Gestion des affaires publiques : Le programme Musow kafasojo baroni œuvre pour la participation des femmes

L’Association vision femme Mali, en collaboration avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, et l’appui de l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD), a organisé, jeudi dernier à Muso Kunda, une remise d’attestions à 99 femmes bénéficiaires de la première phase du programme «Musow kafasojo baroni» ou échanges entre femmes pour bâtir le pays.

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Publié lundi 25 septembre 2023 à 07:26 , mis à jour vendredi 01 mars 2024 à 09:47
Gestion des affaires publiques : Le programme Musow kafasojo baroni œuvre pour la participation des femmes

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga. C’était en présence de la présidente de l’Association vison femme Mali, Mariam Keïta, de la représentante pays du NIMD, Célia d’Almeida et de nombreux invités. Le programme a débuté le 11  juin dernier pour finir un mois après, soit précisément le 11 juillet dernier.


«Musow Ka fasojo baroni» ambitionne de trouver la solution à la problématique de la participation des femmes à la gestion publique. Ainsi 99 femmes issues de plusieurs tontines de la Commune I, notamment Banconi, Doumanzana et Fadjiguila ont pris part à la formation qui a duré trois semaines. Elle a surtout porté sur les thématiques de la démocratie, de la citoyenneté active, du genre, de la gouvernance locale et des droits humains.

Mariam Keïta a rappelé qu’elle-même a reçu une formation de l’école politique démocratique néerlandaise dans notre pays. Pour elle, il est tout a fait normal de créer son association pour transmettre ses connaissances en démocratie à d’autres femmes, notamment celles qui ne sont pas instruites en vue de leur implication dans la gestion des affaires publiques. Et la patronne de l’association de dire que toutes les femmes ont leur rôle à jouer pleinement dans le développement du pays, qu’elles soient lettrées ou non. Avant de rappeler que son association est constituée de femmes de tontines.

Cette première phase du programme a regroupé toutes les tontines des trois sites susmentionnés, en sélectionnant une femme par tontine ou tomba «la femme leader ou présidente de la tontine». Pour elle, le Mali kura se fait désirer et la refondation est la dynamique des autorités de la Transition.

C’est pourquoi, elle a renforcé les capacités de ces femmes pour être des «maliden kura», c’est-à-dire de nouvelles citoyennes maliennes qui connaissent leurs droits et devoirs. Le programme compte aller à échelle et atteindre d’autres quartiers de Bamako, voire les régions et cercles.

La ministre en charge de la Promotion de la Femme a rappelé que le programme a ravivé la volonté affichée du gouvernement à encourager la pleine participation des femmes à la vie publique. Et de poursuivre que les tontines qui ont servi de cadre d’apprentissage, d’échanges citoyens et de socialisation représentent une aubaine pour les transformer en un espace de formation, en plus du rôle économique. La ministre Mariam Maïga d’inviter les femmes formées à partager leurs expériences avec d’autres en vue d’une large diffusion de l’information.


Elle a réitéré l’accompagnement de son département mais surtout sa volonté de soutenir toutes les causes de la femme. Célia D’Almeida a expliqué que c’est un privilège pour elle de voir la concrétisation de leur rêve à travers ce programme. Mais surtout qu’à cœur vaillant rien d’impossible, avant de préciser qu’au début, ce n’était pas évident de transformer les tontines de femmes à un lieu de citoyenneté. Elle a aussi rappelé que sans l’implication massive de femmes dans les affaires publiques, le développement ne saurait être possible.

La représentante des formateurs du programme, Anta Bocoum a exprimé la fierté de l’équipe de formation d’avoir partagé des connaissances acquises avec ces femmes. Quant aux bénéficiaires, elles ont témoigné de leur gratitude et promis d’être à la hauteur des attentes.

Amsatou Oumou TRAORE

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