par l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
L’objectif de ce forum était d’échangés sur ces questions en vue de proposer des solutions
L’objectif de ce forum était double. Il s’agissait d’une part de servir
d’espace d’échanges entre universitaires sur les enjeux du Dialogue
inter-Maliens et le retrait de la Cedeao des états de l’AES, et d’autre part de
tirer les leçons des différents accords de paix négociés par l’Algérie pour les
Maliens en vue de proposer des solutions. Notamment par rapport au retrait des
États de l’AES de la Cedeao. Il s’agissait aussi d’explorer les ambitions
légitimes des États à faire de l’espace sahélien, une communauté de sécurité et
de développement.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le chef de cabinet
du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr
Bakary Cissé, qui a dit que ce forum est une occasion de plus pour formuler des
recommandations pertinentes et donner des éléments permettant aux politiques de
concevoir une base de développement pour notre pays.
Le vice-recteur de l’Université des sciences juridiques et politiques de
Bamako, Pr Mamadou Lamine Dembélé, a lui expliqué les motifs de l’organisation
de ce forum. «Quand il y a les grandes questions de l’heure, les questions de
la nation, les universitaires se doivent de se mobiliser pour apporter la
réponse de la science, la réponse de la communauté universitaire en vue de
contribuer à la prise de décisions efficaces et plus utiles. C’est pourquoi
depuis l’annonce du retrait de la Cedeao
le 25 janvier dernier, la fin de l’Accord pour la paix issu du processus
d’Alger et la création de l’AES, les universitaires suivent l’évolution de la
situation avec beaucoup d’attention. Il était temps que l’on puisse organiser
ce forum afin que l’ensemble des chercheurs dans leurs disciplines respectives
puissent apporter leurs contributions et proposer des pistes d’actions», a
précisé le vice-recteur.
Selon le Pr Mamadou Lamine Dembélé, les enjeux ne sont rien d’autre que la
souveraineté et le développement du pays. Une organisation internationale comme
la Cedeao n’est qu’un regroupement d’États. Mais si à un certain moment, cette
organisation se transforme en une organisation prédatrice qui menace même la
souveraineté de ses entités, on se doit de tirer les leçons. C’est ce que le
Mali, le Burkina Faso et le Niger ont fait pour préserver leur souveraineté,
a-t-il martélé.
Ce qu’il faut, aujourd’hui, c’est de se mettre tous ensemble pour que ces nouveaux enjeux et cette nouvelle dynamique puissent assurer une plus grande stabilité et proposer des solutions pour que ces États puissent protéger leur souveraineté et assurer leur développement socio-économique.
Les universitaires ont jugé salutaire la décision du gouvernement de mettre
fin à l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. Il est important qu’on
puisse discuter et échanger pour que personne ne soit en marge de cette
communion nationale parce que le Mali est un pays de dialogue.
Le rôle des
universitaires est de pouvoir réfléchir ensemble, de remonter à la surface les
ressources endogènes dont le Mali dispose et les mettre à la disposition des
membres du comité, des acteurs et des décideurs pour qu’effectivement ces dialogues
puissent aboutir à des solutions de stabilité et de développement de notre
pays, a succinctement souligné l’universitaire Dembélé.
Sinè TRAORE
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