De nombreux chercheurs des secteurs public et privé ont participé à ce rendez-vous scientifique
Les chercheurs des secteurs public et privé et
des étudiantes ont massivement participé au second panel, organisé par le
Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Le modérateur du 2è groupe et
consultant indépendant, Mohamed Keïta, a rappelé que le Mali dispose de
ressources minières (or, cuivre, phosphate et calcaire) essentielles pour son
économie. Et de dire que le secteur extractif, moteur de notre économie,
contribue de manière significative aux recettes d’exportation et à l’emploi.
Selon lui, notre pays reste toujours confronté à des défis.
Pour lui, la recherche et l’innovation jouent
un rôle crucial pour relever ces défis et garantir une exploitation durable de
nos ressources. Il n’a pas manqué non plus de souligner la nécessité de la
collaboration entre chercheurs, gouvernement et industriels pour développer des
solutions innovantes, des meilleures pratiques et stratégies pour l’avenir de
l’industrie extractive dans notre pays.
Le
premier panéliste, N’Gna Traoré, chercheur à l’Institut des sciences humaines
(ISH), a recommandé l’intégration de la sécurité et de la stratégie dans les
recherches minières, l’instauration d’un dialogue entre le ministère des Mines,
les institutions de recherche, les universités et les praticiens des mines, la
création d’une école des mines au Mali et l’accès des chercheurs aux
statistiques des mines. Ce qui semble être la solution pour lui.
Le 2è conférencier, Mohamed Diakité est aussi
enseignant-chercheur à l’Institut des sciences appliquées (ISA). Ce dernier
constate que la mine génère des valeurs financières, sociales et
environnementales. Mais chaque jour, les miniers font face à des challenges
gérés par les chercheurs. Le chercheur
souhaite l’équipement des universités pour résoudre les difficultés des
sociétés minières. Il souligne aussi que les mines visent deux choses :
augmentation de la productivité et réduction du coût de production pour être
compétitives et efficaces.
Au niveau des stands des produits alimentaires
et technologiques de nos chercheurs, l’ergothérapie, l’orthophonie, et
l’orthophrothésiste sont les nouvelles filières exposées par l’Institut
national de formation en sciences de la santé (INFSS). Il propose aussi
d’autres filières en Master telles que la cardiologie, la médecine d’urgence,
la pédiatrie, la dermatologie, la vénéréologie, la néphrologie et la
puériculture.
Le directeur général de l’INFSS, Pr Bokary
Diallo, a précisé que les spécialistes de ces disciplines formés pendant deux
ans pourront réduire toutes les évacuations sanitaires à l’étranger. Et
d’ajouter que le Mali est le seul pays spécialiste de l’ergothérapie en
Afrique. Par contre, notre pays et le Togo sont les deux nations expertes de
l’orthophonie et de l’orthoprothésiste en Afrique. Il a aussi rappelé les
statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui doivent pousser à
investir dans la formation des ressources humaines. À cet effet, il a souligné
qu’une étude de l’organisation onusienne atteste qu’un dollar (environ 500
Fcfa) investi dans la prise en charge de ces spécialités permet de récupérer 9
dollars (environ 4.500 Fcfa).
Précisons aussi qu’au deuxième jour des travaux ouverts lundi dernier, un autre panel avait porté sur «La diversification des matières premières en vue de réduire la dépendance du Mali aux importations de blé». La valorisation de nos produits locaux (galettes, beignets, pain traditionnel), le mélange du mil, sorgho et maïs pour fabriquer du pain et la mise en place d’une commission de suivi composée de chercheurs et de praticiens pour soumettre au gouvernement la reprise de la fabrication de «Maliburu» sur le marché sont des recommandations du groupe 2. Il est aussi bon de préciser que tous les travaux étaient supervisés par le directeur général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Pr Dirissa Samaké.
Sidi WAGUE
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