2025, année de la culture au Mali : Tout un symbole…

L’érection d’une citoyenneté malienne porteuse de vraies valeurs socio-culturelles est un gage de réussite. L’histoire retient que le Mali jouissait d’une grande réputation qui imposait le respect, surtout dans les domaines du savoir et du savoir vivre.

Publié jeudi 30 janvier 2025 à 09:22
2025, année de la culture au Mali : Tout un symbole…

Dans l’affirmation de l’identité nationale, des sources authentiques au nombre desquelles nous notons les comportements vertueux, l’exemplarité des marques d’un leadership de qualité, le réflexe d’esprit de sagesse et d’entreprise, l’attachement aux résultats probants, inspirent profondément les aspirations des populations. Elles reflètent une claire image des empreintes d’un passé fascinant et constituent des lanternes qui, au fil des générations, vont continuer à éclairer la voie d’épanouissement du Mali, à stimuler la légitime fierté d’appartenance à une nation phare en matière de culture.

Quoi de plus normal que 2025 soit décrétée «Année de la culture au Mali». Quoi de plus salutaire qu’une telle décision soit bien appréciée, qu’elle déclenche un écho sonore sur toute l’étendue du territoire national et même au-delà. À la croisée des chemins du développement, force est de reconnaitre la haute portée stratégique du volet culturel dans le contexte d’évolution de notre pays vers un meilleur destin. C’est dans ce cadre que nous voudrions apporter une modeste contribution couchée sur papier selon l’expression du célèbre traditionnaliste feu Amadou Hampathé Ba (paix à son âme !), étant entendu que dans tout processus, les écrits, résistent mieux au temps et à l’espace alors que les paroles, même mielleuses, peuvent disparaitre prématurément.

Il ne revient donc à l’esprit de personne de douter de l’importance de l’art de bien communiquer sur les réalités et les spécificités de la culture du Mali et les traductions de leurs fondements en actes concrets et de progrès. L’année 2025 va ouvrir une porte sur des échanges fructueux, enrichissants, susceptibles de faciliter la compréhension et la maitrise, à grande échelle, de la notion de culture dans toute son essence. Facteur mobilisateur, placement sûr parce que s’adressant au citoyen, capital le plus précieux, la culture est l’ensemble des usages, manifestations artistiques, religieuses et intellectuelles qui définissent et distinguent un groupement humain.

Elle porte sur des convictions partagées, des manières de voir et de faire qui orientent, plus ou moins consciemment, le comportement, le mode de pensée des individus. En raison de l’acuité des problèmes quotidiens, elle peut aussi être un tremplin, celui de permettre à des hommes et des femmes d’afficher des ambitions, de rêver à des lendemains heureux, prometteurs, d’étaler le culte de la personnalité, du prestige, pour impulser des desseins inavoués, des prouesses imaginaires ou non, le but visé étant d’accélérer leur ascension sociale. Tout cela est possible dans l’appropriation de valeurs éthiques, morales relevant du passé mais qui continuent encore à séduire un certain public, fragilisé, vulnérable du fait de la conjoncture difficile qui prévaut.

Aussi, il convient de relever, dans l’objectivité et la clairvoyance, les défis du volet culturel, de réveiller les consciences dans un élan de sursaut général, tout en se remettant en cause, au besoin, du fait de la mouvance des situations, des aléas d’un environnement éprouvant. Cela requiert une nouvelle approche positive, une vision pratique des choses sans occulter toute opportunité de conciliation harmonieuse du couple tradition / modernité sur l’essentiel.

La construction de l’avenir ne peut intervenir dans la méconnaissance du passé. On peut partager des valeurs, des talents et avoir des préoccupations divergentes quant aux conceptions et aux spécificités à même de les exprimer, de les incarner.

Par ailleurs, dans la recherche de solutions durables, quelques aspects sensibles méritent un traitement adéquat avec en toile de fond des analyses approfondies et soutenues. Il s’agit de : la diversité des langues, des us et coutumes, des musiques, de l’architecture, des particularités vestimentaires ; l’existence d’identités partagées par des groupes dont les membres constitutifs se considèrent comme différents des autres, parce que porteurs d’une autre spécificité, héritiers d’autres ancêtres réels ou mystiques ; l’existence largement inconsciente de cadres, d’espaces de pensée qui orientent les manières de regarder les êtres, les choses, d’interpréter les réussites, les échecs, la richesse et la pauvreté, la maladie et la mort, etc.

Ces préoccupations ne se révèlent dans leurs dissemblances que lorsque ceux qui en sont porteurs rentrent en contact et se rendent compte que ce qui parait aux uns une réalité établie ne rencontre nullement l’adhésion des autres. Vivement 2025, l’année de la culture au Mali, tout un symbole fort de la volonté des autorités nationales de relancer, dans l’effervescence et sous les meilleurs auspices, l’essor socio-économique de notre pays, de réduire les disparités de développement, d’éteindre les feux de la haine et de la violence , de lutter contre la pauvreté et tous les vices que cette pauvreté peut engendrer.

 

Par Chirfi Moulaye HAIDARA

Chercheur et Ecrivain

 

Rédaction Lessor

Lire aussi : Repas familial collectif à Bamako : Une tradition en péril ?

On constate que cette habitude est de plus en plus mise à mal, voire en décadence. Certains pointent du doigt plusieurs facteurs comme l’acculturation et l’individualisme.

Lire aussi : Voyages des enfants pendant les vacances scolaires : Une habitude en perte de vitesse

Globalement les enfants passaient cette période de repos chez des parents proches (oncles, tantes, grands-parents et autres) ou dans d’autres régions du pays. Aujourd’hui, on en est réduit à voir seuls ceux qui sont issus de familles nanties prendre l’avion ou le bus pour d’autres destin.

Lire aussi : Assainissement : Ouélessébougou lance une opération mensuelle de curage en prélude à la Biennale 2027

Les autorités administratives de Ouélessébougou, en collaboration avec le Service de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, ont lancé, dimanche, une vaste opération de curage et d’assainissement de la ville, dans le cadre de la prévention des inondations liées .

Lire aussi : 5e Nuit de l'UJRM : Siguéta Salimata Dembélé hisse l’Essor au sommet de la presse écrite

La journaliste Siguéta Salimata Dembélé du quotidien national l'Essor a été sacrée le vendredi 24 juillet 2026 meilleure journaliste reporter catégorie presse écrite lors de la 5e édition de la Nuit de l'UJRM, avec une moyenne de 16,40 sur 20, soit la plus haute note toutes catégories conf.

Lire aussi : Mali: Le come-back de la Biennale sportive

La Biennale sportive est ressuscitée. Ses nostalgiques revivront désormais les activités de cette compétition nationale. Sa dernière édition s'était tenue en 1983 à Sikasso. Cette décision de relance initiée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l'Instruction civique et .

Lire aussi : Campagne nationale de reboisement : La 32ᵉ édition lancée sous le signe de la jeunesse

Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé, ce samedi 25 juillet 2026, au lancement officiel de la 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement. Placée sous le thème : « La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et p.

Les articles de l'auteur

Tahoua : Lancement des activités commémoratives de la journée africaine de l’état civil et des statistiques de l’état

La devanture du Palais Royal du chef de Canton de Tahoua a servi de cadre, ce lundi 10 août 2026, au lancement des activités commémoratives de la journée africaine de l’état civil et des statistiques de l’état, sous le haut patronage du Secrétaire général adjoint du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Abdoul Kader Moussa Garba et du Gouverneur de la Région de Tahoua, Colonel-major Souleymane Amadou Moussa..

Par Rédaction Lessor


Publié mardi 11 août 2026 à 08:10

Burkina : Hausse du prix du gasoil de 75 francs CFA

Le prix du gasoil va augmenter de 75 francs CFA, passant ainsi de 675 à 750 francs CFA le litre, à compter de 0 heure..

Par Rédaction Lessor


Publié mardi 11 août 2026 à 08:08

Coopération bilatérale : Une Commission mixte pour rapprocher le Burkina Faso et le Burundi

À la suite de leur rencontre tenue en avril 2026 à Ouagadougou, les Présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye ont donné une nouvelle impulsion aux relations entre le Burkina Faso et la République du Burundi.

Par Rédaction Lessor


Publié mardi 11 août 2026 à 08:03

Escroquerie en ligne : Le rêve tourne au cauchemar pour une commerçante

Il demeure incontestable que l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a révolutionné le monde. Aucun secteur, aucun domaine de la vie n’y échappe. Et, visiblement chacun y trouve son compte. Avec le développement des réseaux sociaux, au-delà des autres aspects de la vie, le commerce en ligne a connu un essor fulgurant ces dernières années..

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 10 août 2026 à 10:00

Niger : Axe Maradi-Madaoua : Un accident de circulation fait 21 morts et 37 blessés

Un accident de circulation s’est produit, le vendredi 7 août 2026, sur l’axe Maradi-Madaoua, impliquant deux bus de transport voyageurs des compagnies SONITRAV et STM à hauteur de Doukou Doukou, à 55 Km de la Ville de Madaoua..

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 10 août 2026 à 09:14

Niger : Région de Maradi : Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage s’enquiert de la situation agricole et pastorale

Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage Elhadj Mahaman Ousmane a entamé une visite de terrain dans la Région de Maradi, ce samedi 8 août 2026, où il s’est rendu dans la Commune d’Aguié pour constater l’état d’avancement de la campagne agricole..

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 10 août 2026 à 09:12

Burkina : 18 manifestations interdites, car jugées contraires aux bonnes mœurs

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) exige des promoteurs de 18 événements culturels et récréatifs de surseoir à leurs activités..

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 10 août 2026 à 09:11

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner