La 21è session ordinaire du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa) s’est tenue, hier, à la primature. Les travaux étaient dirigés par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et le commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. On notait aussi la présence des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants des missions diplomatiques, consulaires et des organisations internationales accréditées dans notre pays.
Au cours des travaux, les membres du CNSA ont fait l’état d’exécution du Plan national de réponse de 2024 et de la coordination globale des activités, afin d’en apprécier les acquis et les limites. Ils ont également examiné le Plan national de réponse 2025 en vue d’apporter des solutions d’atténuation à nos concitoyens vulnérables à la crise alimentaire et de faire l’état de mise en œuvre des recommandations formulées lors du dernier Cnasa. L’année 2024 a été caractérisée par une pluviométrie excédentaire provoquant, parfois, des inondations avec des conséquences désastreuses sur l’ensemble du pays.
Le Premier ministre a déclaré que face à cette situation, son gouvernement a pris des mesures urgentes et adéquates pour secourir nos populations victimes et apporter sa compassion aux familles attristées. «C’est ainsi que l’État de catastrophe nationale a été déclaré pour une meilleure coordination des actions de secours et de l’assistance humanitaire», a fait savoir le Général de division Abdoulaye Maïga. Il a remercié le Président de la Transition pour avoir mobilisé, en toute urgence, 4 milliards de Fcfa pour l’assistance humanitaire immédiate, la réhabilitation des écoles inondées et le curage des collecteurs à Bamako.
Concernant la situation alimentaire, le Chef du gouvernement a indiqué que l’État, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire et les autres acteurs, a mobilisé tous les moyens à sa portée et a diversifié les réponses pour venir en aide aux victimes. En dépit de la pluviométrie abondante et les inondations occasionnées par la crue des cours d’eau, d’autres difficultés ont été enregistrées, notamment la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies, des contraintes d’accès aux intrants minéraux et l’insécurité persistante dans certaines régions.
PLUS DE 11 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES- Malgré ces facteurs défavorables, le Premier ministre a rappelé que les membres du Comité national exécutif de l’Agriculture, lors de la 15è session tenue le 27 février 2025 à la Primature, ont apprécié le bilan de la campagne agricole 2024. Les principaux résultats obtenus sont, entre autres, plus de 11 millions de tonnes de céréales, 615.000 tonnes de coton graine, 96.750 tonnes de viande rouge et 113.220 tonnes de poisson.
À ces chiffres, il faut ajouter la vaccination contre différentes maladies de plus de 41 millions de têtes d’animaux, toutes espèces confondues. Également, les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont annoncés satisfaisants avec une soudure pastorale déjà installée par endroits dans certaines zones d’élevage du pays à cause de l’asphyxie des bourgoutières. Selon le Général de division Abdoulaye Maïga, cette situation risque d’affecter négativement l’alimentation du bétail et les productions animales. À cet égard, il dira que sur le plan de la sécurité alimentaire, pour une prévision de 22.870 tonnes de céréales, 19.845 tonnes ont été distribuées, soit 85% en raison de 100 kg par ménage.
L’un des défis sera de garantir un approvisionnement régulier des marchés afin d’assurer la disponibilité des céréales pour la population, en particulier les couches les plus vulnérables, durant la période de soudure. À ce propos, le Chef du gouvernement a indiqué que cette année, les services techniques appropriés annoncent 1 million 470 mille 114 personnes en situation de crise soit 6,25% de la population, parmi lesquelles 100.941 en situation d’urgence. Et les personnes en situation de stress alimentaire sont estimées à plus de 4 millions soit 17,15% de la population.
«Pour faire face à cette situation, l’État assistera les populations ciblées, à travers l’assistance alimentaire, des distributions ponctuelles, des ventes à prix subventionné et la mise en place des facilités alimentaires», a annoncé le Général de division Abdoulaye Maïga. Ajoutant que l’intervention de l’État auprès des populations vulnérables sera complétée par des apports de certains partenaires et amis du Mali. En outre, le Premier ministre s’est réjoui de la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle et la mise en place de l’initiative Facilité alimentaire malienne (FAM), un instrument novateur pour accroitre la flexibilité et l’efficacité des interventions en matière de sécurité alimentaire.
Makan SISSOKO
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