Ségou et le Centre Bintou Dembélé de Koulikoro du côté des Messieurs.
Le 8è congrès ordinaire de l’Association des journalistes sportifs du Mali (AJSM) s’est déroulé, samedi dernier, à Bamako. Placé sous le signe de la continuité, de l'apaisement et de la modernisation, cet événement majeur a vu la réélection à l'unanimité du président sortant, Oumar.