Marché céréalier : Les prix baissent

Cette tendance est due, en grande partie, à la bonne campagne agricole dans plusieurs endroits du pays. Un soulagement pour les consommateurs

Amadou GUEGUERE

Publié le 8 novembre 2023 à 07:17

1 284 vues Lecture : 4 minutes

Marché céréalier : Les prix baissent

Au marché de Banakambougou, le sac de 100 kilogrammes du riz Gambiaka est vendu à 41.000 Fcfa


Une nouvelle lueur brille sur le marché des vivres avec l’arrivée de nouvelles céréales sur le marché. Les prix de ces denrées de base connaissent une baisse notable.  Cette évolution longtemps attendue par les consommateurs pourrait avoir un impact majeur sur la vie quotidienne. Notre équipe de reportage a fait ce constat mardi dernier, après avoir sillonné quelques marchés de la capitale.  


En face de la Grande mosquée de Bamako, la vente des céréales (riz local, mil, maïs et haricot) bat son plein. Devant les magasins, les sacs remplis de céréales sont entreposés. Les étals débordent de céréales frais et colorées. Bandiougou Samaké, un homme du troisième âge, vêtu de blanc, est assis sur un banc devant son magasin. En face de lui, une dame, assise à même le sol, tamise le maïs. Des bourdonnements mêlés de conversation animent les lieux.  


Selon Bandiougou Samaké, les nouvelles céréales ont commencé à faire progressivement leur entrée sur le marché depuis environ plus d’un  mois. «Leur arrivée a permis de baisser les prix des produits. Le prix du riz Gambiaka se vend aujourd’hui entre 45.000 Fcfa à 50.000 Fcfa, selon la qualité contre 50.000 à 55.000 Fcfa auparavant. Le kilogramme coûtait 500 à 650 Fcfa contre 400 à 450 Fcfa, selon la qualité», confie celui dont le produit provient de Niono.
En ce qui concerne le maïs, le sac de 100 kilogrammes qui était monnayé entre 25.000 à plus de 30.000 Fcfa, est vendu maintenant entre 18.000 et 20.000 Fcfa. Le kilogramme est cédé à 250 Fcfa.  


S’agissant du mil, le prix a connu une baisse malgré l’absence des nouveaux produits sur le marché. Avant le sac de 100 kilogrammes était vendu entre 35.000 à 40.000 Fcfa. Maintenant, il est cédé entre 25.000 et 27.500 Fcfa, soit 350 Fcfa pour le kilogramme du mil pilé. Auparavant, il est allé jusqu’à 450 à 500 Fcfa. Pour le haricot qui était monnayé entre 65.000 à 70.000 Fcfa, aujourd’hui il est vendu à 45.000 Fcfa, contre 500 Fcfa le kilogramme et 700 Fcfa auparavant.
«J’ai bon espoir que les prix vont encore baisser. Selon nos estimations, les prix des céréales seront stables à partir du mois de janvier jusqu’au mois de mars», souligne celui qui à plus 40 ans d’expérience dans ce métier.


Pour Bandiougou Samaké, la situation de cette année est plus satisfaisante que celle de l’année dernière. « La bonne campagne agricole de cette année s’explique par le fait que la situation sécuritaires est un peu améliorée et que les producteurs ont eu les intrants à temps », explique-t-il.
Située à Niaréla, «Niono place» est l’un des plus grands marchés du riz local en provenance de Niono. Au moment du passage de notre équipe, quelques camions remorques déchargeaient leur cargaison de riz sous la supervision de Boureima Boiré, propriétaire de lieu. Ce dernier confirme qu’avec l’arrivée du nouveau riz, les prix ont baissé. Dans ce marché, le sac de 100 kilogramme du riz est cédé entre   32.500 et 40.000 Fcfa, contre 46.500 à 50. 000 Fcfa selon la qualité.


«Comparativement à l’année dernière, cette année s’annonce sous de bons auspices, parce que l’année dernière les prix ont baisé une à deux semaines seulement, mais pour cette année les prix ne font que baisser seulement», fait observer celui qui a plus de 30 dans ce métier.
Lassine Traoré, debout dernière une bascule, est en train de peser du riz. Tout en discutant avec ses collègues, il confie que pour le moment il y a un grand écart entre les prix de cette année et ceux de l’année précédente à la même période. «Cette année, beaucoup de paysans ont eu des engrais à temps et aux prix abordables grâce au gouvernement», témoigne-t-il tout en demandant aux autorités de chercher une solution au problème d’engrais parce que, dit-il, s’il n’y a pas de l’autosuffisance alimentaire, il n’y a pas de sécurité.


Cette baisse de prix se fait ressentir dans les autres marchés également. Par exemple, au marché de Banankabougou, le sac de 100 kilogrammes du riz Gambiaka est vendu à 41.000 Fcfa. Avant, c’était 44.000 Fcfa.  Le sac de 50 kilogrammes du mil pilé est cédé aujourd’hui à 13.000 Fcfa contre 12.500 Fcfa pour le mil non pilé. Avant, le kilogramme du mil pilé était vendu à 400 Fcfa et le mil non pilé à 350 Fcfa. Le prix du kilogramme du maïs non pilé n’a pas connu de changement sur ce marché, il est vendu à 250 Fcfa. Le sac de 50 kilogrammes est cédé aujourd’hui à 10.000 Fcfa contre 12.500 Fcfa auparavant.

L'Essor

Lire aussi : Bamako : Le Président de la Transition renforce l’autonomie énergétique de trois centres de santé communautaire

Cette opération d’installation concerne une cinquantaine de positions solaires composées de panneaux, de batteries, d’onduleurs et accessoires. Elle vient compléter la série d’installations déjà effectuée dans les grands centres hospitaliers de Bamako et des capitales régionales.

Lire aussi : Poisson : Le Goût ne se discute pas

Avec une production de 122.671 tonnes de poissons enregistrée au titre de la campagne 2025 et près de 900.000 hectares de sites aménageables pour la pisciculture, le Mali dispose d’atouts importants pour renforcer sa production de poissons d’eau douce.

Lire aussi : Hydrocarbures : La dynamique d’approvisionnement se renforce

Entre les 58,589 millions de litres acheminés en une semaine et l’arrivée de 1107 camions-citernes à Bamako, le Mali consolide progressivement son approvisionnement en carburant, grâce à la mobilisation des acteurs nationaux.

Lire aussi : Bamako: Un convoi record de 1107 camions-citernes arrive pour renforcer les stocks de carburant

Un convoi de 1 107 camions-citernes est arrivé ce lundi 26 octobre 2026, vers 8 heures dans les parcs de stationnement de Bamako après avoir traversé la nuit sous l'escorte des Forces Armées Maliennes (FAMa)..

Lire aussi : Assainissement du secteur minier : Le gouvernement serre la vis

Annulation de permis inactifs, renforcement des contrôles et lutte contre l’orpaillage clandestin : le gouvernement entend imposer le respect des règles et faire profiter davantage les Maliens de leurs ressources minières.

Lire aussi : Modification de la loi de finances 2026 : Le CNT donne son quitus

Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont approuvé, ce jeudi 22 octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi relatif à la modification de la loi de finances pour l’exercice 2026. Les travaux de la plénière étaient présidés par le président .

Les articles de l'auteur

Robert Y. Dessouassi, directeur exécutif de l’ABV : «Toutes les mesures sont prises pour rédynamiser notre institution»

Robert Y. Dessouassi, directeur exécutif de l’ABV : «Toutes les mesures sont prises pour rédynamiser notre institution»

Dans cet entretien, le directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) revient sur les enjeux de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Organisation tenue le vendredi 16 octobre à Bamako. Robert Y. Dessouassi évoque aussi les difficultés financières de l’institution et les attentes liées à la présidence malienne pour les deux prochaines années.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 20 octobre 2026 à 11:02

Autorité du Bassin de la Volta : Le Mali prend la présidence du conseil des ministres

Autorité du Bassin de la Volta : Le Mali prend la présidence du conseil des ministres

Après quatre jours de travaux préparatoires du Comité technique des experts, la rencontre s’est tenue sous la présidence d’Ahmed Ibrahim, ministre ghanéen des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, président en exercice du Conseil des ministres de l’ABV..

Par Amadou GUEGUERE


Publié lundi 19 octobre 2026 à 12:19

Autorité du Bassin de la Volta : Les experts préparent le conseil des ministres

Autorité du Bassin de la Volta : Les experts préparent le conseil des ministres

Du 12 au 15 octobre, les participants vont examiner les principaux dossiers administratifs, techniques et financiers de la Direction exécutive, notamment le renforcement de ses capacités institutionnelles et les dépenses de fonctionnement.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 13 octobre 2026 à 09:42

Cours des comptes de l’UEMOA : Les acteurs en conclave à Bamako

Cours des comptes de l’UEMOA : Les acteurs en conclave à Bamako

La 27e réunion statutaire des juridictions financières de l’UEMOA se tient dans notre capitale autour du contrôle et de la bonne gestion des finances publiques.

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 06 octobre 2026 à 13:50

Octobre urbain : L’urgence du logement

Octobre urbain : L’urgence du logement

Face à l’urbanisation rapide et au déficit de logements, le Mali veut accélérer la construction tout en améliorant les quartiers existants.

Par Amadou GUEGUERE


Publié lundi 05 octobre 2026 à 09:58

EGEPA : La phase régionale lancée à Koulikoro

EGEPA : La phase régionale lancée à Koulikoro

Ces concertations doivent faire remonter les réalités des acteurs et dégager des solutions concrètes pour moderniser les filières concernées.

Par Amadou GUEGUERE


Publié vendredi 02 octobre 2026 à 09:30

Ordre des conseils fiscaux du Mali :  Youssouf Keïta aux commandes

Ordre des conseils fiscaux du Mali : Youssouf Keïta aux commandes

L’Ordre des conseils fiscaux du Mali (OCFM) a un nouveau président en la personne de Youssouf Keïta. Il a été élu à l’issue de la 11e Assemblée générale élective tenue, samedi dernier, au Centre du secteur privé. Il dirigera un bureau de cinq membres pour un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois..

Par Amadou GUEGUERE


Publié mardi 29 septembre 2026 à 08:16

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner