Le
ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma et le président directeur
général (PDG) de l’Office chérifien des phosphates (OCP) Africa, Dr Mohamed
Anouar Jamali, ont signé, mercredi dernier dans les locaux du ministère, un
accord de partenariat pour améliorer la santé des sols, optimiser l’utilisation
des engrais et renforcer la sécurité alimentaire au Mali. C’était en présence
du représentant de la Banque mondiale, Robert Bou Jouade.
Le
partenariat prévoit l’établissement de centres de services agricoles de
nouvelle génération, qui auront pour mission de diffuser les meilleures
pratiques agricoles. Une plateforme digitale facilitera la connexion des
agriculteurs aux chaînes de valeur agricoles et une école-laboratoire mobile
offrira des analyses de sols et des conseils agronomiques directement sur le
terrain. En outre, le partenariat s’engage à soutenir l’entrepreneuriat
agricole des jeunes et des femmes en favorisant l’agri-tech. Cela inclura des
programmes de formation, d’incubation et d’accélération de start-up en
agri-tech, ainsi que la création d’un écosystème de start-ups agricoles,
soutenus par des fonds de capital-risque pour encourager l’innovation locale.
Pour le
ministre de l’Agriculture, cet accord est la réalisation d’un partenariat
stratégique sur les engrais et la santé des sols. Il va renforcer la filière et
améliorer l’utilisation des engrais en tant qu’élément clef de la relance de la
production agricole et de la lutte contre l’insécurité alimentaire. Il a
témoigné que l’OCP Africa est un acteur mondial dans l’extraction, la
transformation, la valorisation et la commercialisation de la roche de
phosphate et de ses produits dérivés. Une expertise qui peut aider le secteur
agricole au Sahel, où les défis sont étroitement liés à la mauvaise santé des
sols, caractérisée par leur carence en nutriments. Dans cette région,
l’utilisation d’engrais minéraux, avec à peine 20 kg de nutriments par an et
par hectare de terres cultivées, reste encore très faible par rapport à la
moyenne mondiale qui est de 146 kg/ha (175 kg/ha en Inde et 393 kg/ha en
Chine).
Pour
Daniel Siméon Kéléma, cette situation défavorable ne permet pas de compenser la
perte des éléments nutritifs du sol qui sont emportés chaque année via la
production agricole et la dégradation des sols. Il ajoutera que l’offre
d’engrais au Mali, est caractérisée par un circuit d’approvisionnement étendu
et complexe, caractérisé par une logistique de transport, de stockage et de
distribution inadaptée.
Ce qui entraîne des coûts de transactions trop élevés.
La demande est forte mais les commandes sont généralement réduites. «Cet état
de fait s’explique par la combinaison de différents facteurs, dont le coût
élevé des engrais par rapport au coût global des productions et aux faibles
marges qui sont réalisées par les producteurs. À cela, s’ajoutent le manque
d’information sur la disponibilité et le coût des engrais sur le marché,
l’accès limité des agriculteurs à des sources appropriées de financement,
etc.», a détaillé le ministre.
Dr Mohamed
Anouar Jamali a rappelé que l’OCP Africa, filiale du Groupe OCP, est leader
mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés. Avant
de faire savoir que ce partenariat, soutenu par la Banque mondiale, vise à
renforcer l’agriculture durable en améliorant la santé des sols et faciliter
l’accès des petits exploitants aux intrants et services essentiels.
Il
représente une étape cruciale dans la démarche collective pour revitaliser le
secteur agricole malien, grâce à des technologies innovantes comme la
cartographie des sols. «L’OCP Africa mettra en place des parcelles
expérimentales pour tester des solutions innovantes destinées à restaurer la
fertilité des sols», a déclaré le PDG de l’Office chérifien des phosphates.
À
cet effet, a-t-il ajouté, une cartographie numérique sera élaborée, permettant
une fertilisation précise selon les principes, le bon moment, la bonne source,
le bon ratio et le bon endroit.
Robert Bou Jouade n’a pas manqué d’exprimer le soutien de la Banque mondiale au Mali dans des initiatives visant à améliorer la résilience de l’agriculture face aux défis climatiques et économiques.
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