Faits divers, Hamdallaye : Pour un « fond de bouteille » dans un bar…

Les deux amis fréquentaient le même débit de boisson depuis longtemps. Mais pour une histoire de reste de boisson alcoolisée l’un a tué l’autre

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Publié lundi 27 novembre 2023 à 07:50
Faits divers, Hamdallaye : Pour un « fond de bouteille » dans un bar…

Dans la nuit du 9 au 10 novembre dernier, une rixe mortelle a plongé l’un des secteurs d’Hamdallaye dans la consternation en Commune IV du District de Bamako. Pour une histoire de fond de bouteille dans un débit de boisson, deux jeunes que nous désignons par leurs initiales I. D. et K. T. en sont venus aux poings. C’est une tragédie qui s’en est suivie.


À la date ci-dessus indiquée les policiers de Bolibana Dravéla dont relève le secteur, ont été informés par un anonyme, qu’un jeune homme a été mortellement blessé dans un débit de boisson. Selon l’informateur des policiers, la victime semble avoir été tailladée par des tessons, à la suite d’une dispute banale l’ayant opposée à un des ses compagnons du débit.

Une fois qu’ils ont reçu l’information, les policiers de la brigade de recherches ont rapidement rallié l’endroit indiqué par leur informateur. Les éléments de cette unité devraient constater les faits et éventuellement ouvrir une enquête.  Arrivés sur place, les limiers n’ont pu que constater les dégâts. La victime avait été transportée d’urgence vers un centre de santé où son décès a été constaté.

Quelques heures après, au cours des enquêtes, les policiers ont été orientés vers I. D., suspecté d’être l’auteur des coups mortels.

Cet individu, un rat de bar notoire connu dans tout le secteur, est immédiatement interpellé et conduit  vers le commissariat pour y être interrogé. À la suite de son interrogatoire, il a reconnu, sans ambages, les faits. Et lorsque les Officiers de police judiciaire (OPJ) lui ont demandé de s’expliquer sur les raisons de son acte, l’ivrogne a laconiquement donné ses explications. Selon lui, tout serait parti d’une histoire de fond de bouteille. Des explications du jeune homme, il est ressorti que la victime aurait carrément refusé de lui faire laisser le peu d’alcool qui restait au fond de la bouteille. Il dit ne comprendre aucunement cette attitude de celui qui était pour lui plus qu’un ami  dans le bar. Un bar dans lequel, ils passaient le plus clair de leur temps ensemble depuis très longtemps.

 

Surprise désagréable- Ce jour-là, comme à leur habitude, ils se sont retrouvés de nouveau dan bar pour lever le coude durant plusieurs heures. À un moment donné, K. T. s’est levé pour accompagner un autre ami dehors, laissant sur sa table la bouteille avec une petite quantité de boisson au fond. Entre temps, avant son retour pour reprendre sa place et ingurgiter ce restant, il est surpris de constater, qu’il n’y avait rien dans la bouteille. Il a immédiatement  piqué une de ces colères indescriptibles. Il s’informe et apprend que c’est son inséparable compagnon qui l’avait bu sans autre forme sans se soucier de rien. Aussitôt, il fait la remarque et exprime son mécontentement face à son ami.

 Curieusement, au lieu que ce dernier se taise et essaie de calmer son vis-à-vis, sa réaction a été violente pour toute réponse. Les deux amis, tous complètement ivres sont entrés ans une vive colère et échangeaient des noms d’oiseaux oubliant tout ce qui pouvait les lier. Ce qui, estiment les connaisseurs, est fréquent dans les débits de boisson. Voyant que la tension montait d’un cran, certains buveurs, plus ou moins ivres sont intervenus pour tenter de les calmer et les ramener à la raison.

Mais plus le temps passait, plus les esprits s’échauffaient. Durant de longues minutes personne dans le bar n’est parvenu à les calmer. La confusion s’est installée. Les plus alertes ont cherché un moyen pour déguerpir le bar, au lieu d’assister à une scène horrible. Et c’est ce qui est finalement arrivé, lorsque profitant du tohubohu ambiant, I. D. a cassé une bouteille vide qui trainait sur une tablette. Il s’est armé de ce tesson pour attendre son adversaire qui criait sa colère.

 Lorsque ce dernier a tenté de s’approcher, I. D. n’a pas hésité de lui enfoncer cette arme improvisée dans le cou, devant des témoins stupéfaits. Les évènements ont tout de suite pris une autre tournure. Certains ont vidé les lieux, tandis que d’autres sont restés imperturbables devant leurs tables, comme si de rien. Dans la foulée, des secouristes improvisés ont tenté de sauver l’infortuné en le transportant vers le centre de santé le plus proche. Mais malheureusement peu de temps après, son décès  a été constaté. 

L’ami meurtrier a été interpelé par les policiers qui l’ont déféré devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako.


Tamba CAMARA

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